Études de cinéma : derrière les paillettes, à chacun sa vocation

Par Lola Fourmy, publié le 17 Novembre 2021
5 min

C’est un secteur qui fait rêver et attire chaque année des centaines d’étudiants. Malgré une grande concurrence, le cinéma offre de nombreuses opportunités, au-delà même de la réalisation. Petit aperçu avec Adèle, Julien, Maxime et Zoé.

Il existe peut-être autant de métiers dans le cinéma que de films qui sortent chaque année… C'est dire à quel point l'univers est vaste et que "vouloir travailler dans le cinéma" reste finalement assez équivoque.

Après le bac, différentes formations, privées ou publiques, spécialisées ou généralistes, s’offrent à vous. Tout dépend des études que vous souhaitez mener, et éventuellement, de la voie professionnelle qui vous intéresse peut-être déjà.

Les études de cinéma, entre théorie et pratique

Pour travailler dans le cinéma, il n'y a pas que les grandes écoles qui comptent, l'université peut être la clé. Vous pouvez opter pour une licence dédiée au cinéma, comme l’a fait Julien, 24 ans, en licence arts du spectacle spécialisation cinéma à l’université de Nanterre (92). "Depuis mon stage de troisième dans un studio, je n’ai jamais changé d’objectif. Je me plais dans cette licence mais cela manque un peu de pratique."

La licence convient donc davantage à ceux qui veulent acquérir une solide culture d’histoire du cinéma. Mais aussi à ceux qui veulent dédier leur temps à la pratique personnelle. "J’aimerais travailler dans l’écriture de scénario, être critique de cinéma ou journaliste spécialisé. Mais mon rêve ultime, ce serait de faire découvrir le cinéma à des jeunes en étant programmateur", s’enthousiasme Julien.

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L’envers du décor : des spécialités à ne pas négliger

D’autres métiers peuvent aussi s’envisager dans le domaine du cinéma. À 24 ans, Maxime est étudiant en BTS Métiers de l'audiovisuel à l’ISPRA de Toulouse (31) où il a choisi l’option son. "On a des cours très variés, à la fois de physique, de culture audiovisuelle ou encore d’économie du cinéma, explique l’étudiant. Dans ma spécialité, on nous apprend à adapter le son à une image. Par exemple, on va avoir une vidéo de robot et devoir créer l’univers sonore en fonction de certaines contraintes". Au cours de ses études, Maxime, d’abord attiré par la production musicale, a su faire évoluer ses envies. "Avec un film, on est toujours subjugué par rapport à une image, mais pour moi, être sondier permet de sublimer l’image", affirme-t-il.

Autre discipline moins connue dans le cinéma et pourtant primordiale pour un film : le métier de décoratrice. Zoé, 24 ans, originaire de Lyon débute sa spécialisation à la Fémis (Paris). "J’aime le fait que ce soit essentiel au film. C’est aussi un challenge car, si c’est bien fait ça ne se remarque pas ! Le fait de recréer des espaces, de se documenter sur une époque pour être au plus près et en accord avec les personnages, c’est assez génial", raconte la jeune femme.

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Multiplier les tournages pour trouver sa voie

En spécialité réalisation à la Fémis, Adèle, 27 ans, a suivi une licence puis un mastère spécialisé dans le cinéma avant d’accéder à l’école parisienne. Pour elle, le cursus ne fait pas tout. "C’est une question de maturité, d’expérience. Il faut faire le plus de tournages possibles, s’essayer à tous les postes pour les découvrir."

"Certains se focalisent sur la réalisation alors que les métiers de script ou d’assistant de mise en scène peuvent être passionnants. Essayez de participer à des tournages étudiants, même en tant que régisseur parce que se retrouver sur des plateaux de tournage, c’est déjà très formateur", conclut l’étudiante. Toutes les opportunités sont donc bonnes à prendre, à la fois pour comprendre l'univers du cinéma, choisir votre voie et surtout, commencer à vous faire un réseau…car en dehors de vos études, c'est aussi comme cela que l'industrie du cinéma fonctionne !

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