Médecine, quelles sont les spécialités les plus demandées en 2020 ?

Par Dorothée Blancheton, publié le 25 Septembre 2020
4 min

Du 1er au 18 septembre 2020, les étudiants de 6e année de médecine devaient formuler leurs vœux concernant leur spécialité et leur ville pour leur internat. Les résultats des affectations montrent un engouement pour certaines disciplines tandis que d’autres attirent moins...

Le stress est retombé pour les étudiants en 6e année de médecine : ils viennent de connaître la ville et la spécialité dans lesquelles ils feront leur internat. Après avoir passé des ECNi (épreuves nationales classantes informatisées), perturbées en raison du Covid-19, ils ont découvert à la mi-juillet leur classement au concours. Un résultat important puisqu’il détermine leur ordre de passage pour formuler les vœux concernant leur poursuite d’études (les meilleurs étant logiquement les premiers à pouvoir le faire).

Cette procédure d’affectation, dirigée par le CNG (Centre national de gestion), s’est tenue du 1er au 18 septembre 2020. Les affectations définitives viennent d’être révélées et laissent apparaître des disparités dans le choix des spécialités et des villes.

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Des disciplines plébiscitées

8.425 étudiants (Contrats d’engagement de service public* [CESP] inclus) ont ainsi été affectés dans l’une des 44 spécialités et 28 subdivisions (villes) proposées pour leur troisième cycle d’études médicales. La major de promotion de cette édition, Marie Dupuy, a ainsi souhaité intégrer la médecine cardiovasculaire au sein de l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris).

La spécialité a la cote puisque parmi les 100 premiers du classement, 20 l’ont choisie et y ont été admis. Parmi les autres choix de spécialités prisées par ce peloton de tête, vient ensuite l’anesthésie-réanimation avec 12 affectations puis l’ophtalmologie avec 11 postes pourvus.

Sur l’ensemble des étudiants, les spécialités qui ont trouvé preneur le plus rapidement sont la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, puis la dermatologie et vénéréologie suivie de l’ophtalmologie talonnée par la médecine cardiovasculaire.

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La médecine et santé au travail séduit peu

En revanche, six spécialités n’ont pas réussi à pourvoir tous les postes proposés (151 restent vacants, dont 26 en CESP). Il s’agit de la psychiatrie avec 58 postes restés libres, suivie de la médecine et santé du travail (25), la biologie médicale (14), la santé publique (13), la médecine générale (à relativiser puisque seulement 9 postes sont vacants sur les 3.177 disponibles, hors CESP) et la gériatrie (6). Mais au prorata du nombre de postes proposés par les spécialités, c’est la médecine et santé au travail qui, comme souvent, affiche avec 80% le taux d’occupation le plus faible.

Du côté des subdivisions, sept ont fait un carton plein auprès des étudiants en 6e année de médecine et ont réussi à pourvoir tous leurs postes. C’est le cas de Strasbourg, Montpellier, Marseille, Nice, La Réunion, Toulouse, La Martinique/Pointe-à-Pitre. En bas du tableau, on trouve Caen et Brest avec 13 postes restés vacants, suivies de Poitiers (14), et Clermont-Ferrand, qui ferme la marche avec 17 postes non pourvus cette année.

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* Dispositif permettant de percevoir une allocation mensuelle pendant les études et en échange de laquelle les futurs médecins s’engagent à exercer dans une zone sous dotée (liste d’affectation réservée aux CESP)

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