Simon, chanteur et musicien : "On s’amuse beaucoup sur scène"

Par Pauline Bluteau, publié le 21 Juin 2021
6 min

La fête de la musique est de retour ce lundi 21 juin. Une bonne nouvelle pour les artistes comme Simon, fondateur du groupe Par.sek et lauréat du concours étudiant Pulsations, organisé par les Crous. Un prix qui s’est avéré être un véritable tremplin et ce, malgré l’arrivée de la crise sanitaire.

"Je suis désolé, je me suis embarqué dans un truc, je n’ai pas vu l’heure passer…" À 25 ans, Simon a tout d’un "artiste". Se décrivant lui-même comme "tête en l’air", le musicien finit par décrocher son téléphone, l’interview peut commencer. L’aventure débute il y a seulement quatre ans, en 2017. Encore étudiant, Simon fonde le groupe Par.sek, vite rejoint par Marion, elle aussi étudiante en licence de sciences et musicologie. "Et puis Coco est arrivé !" Avec Corentin aux percussions donc, Marion à la basse et Simon au chant et au synthé, le groupe est au complet.

Deux ans plus tard, ils présentent quelques-uns de leurs titres au concours Musique de R.U (désormais appelé Pulsations). Un concours destiné aux étudiants et organisé chaque année par les Crous depuis 2007. C’est finalement cette participation qui va leur permettre de commencer à vivre de leur musique.

Du violon à la musique expérimentale

"On a beaucoup réfléchi au rythme : il y a à la fois de la pop, du punk et de l’electronica", estime Simon. Un univers qui parait bien loin du style de musique qu’il pratiquait plus jeune. "J’ai fait 13 ans de violon et plus tard, de la batterie aussi, relate le musicien. Et puis j’ai eu l’occasion de partir en échange à l’université de Montréal pendant mes études, j’ai découvert la musique électronique et expérimentale. Donc finalement, je m’y suis mis assez tard." Aujourd’hui, le groupe oscille toujours entre musique savante (classique) et musique expérimentale. "On essaie de trouver un équilibre entre les deux, former un point de rencontre pour notre public, souvent adepte de l’un ou de l’autre."

Derrière son air décontracté, Simon s’avère surtout être un passionné. Il l’affirme, il a toujours voulu être musicien. "Mais en master [en musique et informatique musicale], je devais faire un mémoire… bon… j’avais la flemme… donc j’ai créé un album en M1 et il a été le thème de mon mémoire en M2. C’est comme ça que j’ai lancé Par.sek."

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La scène comme révélation

C’est après avoir sorti plusieurs singles que le groupe, alors sans réseau et sans moyens, décide de se lancer un défi en participant au concours du CROUS. "On a vraiment beaucoup travaillé, c’était un super projet !" En 2019, ils sont lauréats. "On a eu des sous, on était content, on a pu acheter plein de matos et surtout rencontrer des gens du FAIR (fonds d’action et d’initiative rock)." Marion, Coco et Simon découvrent alors la scène. Ils jouent la première partie du groupe Odezenne au festival Campulsations à Bordeaux (33). "C’est la plus grosse salle qu’on ait faite, c’était nouveau et ça donne envie de faire plus !"

Le groupe s’entoure d’ingénieurs du son, d’une production pour les filmer… Sur scène, ils se déchainent. "Oui, oui, on s’amuse beaucoup sur scène !", assure Simon, rêveur.

Continuer à faire de la musique après la crise sanitaire

Car depuis plusieurs mois, comme pour tous les artistes, la crise sanitaire a mis un coup d’arrêt aux projets du groupe. "Elle est vraiment arrivée au plus mauvais moment : on commençait à avoir quelques cachets, ce qui nous permettait de nous développer… Et on s’est retrouvé sans rien. Sans taf. C’était pas cool." Lors du premier confinement pourtant, Simon en profite. "On ne culpabilisait pas de ne rien faire, alors on composait, on enregistrait…" Le deuxième confinement à partir d’octobre 2020 a quant à lui été plus difficile à vivre. "À l’automne, tout a repris…sauf la musique. C’était la déprime !", raconte le jeune homme. Impossible pour les membres du groupe de vivre de leur musique pendant cette période. Simon occupe alors un poste de brancardier, 30 heures par semaine. "Je viens tout juste de démissionner, comme ça je peux me consacrer à la musique", affirme-t-il, soulagé.

Depuis, les projets reviennent petit à petit. "Ça nous fait plaisir !" Au programme, plusieurs concerts déjà calés pour cet été dont un au festival international de musique universitaire (FIMU) le 9 septembre à Belfort. Même s’il le précise avec un air détaché, Simon a d’autres annonces "plutôt cool" : d’ici septembre, Par.sek devrait signer avec un label et prévoit de sortir un album en début d’année prochaine. "D'ailleurs, encore aujourd'hui, le FAIR nous accompagne et nous soutient sur ce qui se prépare." En attendant, Simon, Marion et Coco célèbreront aussi la fête de la musique à Clermont-Ferrand (63). "On est content, c’est la fête !"

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