Cinq raisons de choisir la voie techno au lycée

Par Marine Richard, publié le 31 Mars 2021
6 min

Souvent déconsidérée, la voie technologique s’adresse pourtant à des jeunes motivés par les études supérieures. Pour ne pas vous y orienter par défaut, l’Etudiant vous donne cinq bonnes raisons d'opter pour cette filière.

Comme les presque 156.000 candidats à la session 2019 du bac techno, soit 21% de l'ensemble des candidats, l'une des huit séries de la voie technologique* proposée au lycée peut vous convenir si vous vous reconnaissez dans les affirmations suivantes :

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1. Je veux poursuivre des études supérieures

La voie technologique n’a pas vocation à vous intégrer rapidement sur le marché du travail. "Un élève qui souhaite passer par la voie technologique doit se projeter sur 5 ans minimum. La finalité de cette voie est de l'accompagner vers l’enseignement supérieur", assure Rolande Labzae professeur de STMG au lycée Toulouse Lautrec de Vaucresson (92).

"Un jeune ne trouvera pas d’emploi juste avec un bac techno", confirme Frédéric Saulnier, directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques, conseiller technique du proviseur, au lycée Gaspard Monge – La Chauvinière, à Nantes (44). La plupart des élèves de voie technologique se dirigent vers un BTS ou un BUT (ex-DUT) à la fin du lycée ou encore vers une prépa ECT, ouverte aux bacheliers de STMG.

"On a aussi des élèves qui vont dans de grandes écoles et souvent les jeunes en voie technologique n’osent pas y penser", déplore Rolande Labzae. "On a même eu un ancien élève de STI2D qui a intégré Polytechnique après une prépa TSI, ce qui est plutôt rare, mais ça existe", ajoute Frédéric Saulnier.

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2. Je préfère les enseignements pratiques…

Si vous préférez la pratique à la théorie, cette voie est faite pour vous. "Nous avons un laboratoire avec des machines comme des imprimantes 3D par exemple. On construit des robots, des maquettes numériques, en STI2D par exemple", énumère Frédéric Saulnier. Les logiques d’apprentissage sont inversées par rapport à la voie générale : on part de la manipulation pour remonter et parvenir à l’équation au lieu de raisonner à partir des équations. "Mais ne vous dites pas : c’est du concret, donc ça va être plus facile. Ce n’est pas parce que vous n'êtes pas fait pour la voie générale que vous réussirez en filière technologique", alerte Rolande Labzae.

3. … mais avec des devoirs à faire chez soi

Certes, les ateliers pratiques occupent une place prépondérante en voie techno, mais cela ne signifie pas pour autant que vous n’aurez plus de travail à faire à la maison. Il vous faudra donc faire preuve d’une certaine autonomie. "Les sections technologiques ne demandent pas un travail à la maison aussi soutenu que les voies générales. Cependant, il faut de la régularité : 1h30 à 2h tous les soirs de la semaine et une demi-journée le week-end pour faire un point en relisant ses cours, en faisant des exercices d'application et en travaillant sur ses projets à l’aide de logiciels", planifie Frédéric Saulnier.

"Il est important de refaire le TD ou le devoir que l’on a déjà fait lorsque l’on a eu une correction détaillée afin de parvenir à réussir les exercices que l’on avait ratés", ajoute Jean-François Armangaud, professeur de technologie en STI2D au lycée Chaptal à Paris (75).

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4. J’aime travailler sur ordinateur

En plus d’aimer le concret, il vous faudra apprécier l’informatique. "Les élèves passent presque les deux tiers de leur temps sur ordinateur. La part de simulation est très importante", explique Jean-François Armangaud. Rolande Labzae confirme : "L’intitulé même de la section (Sciences et technologies), le précise. On utilise les outils numériques en continu, à tous les cours. L'outil de travail des élèves n’est plus le cartable mais l’ordinateur".

En STI2D, vous pourrez, par exemple, être amenés à "améliorer un dispositif mécanique en créant une pièce ou un élément du mécanisme via le logiciel SolidWorks et l’imprimer en 3D", décrit Frédéric Saunier ; en STMG, vous utiliserez le logiciel Qalitel pour "reconstruire l’ensemble d’un processus de recrutement en déterminant les acteurs qui interviennent en interne ou en externe", cite Rolande Labzae. L'utilisation des tableurs Excel est fréquente également, par exemple pour construire une courbe représentant l’évolution du chiffre d’affaires d’une entreprise.

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5. J’ai besoin d’un parcours plus personnalisé

Avec 24 élèves en moyenne par classe (contre 36 en filière générale), les effectifs moins importants en voie technologique permettent "de proposer plus de travaux pratiques en demi-groupes et offrent des conditions de travail idéales", assure Jean-François Armangaud. Vous serez donc plus entourés en filière technologique qu’en filière générale.

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* Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable (STI2D), Sciences et technologies du design et des arts appliqués (STD2A), Sciences et technologies de la santé et du social (ST2S), Sciences et technologies du management et de la gestion (STMG), Sciences et technologies de l'hôtellerie et de la restauration (STHR), Sciences et technologies de laboratoire (STL), Sciences et techniques du théâtre, de la musique et de la danse (S2TMD), Sciences et technologies de l'agronomie et du vivant (STAV, accessible dans les lycées agricoles).

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