Raphaëlle à Auckland : "Pas d'amphis bondés, mais des petits groupes d'étudiants"

Par Jean-Marc Engelhard, publié le 25 Mai 2018
7 min

Étudiante en master de droit à Lyon 3, Raphaëlle a débarqué à Auckland il y a près d’un an. Elle y bénéficie d’un enseignement de haut niveau, profitant de l’ambiance conviviale du campus et de la beauté des paysages néo-zélandais.

Elle a pris l’habitude de passer ses appels sur Messenger soit tôt le matin, soit tard le soir. Pas d’autres possibilités pour rester en contact avec ses proches en France, lorsque l’on est à l’autre bout du monde… Arrivée en juillet 2017, Raphaëlle, en master de droit des affaires à l’université Lyon 3, a posé ses valises à Auckland pour un an. À l’origine, pourtant, ce n’était pas son premier choix.

Un enseignement en droit de renom

"J’avais demandé Wellington, car j’y ai de la famille", raconte-t-elle. Et elle a été acceptée à l’université d’Auckland. Elle n’a pas de regrets, car les cours sont de qualité. "L’enseignant en droit fiscal est une référence mondiale et l’un de mes professeurs vient d’Oxford !", s’enthousiasme l’étudiante de 24 ans qui goûte une autre manière d’appréhender les études.

Lire aussi

Pas d’amphis bondés mais des petits groupes de 50 à 60 étudiants et une proximité étonnante avec les enseignants. "Déjà, il n’y a pas d’estrade, et donc pas de barrière symbolique, explique-t-elle. Plus surprenant, on appelle les enseignants par leur prénom ! Il arrive même que nous déjeunions ou prenions un café ensemble. Idéal lorsque nous avons besoin d’éclaircissements sur une notion vue en cours…"

Une ambiance décontractée qui reflète bien le caractère des Néo-Zélandais. "Ils sont très accueillants. Toujours un sourire et un 'How are you ?' dans les commerces, après seulement quelques visites", assure Raphaëlle, qui a mis un peu de temps à s’habituer au "hug" qui, ici, remplace la bise.

Auckland ressemble à une métropole américaine. Raphaëlle trouve le centre-ville bien moins attractif que le campus universitaire, où elle fait de nombreuses activités.
Auckland ressemble à une métropole américaine. Raphaëlle trouve le centre-ville bien moins attractif que le campus universitaire, où elle fait de nombreuses activités. // © Duncan Innes pour l'Etudiant

Des logements disponibles…

À son arrivée, Raphaëlle n’a pas eu à chercher un toit. "L’université m’avait fourni une liste de logements disponibles. J’ai trouvé une colocation dans une résidence pour un loyer de 478 NZD (dollars néo-zélandais) par quinzaine, soit 560 € par mois, correspondant à peu près au montant de mes trois bourses : celles du CROUS (centre régional des œuvres universitaires et scolaires), de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de l’Aide à la mobilité internationale de l’université. Il y a des célibataires mais aussi des doctorants qui habitent là avec conjoints et enfants, l’ambiance est agréable. En prime, c’est seulement à dix minutes à pied de la fac."

Un campus très animé

"Le centre-ville d’Auckland n’a pas beaucoup de charme, juge-t-elle. De larges avenues, des buildings, c’est assez semblable à une métropole américaine." Le campus est bien plus attrayant : on y trouve des restos, des bars, une supérette, une pharmacie… Pas besoin d’aller plus loin, d’autant qu’il s’y passe toujours quelque chose. "Il y a des animations régulières et la présence de clubs permet de faire toutes sortes d’activités ! Je me suis inscrite aux clubs canoë et escalade. J’y ai rencontré de nouveaux amis", remarque Raphaëlle. Là, elle croise des étudiants de toutes nationalités. Des "Kiwis", autrement dit des locaux, mais également des Indiens, des Asiatiques, des Sud-Américains… et pas mal de Français aussi.

Road trip sur l’île du Sud

Lors des grandes vacances de fin novembre à fin janvier, Raphaëlle a délaissé le campus et l’île du Nord [où se situe Auckland], pour un road trip d’un mois sur l’île du Sud, qui représente la plus grande partie du territoire du pays. Un périple dont elle parle avec des étoiles plein les yeux.

Lire aussi

"J’ai vu des glaciers, des manchots, des otaries, fait du kayak dans un fjord… j’ai rencontré des gens, en particulier des backpackers, ces jeunes qui ont un visa vacances-travail, alternant tourisme et petits boulots…", relate-t-elle. Un voyage à petit prix, car les vols intérieurs, l’essence ou la location de voiture sont bien moins coûteux qu’en France.

"Si l’on veut éviter la junk food, la nourriture est chère. Une pizza coûte le même prix qu’un brocoli ! En effet, la plupart des produits frais sont importés…", constate Raphaëlle qui, avant son retour en France, compte bien s’offrir un séjour chez le grand voisin australien.

Articles les plus lus

Contenus supplémentaires

A la Une Master, mastère, MBA

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !