1. En terminale STL, en 2012, que sont devenus Florise, Nicolas et compagnie ?
Témoignage

En terminale STL, en 2012, que sont devenus Florise, Nicolas et compagnie ?

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Les élèves de terminale STL du lycée Alfred-Kastler, à Talence, en 2011-2012. // © Photo fournie par les témoins
Les élèves de terminale STL du lycée Alfred-Kastler, à Talence, en 2011-2012. // © Photo fournie par les témoins

Arielle, Nicolas, Florise, Julien, Alexis et Julie ont décroché leur bac STL, option physique et optique, en 2012, au lycée Alfred-Kastler, à Talence (33). Tous ont préféré ce bac technologique à une série scientifique. Cinq ans plus tard, que sont-ils devenus ?

L’Etudiant est allé à la rencontre des élèves de terminale STL, option physique et optique, année 2011–2012, du lycée Alfred-Kastler, à Talence (33). Arielle, Nicolas, Florise, Julien, Alexis et Julie ont privilégié cette filière technologique car ils aimaient la physique-chimie et la pratique.

Aucun d’entre eux n’a suivi la voie qu’il s’était imaginée. Nicolas, plutôt attiré par l’audiovisuel, a finalement choisi l’informatique. Florine qui se voyait travailler avec les enfants, a préféré l’optique. Arielle, qui n’avait pas d’idée concrète d’orientation, a finalement choisi un métier de niche et très spécialisé, qu’elle exerce en partie à l’étranger. Quant à Julie, Alexis et Julien, tous ont rejoint une école d’ingénieurs motivé par leurs professeurs et encouragés à l’idée de pouvoir continuer un bout de parcours post-bac ensemble.

1. Florise, 23 ans, opticienne, à La Teste de Buch (33)

Terminale STL, 2011-2012, lycée Alfred-Kastler, Talence // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Travailler avec les enfants. "Lors d’un stage en crèche, je me suis rendu compte que la puériculture était plus une passion qu’un projet professionnel. J’ai multiplié les visites de salons d’orientation et découvert le métier d’opticienne. J’étais partie pour une série scientifique, j’ai finalement rejoint la section STL [sciences et technologies de laboratoire] au lycée Kastler."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Opticienne. "Après le bac, je me suis inscrite en BTS [brevet de technicien supérieur] opticien-lunetier au lycée Camille-Claudel, à Blois [41]. J’ai obtenu le diplôme en trois ans. Puis, j’ai fait une licence professionnelle métiers de l’optique, au Cesol, à Nantes [44]. J’ai suivi la formation en apprentissage chez un opticien indépendant, à Arcachon [33] d’où je suis originaire. J’ai vite trouvé un CDI [contrat à durée indéterminée]. Depuis plus d’un an, je suis opticienne à La Teste de Buch, sur un poste où commerce et technique se croisent."
Et si c’était à refaire ? "Je tenterais peut-être de décrocher mon BTS en deux ans, mais la formation était vraiment difficile."

Lire aussi : Quelles études après un bac STL ?

2. Nicolas*, 23 ans, agent logistique chez Cdiscount, à Cestas (33)

Nicolas, terminale STL, 2011-2012, lycée Alfred-Kastler, Talence // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? De l’informatique ou de l’audiovisuel. "J’étais attiré par l’audiovisuel et l’informatique. J’aimais plus la physique-chimie que les maths, d’où mon choix pour la série STL. Après le bac, j’ai tenté un BTS audiovisuel, mais je n’ai pas été pris. J’ai opté alors pour un BTS informatique et réseaux, au lycée Kastler."
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Agent logistique. "La partie physique des ordinateurs me plaisait davantage que le codage. Le diplôme en poche, j’ai fait des petits boulots, notamment en tant que technicien informatique de maintenance dans un lycée de Lormont [33]. À la fin de mon CDD [contrat à durée déterminée], j’ai rejoint une deuxième année de licence informatique à l’université Bordeaux 1. Je n’ai pas validé cette année d’études, trop axée sur la programmation. Je me suis inscrit dans une société d’intérim. Après des missions chez Cdiscount, j’ai finalement décroché un CDI, en mai dernier, en tant qu’agent logistique."
Et si c’était à refaire ? "Je ne retournerais pas à la fac !"
* Nicolas était absent le jour de la photo de classe.

3. Julien, 22 ans, ingénieur d’études, à Beaumont-Hague (50)

Julien, terminale STL, 2011-2012, lycée Alfred-Kastler, Talence // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? Des sciences. "Cela a toujours été assez flou… J’étais attiré par l’optique, la chimie ou les maths. Après une seconde générale catastrophique, j’ai choisi une série STL : cela mêlait technologie et physique, deux matières dans lesquelles j’étais bon. Un ancien du lycée est venu présenter le métier d’ingénieur, j’ai eu une révélation ! Je me suis inscrit en prépa TSI [technologie et sciences industrielles], au lycée Saint-Cricq, à Pau [64]."
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Ingénieur. "C’était difficile, je me suis retrouvé avec des notes faibles : autour de 8 sur 20 ! En passant les concours, je me suis rendu compte que j’étais moins mauvais que prévu ! J’ai passé le concours commun Polytechnique et le concours Centrale-Supélec, mais, disons que par manque d’ambition, je n’avais pas coché les “grandes écoles”. J’ai finalement intégré l’ESIX Normandie, pour l’option opérations nucléaires. J’ai fini ma formation de trois ans par un stage de six mois chez Onet Technologies, à Beaumont-Hague [50]. Aujourd’hui, je suis ingénieur d’études, en CDD, dans cette même entreprise."
Et si c’était à refaire ? "J’intégrerais l’ENSAIT Roubaix [59], école dans laquelle j’étais reçu."

Lire aussi : Le palmarès des classes prépas

4. Alexis, 24 ans, en dernière année entre Centrale Lille et l’université de Munich, en Allemagne.

Alexis, terminale STL, 2011-2012, lycée Alfred-Kastler, Talence // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? De la recherche. "J’ai toujours aimé les sciences et la recherche. Après une seconde plutôt moyenne, j’ai choisi une série STL afin de me recentrer sur la physique-chimie. Et là, je me suis révélé. Mes résultats n’ont fait que s’améliorer. Jusqu’à faire partie d’un groupe d’élèves en tête de classe, auquel notre professeur principal avait conseillé la classe prépa TSI [technologies et sciences industrielles]. Ce que j’ai fait, au lycée Saint-Cricq, à Pau [64]. Si je craignais le volume de travail et la pression, le parcours s’est bien passé. Les professeurs étaient très présents à nos côtés."
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Un double diplôme. "En deuxième année de classe prépa, j’ai passé le concours commun Polytechnique et le concours Centrale-Supélec. Reçu dans plusieurs écoles, j’ai choisi de rejoindre Centrale Paris. J’ai redoublé ma première année – trop investi dans la vie associative de l’école ! –, puis j’ai décidé de me spécialiser dans l’aéronautique et l’aérospatial. Aujourd’hui, je suis en dernière année, en double diplôme à l’université de Munich pour obtenir un diplôme d’ingénieur et un master en aérospatial."
Et si c’était à refaire ? "J’essaierais de ne pas redoubler ma ­première année à Centrale !"

5. Julie, 23 ans, en dernière année à l’ENSIP, à Poitiers (86)

Julie, terminale STL, 2011-2012, lycée Alfred-Kastler, Talence // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? De la physique appliquée. "Dès le collège, je souhaitais m’orienter vers des études scientifiques et faire de la physique appliquée, plus pour la recherche que l’enseignement. En troisième, j’ai fait un stage dans un laboratoire. L’aspect travaux pratiques m’a plu. J’ai opté pour un bac technologique. J’ai ensuite rejoint la prépa TSI du lycée Saint-Cricq, à Pau [64]. C’était ce à quoi je m’attendais : un rythme soutenu, de longues journées, mais jamais je n’ai ressenti de compétition entre nous."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Une école d’ingénieurs. "J’ai passé les concours et rejoint l’ENSIP, l’école que je voulais. En deuxième année, que j’ai redoublée, j’ai choisi de me spécialiser en éclairage acoustique et thermique. C’est aussi à ce niveau que j’ai fait un stage chez Bouygues Énergies et Services à Saint-Loubès [33]. J’ai adoré, et ils ont accepté de me prendre en contrat professionnel, en tant que conductrice de travaux et chargée d’affaires. Actuellement, je suis en troisième année. Au premier semestre, je passe une semaine par mois en entreprise, avant d’y être tout le temps au second !"
Et si c’était à refaire ? "Je ne changerais rien. Mon bac STL m’a beaucoup appris."

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6. Arielle, 25 ans, technicienne laser, aux Ulis (91)

Arielle, terminale STL, 2011-2012, lycée Alfred-Kastler, Talence // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Je n’avais aucune idée. "Ce sont mes bonnes notes en physique qui m’ont encouragée à poursuivre en série STL et à choisir un BTS techniques physiques pour l’industrie et le laboratoire, toujours au lycée Kastler. En fin de deuxième année, j’ai fait un stage au CELIA, un laboratoire de recherche rattaché au CNRS [Centre national de la recherche scientifique] à Talence. Plutôt forte en optique, je voulais faire autre chose que des lunettes. Ce stage a éveillé ma curiosité et j’ai continué en licence professionnelle maintenance des lasers au PYLA, un centre de formation de l’université Bordeaux 1."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Technicienne lasériste. "J’ai suivi cette formation en alternance chez Amplitude Technologies, à Lisses [91], ce qui a confirmé mon envie de devenir technicienne laser. Diplômée, j’ai cherché un travail et été embauchée chez Quantel aux Ulis. Depuis deux ans, je travaille sur des lasers Nd:YAG ou à colorant, que j’installe et fait tester aux clients. C’est pourquoi je voyage beaucoup."
Et si c’était à refaire ? "Je ne changerais rien. J’ai acquis une vraie expertise."