PASS et L.AS : comment survivre à la première année d’études de santé ?

Par Martin Rhodes Mersiha Nezic, publié le 07 Février 2019 - Mis à jour le 28 May 2019
6 min

La première année des études de santé, désormais PASS ou L.AS depuis la fin de la PACES s’apparente à un véritable marathon ! Pour réussir, il faut s’accrocher dès le départ et tenir le rythme au fil des mois. Voici les conseils d’anciens étudiants à appliquer quotidiennement dès la rentrée et jusqu'à la fin de l'année.

Après avoir bien pesé le pour et le contre, vous vous engagez en PASS ou en L.AS (ex. PACES), tel un boxeur entrant sur le ring : déterminé à l’emporter. Si la motivation est au rendez-vous, quelques conseils simples ne peuvent pas vous faire de mal. Lisez-les attentivement, répétez-les en boucle chaque matin s’il le faut. Ils peuvent vous permettre de faire la différence au concours.

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Aux premiers cours, il faudra résister

En première année d'études de médecine, l’environnement est radicalement différent de celui du lycée, où vous étiez bien encadré, où vos professeurs ne devaient pas se partager entre plusieurs centaines d’étudiants. Attendez-vous à vous retrouver dans des amphis bondés, à l’ambiance parfois mouvementée en début d’année (merci aux redoublants…), et à suivre les cours retransmis dans des salles adjacentes sur des écrans.

Dans tous les cas, essayez de faire abstraction du désordre (en général, le calme revient dès la fin du premier mois). Et ne tardez pas à vous mettre au travail. En médecine, si on ne se met pas en route dès la rentrée, on est vite débordé.

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Motivé, il faudra rester

Cette année sera une course de fond. Il faut conserver la même motivation dès le début et jusqu'au bout. Ne vous laissez pas abattre par vos premières notes. Le premier concours, en décembre-janvier, vaut pour la moitié de la note finale, mais rien n’est perdu tant que les résultats finaux, en juin, ne sont pas tombés. Si vous redoutez d’être désorienté, tentez d’intégrer une fac à taille humaine.

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Assidu, il faudra être

Assister aux cours magistraux n’est pas une obligation… en théorie. Dans les faits, c’est primordial pour comprendre ce que dit le professeur. De plus, cela permet de glaner des informations a priori anodines, qui feront la différence le jour du concours. En revanche, n’achetez jamais les notes d’un redoublant ou d’un étudiant de deuxième année. Elles peuvent être truffées d’erreurs ou d’informations obsolètes.

Des notes, il faudra prendre

N’essayez pas de résumer le cours, recopiez-le plutôt fidèlement. Tout détail compte au concours. Évitez d’enregistrer le professeur, vous perdriez du temps à retranscrire ses propos.

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Si le rythme est trop rapide, mieux vaut travailler en binôme avec un autre étudiant. L’un peut prendre des notes, et l’autre s’occuper de retranscrire les schémas.

Régulièrement, il faudra travailler

Ne laissez pas les cours s’accu­muler sur un coin de bureau. Prenez l’habitude chaque soir de relire et de compléter les notes de la journée. Le week-end, revoyez point par point le travail de la semaine.

Des entraînements, il faudra effectuer

Seul ou à plusieurs, organisez des sessions d’entraînement au concours. Récupérez les annales des années précédentes : elles vous permettront de comprendre l’esprit des épreuves, de mieux cibler les attentes des enseignants et de vous exercer à répondre vite. De plus, certaines questions reviennent parfois deux ou trois ans plus tard…

De l'aide, il faudra demander

Si vous avez besoin d’être encadré, n’hésitez pas à recourir au tutorat organisé par des étudiants de deuxième et troisième année. "C’est vital", commente Pierre-Adrien Girard, vice-président de l’ANEMF (Association nationale des étudiants en médecine de France). "Les tuteurs, qui ont déjà réussi leur année, partagent des astuces, guident et offrent un soutien psychologique primordial." Vous pouvez également vous inscrire dans une prépa privée.

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Attention toutefois à ne pas dépasser huit heures de cours par semaine en plus de la fac : vous risqueriez de craquer. Pour garder le rythme, des stages de prérentrée ou des stages de révisions intensives sont organisés pendant les petites vacances.

Du ménagement, il faudra s'accorder

L’épanouissement personnel contribue aussi à la réussite. Alors, faites des pauses lors de vos révisions. De même, respectez votre rythme naturel : si vous êtes inefficace après 21 h, n’insistez pas. Préservez vos forces pour le len­demain. Enfin, essayez de conserver une plage de loisirs hebdomadaire d’une ou deux heures, afin de vous détendre. "La gestion mentale l’ensemble de l’année, c’est le plus dur, reprend Pierre-Adrien Girard. Il faut garder une bonne hygiène de vie : bien dormir, manger équilibré, continuer à faire du sport, s’accorder au moins une demi-journée ou un jour de repos par semaine."

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