1. Photographie : quelles formations pour quels débouchés ?
Décryptage

Photographie : quelles formations pour quels débouchés ?

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Photo de mariage, de mode ou de sport... Le futur photographe doit savoir tout faire. // © iStock/Katarzyna Bialasiewicz
Photo de mariage, de mode ou de sport... Le futur photographe doit savoir tout faire. // © iStock/Katarzyna Bialasiewicz

Le métier de photographe demande un sens esthétique certain et un sérieux bagage technique. Une formation est conseillée pour s’insérer dans le milieu qui ne manque pas de débouchés.

Journalistes, publicitaires, photographes de mode ou de mariage, artistes, vidéastes… Les photographes n’exercent pas tous dans le même domaine. Le futur professionnel doit d’abord se demander quelle voie l’intéresse. Ensuite, il acquerra la technique pendant ses études.

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En studio et sur le terrain

Quel que soit son secteur d’activité, il doit savoir tout faire. Le journaliste pour une agence de presse peut aussi bien couvrir la Coupe du monde de football que la rentrée scolaire. À son compte, le photographe indépendant pourra réaliser des portraits pour des particuliers ou faire des prises de vue pour le catalogue d’un hypermarché.

S’il est salarié pour un labo, il aura pour mission d’éditer, de traiter et de développer les tirages. Il travaillera ses images sur ordinateur, à l’aide de logiciels spécifiques. S’il est possible de devenir photographe sans diplôme particulier, une formation est conseillée pour apprendre la technique et s’insérer dans le milieu.

Après le bac (de préférence S, mais il existe aussi un bac pro photographie), le BTS (brevet de technicien supérieur) photographie se prépare dans une dizaine d’établissements, dont trois lycées publics : Auguste-Renoir à Paris, Jean-Rostand à Roubaix (59) et André-Malraux à Biarritz (64). Au programme des deux années d’études : apprentissage de la prise de vue et des techniques de laboratoire ; cours de commerce, de droit, de technologie et de gestion.

L’ENSP (École nationale supérieure de la photographie), à Arles (13), et l’ENS Louis-Lumière, à Saint-Denis (93), les deux grandes écoles du secteur, proposent un diplôme conférant le grade de master. Elles recrutent sur concours à bac+2, et pour trois ans, plutôt des élèves issus de cursus artistiques à Arles et des profils scientifiques à Louis-Lumière.

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Au sein des écoles supérieures d'art

L’ENSAD (École nationale supérieure des arts décoratifs) à Paris, comme un certain nombre d’ESA (écoles supérieures d’art), dispose d’une section dédiée à la photographie. Elle alterne cours d’histoire de la vidéo et de la photo, workshops et rencontres
professionnelles.

L’école de l’image Gobelins, qui dépend de la chambre de commerce de Paris, dispense, elle, un bachelor photographie et vidéo en trois ans (titre de niveau II), accessible après un bac général, technologique ou professionnel. La sélection se fait sur concours, avec épreuves écrites et orales (présentation d’un book photo).

L’université Paris 8 Vincennes Saint-Denis dispose d’un parcours photographie au sein de la licence et du master arts plastiques. Au programme : histoire et esthétique de la photo, formation aux outils techniques… L’admission en troisième année de licence est sélective ; cette section, très prisée, n’offre qu’une trentaine de places par an.

Il existe aussi de nombreuses écoles de photographie privées. Citons par exemple Spéos (Photographic Institute), à Paris, qui propose un diplôme certifié de niveau I (bac+5).

Métier
Photographe de presse, de publicité, de mode, d’art… les domaines d’exercice du photographe sont divers. Partout, à la maîtrise de l’image s’ajoute celle de l’informatique et des outils du numérique.