Entre réforme des études de santé et coronavirus, comment fonctionne le tutorat en PASS et L.AS cette rentrée ?

Par Séverine Maestri, publié le 17 Septembre 2020
4 min

#Rentrée2020. Depuis début septembre, la réforme de la première année des études de santé est en place. Un démarrage qui s'effectue alors que la situation sanitaire impose de nouvelles exigences à l'ensemble des formations. Dans ce contexte, à quoi va ressembler le tutorat, si important pour l’accompagnement les étudiants qui viennent d'intégrer les filières PASS et L.AS (ex-PACES) ?

Dans les facultés de santé, l’année scolaire 2020–2021 va voir cohabiter les doublants et triplants de l’ex-PACES, avec les nouveaux étudiants du PASS et de la L.AS. Trois promotions différentes à accompagner de manière équitable. Ornella Ruimy, à Nice (06), Maxime Lamour, à Rouen (76), et Théo Tousch, à Besançon (25), des responsables de tutorat investis, ont bien voulu nous raconter cette rentrée "presque" normale.

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Emplois du temps à coordonner et nouveaux cours proposés

L’organisation du tutorat prend encore plus d’importance cette année pour guider les ex-PACES et les nouveaux étudiants de PASS et de L.AS, et a nécessité le recrutement de tuteurs supplémentaires. "Par exemple, la physiologie, enseignée auparavant au deuxième semestre de PACES est désormais dispensée au premier semestre pour les PASS. Certaines matières ont fusionné, d’autres ont été supprimées et un nouveau cours intitulé 'Santé numérique', qui comporte des cours sur l’intelligence artificielle est apparu", explique Ornella Ruimy, cheffe tutrice en charge de la communication du tutorat à l'université de Nice.

Par ailleurs, réunir le même jour les étudiants de L.AS qui suivent leur option santé à la faculté de médecine a été complexe, tous étant dispersés dans différentes universités et divers cursus (droit, physique ou autres), avec des emplois du temps non identiques.

Maxime Lamour, président du tutorat santé à la faculté de Rouen, déclare que "le redoublement n’étant plus autorisé, acquérir une bonne méthodologie dès le début d’année est primordial. Nous avons mis en place des cours dans ce sens, qui se poursuivront toute l’année". La réforme prévoit également un oral d’admissibilité en fin d’année pour les élèves n’ayant pas obtenu une moyenne suffisante pour accéder à la deuxième année. Pour Maxime, il va donc falloir "réfléchir à l’organisation d’oraux blancs".

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Une rentrée en présentiel, mais le distanciel jamais loin !

Les universités de médecine ont dû s’adapter à la situation sanitaire. Comme Maxime, Théo Tousch, tuteur santé à l'université de Besançon, se félicite d’avoir pu organiser le stage de pré-rentrée en présentiel. "Répartis dans plusieurs amphithéâtres, nous avons pu condamner un siège sur deux pour respecter la distanciation sociale entre les étudiants", explique-t-il. Impossible, en revanche, de réitérer cette formule pendant l’année compte tenu des effectifs (plus de 1.200 si on additionne les étudiants de PASS, de L.AS et de PACES). Le distanciel se substituera parfois au présentiel. À Rouen, en cas de reconfinement, Maxime prévoit même un tutorat numérique avec une plateforme sur laquelle les tuteurs déposeront les sujets de concours blancs.

S’il subsiste quelques imprécisions concernant la sélection des étudiants en fin d’année, Ornella assure que les tuteurs "restent à l’écoute des mesures gouvernementales retransmises par les doyens des universités, afin d’adapter au fil de l’année leur organisation et proposer à tous des entraînements adaptés".

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