Réussir sa rentrée en IEP

Par Agnès Millet, publié le 06 Septembre 2021
5 min

Vous avez réussi les concours d'entrée dans l'un des dix instituts d'études politiques et vous vous apprêtez à faire votre rentrée. On vous donne toutes les clefs pour réussir vos études.

Après un concours sélectif, vous faites partie des heureux élus qui ont réussi le concours d'entrée dans l'un des IEP (instituts d'études politiques) où vous ferez vos armes d’étudiant. Mais à la rentrée, dans l’amphi de présentation, il y a de quoi être étourdi. Au milieu de deux cent camarades qui ont tous l’air plus brillants les uns que les autres, vous regrettez presque vos années lycée.

Un sentiment bien normal mais vous avez décroché votre place, vous avez donc le niveau ! Reste à mettre à profit ces premiers jours de rentrée pour mettre toutes les chances de votre côté.

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Maitriser la méthodologie, spécificité de Sciences po

"Hâte-toi lentement", dit le proverbe latin. Vous pouvez en faire votre devise (et le glisser dans vos compos). Vous suivrez d’abord des cours magistraux dans les disciplines phares – que vous découvrirez pour certaines – comme les sciences politiques, le droit, l'économie et l'histoire.

C’est le moment d’appliquer les conseils académiques dispensés les premiers jours. Le premier : soyez assidus aux cours ! La rentrée se passe en présentiel et vous savez, mieux que personne, que c’est une chance précieuse. Soyez attentif, sans vous disperser et prenez des notes "réfléchies"– et non pas en mode automatique – cela sera utile pour la suite.

Viendront ensuite les cours en petits groupes, appelés "conférences de méthode" dans les IEP. À Strasbourg (67), ils débutent en octobre. Face à un emploi du temps plus rempli, "c’est parfois là que les difficultés commencent", observe Emmanuel Droit, directeur adjoint délégué aux études du premier cycle.

Vous serez initié à de nouveaux exercices, comme le commentaire d’arrêt, en droit. "La spécificité des IEP est la pluridisciplinarité. La maitrise de la méthodologie est un enjeu central", explique Emmanuel Droit. Il faut apprendre à passer d’une logique juridique à une logique économique.

Pas de panique ! Vos enseignants vous expliqueront tout. "Les élèves de Sciences po sont de bons élèves, mais ils sont jeunes et parfois inquiets. Nous les rassurons et leur conseillons de ne pas être obnubilés par les notes", rappelle Céline Braconnier, directrice de l’IEP de Saint-Germain-en-Laye (78).

Organiser son travail et être assidu

En IEP, la réussite repose en grande partie sur un travail constant. Le mieux est de s’y mettre au plus tôt, sereinement et de revoir régulièrement ses cours. Mais aussi de lire souvent la presse et d’alimenter sa réflexion par la lecture, le cinéma, les expositions, la musique…

Autre clef : l’organisation du travail. "Les élèves doivent gérer des chronologies différentes selon les cours, les évaluations, les exercices à rendre", rappelle Céline Thiriot, directrice des études de premier cycle à l’IEP de Bordeaux (33).

L’erreur courante, sous l’effet du stress est de caler tous vos exposés en fin de semestre. Vous serez saturé au moment où vous serez le plus fatigué. Étalez la charge de travail.

Devenir autonome, mais avec des filets

Le passage du secondaire au supérieur n’est jamais simple. On vous demande désormais de travailler de façon autonome. À Strasbourg, les élèves ont près de vingt-cinq heures de cours et autant de travail personnel par semaine. Vos ainés sont là pour vous aider.

La plupart des IEP proposent du tutorat ou du mentorat, encadré par des "deuxième année". Par leur expérience, ils vous feront gagner un temps précieux dans certaines matières et en méthodo.

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Reprendre le contact sur les campus

Une rentrée réussie, c’est celle où l’on rencontre ses camarades ! Après dix-huit mois de crise sanitaire, c’est presque un miracle. Si vous êtes un peu timide, les activités de rentrée vous mettront le pied à l’étrier.

En participant, par exemple, à la fresque du climat, vous échangerez en petits groupes sur des thèmes environnementaux et sociaux. Et les discussions s’animent après les conférences de sensibilisation à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, mises en place cette année, dans les IEP. "Les étudiants – filles et garçons – sont très demandeurs d’informations et d’échanges sur le sujet", explique Céline Braconnier.

Et c’est surtout le moment de faire votre choix parmi les nombreuses associations culturelles, sportives, humanitaires… Au-delà des rencontres, vos activités extrascolaires vous apporteront maturité et compétences.

Si, malgré cela, le cap s’avère difficile à franchir et que vous rencontrez des difficultés académiques mais aussi plus personnelles, n’hésitez pas à solliciter les équipes pédagogiques ou médicales.

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