En PASS et L.AS, les avantages du tutorat et de la prépa privée

Par Séverine Maestri, publié le 05 Octobre 2020
6 min

Tutorat ou prépa privée ? Si les deux dispositifs ont pour but d’aider les étudiants en santé à passer haut la main le cap de la première année et offrent globalement les mêmes services, il existe quelques différences qui pourraient vous décider pour l’un, pour l’autre ou… pour les deux !

Le concours à la fin de la première année des études de santé a été supprimé mais la sélection reste une réalité et le classement en fin d’année permet d’être accepté (ou pas) dans la filière de son choix. D’où l’intérêt de bénéficier d’une bonne préparation. Louise Landry, en 2e année de pharmacie à Besançon (25), a cumulé la prépa et le tutorat lors de son entrée en ex-PACES. Elle est aujourd’hui tutrice dans son université. Floriane Borloz, en 1ère année de PASS à Paris (75), a choisi le tutorat. Toutes les deux nous parlent de leur expérience.

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Pré-rentrée : léger avantage pour la prépa ?

Souvent, la pré-rentrée en prépa commence tôt au mois d’août, quelques semaines avant celle du tutorat. Une bonne manière d’acquérir le plus tôt possible quelques bases sur les cours les plus importants et de se donner un rythme de travail. Le tutorat universitaire débute quant à lui fin août, début septembre.

Cours, colles, entraînements, classements : balle au centre !

Difficile d’interagir avec les professeurs lors des cours magistraux à la fac lorsque l’effectif avoisine les 1.000 étudiants. En prépa, le système est proche de celui du lycée, avec des classes de 20 à 30 élèves. Pour les plus timides, cette proximité peut être encourageante pour poser des questions ou se faire des amis.

Louise précise qu’en prépa comme en tutorat, les cours sont très à jour mais qu’en prépa, "les entraînements respectent les vrais temps du concours, tandis qu’en tutorat ils sont plus courts".

Attention par ailleurs aux classements en prépa privée, qui ne sont pas représentatifs car l’échantillon étudiant est restreint. Mais cela donne néanmoins une idée de son niveau et permet de rester motivé. En revanche, en tutorat, le classement est proche de la réalité car l’échantillon prend en compte tous les étudiants.

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Convivialité : un partout !

"Les tuteurs sont gentils, ils expliquent bien et je me dis que des tuteurs bénévoles sont forcément motivés", explique Floriane, étudiante en PASS. Même constat pour Louise, qui avoue apprécier le véritable esprit de camaraderie du tutorat : "Nos tuteurs ont concrètement vécu cette première année. Ils ont, comme nous, 'sacrifié' un an de leur vie et savent comment nous parler."

Un système de parrainage permet également, dans certaines universités, d’être épaulé par un étudiant en année supérieure pour, par exemple, trouver du réconfort lors des périodes de démotivation. Cela va au-delà du tutorat, les parrains et marraines n’accompagnent pas sur les résultats, c’est davantage du soutien psychologique, ils aident leurs "fillots" et "fillotes" à établir des plannings de travail, à s’organiser, ils les encouragent.

Les prépas ne sont pas en reste et proposent également un encadrement avec toute une équipe de professeurs et de tuteurs à l’écoute et bienveillants, mais pour certains jeunes il est plus facile en tutorat de s’épancher avec des pairs du même âge et de parler "d’égal à égal".

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Le prix : tutorat et prépa ne jouent pas sur le même terrain !

Si une année de tutorat coûte environ 10 à 12 euros à Paris (moitié prix pour les étudiants boursiers) et entre 11 et 16 euros en région, elle est le plus souvent gratuite. La raison ? Les tutorats dépendent des universités qui sont publiques. À l’inverse, les prépas sont des organismes privés et les prix peuvent s’envoler.

L'Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), indique qu’une prépa PASS à Paris s’élève à la rentrée 2020 à plus de 7.000 euros pour l’année (environ 5.000 euros en région) et aux alentours de 4.700 euros pour une prépa L.AS (2.700 euros en moyenne en région). C’est principalement pour cette raison que Floriane à opté pour le tutorat : "Ce que j’apprécie c’est le faible investissement financier et le fait que l’on y trouve à la fois du soutien moral et pédagogique", confie la jeune fille.

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Cumuler prépa et tutorat : une stratégie intéressante

Louise estime que "lorsque le tutorat est développé et bien rodé il est aussi efficace qu’une prépa". On peut néanmoins choisir de cumuler prépa et tutorat pour collecter un maximum d’informations grâce à deux "supports" différents, démarche toujours utile pour ne passer à côté de rien et se donner le plus de chances. Floriane, pour sa part, ne regrette pas son choix du tutorat et a même décidé de devenir tutrice l’an prochain.

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