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Décryptage

Etudes de santé : les chiffres du numerus clausus 2020-2021 à la loupe

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Pour la rentrée prochaine, le numerus clausus connaît une petite augmentation. // © PR Image Factory / Adobe Stock
Pour la rentrée prochaine, le numerus clausus connaît une petite augmentation. // © PR Image Factory / Adobe Stock

Quarante-sept médecins en plus, une dizaine de dentistes, quatre pharmaciens et six sages-femmes supplémentaires par rapport à l’année dernière. Voici le nombre de places ouvertes dans les formations médicales pour 2020-2021. Dans les facultés, la tendance est à la stabilité. Le numerus clausus, un dispositif national qui régule l’entrée en deuxième année de médecine, pharmacie, odontologie et sage-femme vient, vient de paraître au Journal officiel.

Aurez-vous plus de chances d’intégrer la filière de santé de vos rêves en 2020–2021 que l'année dernière ? Le numerus clausus connaît une très légère augmentation. Celui-ci définit le nombre d'étudiants admis en deuxième année de médecine, pharmacie, dentaire et sage-femme.

Si pour l’année universitaire 2019–2020, 14.928 places ont été ouvertes pour les quatre filières et toutes voies d’accès confondues, soit 1.405 de plus qu’en 2018, il n'y a pas d’augmentation spectaculaire à noter pour la rentrée 2020, mais une légère hausse, avec l’ouverture de 14.997 places.

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Une évolution globale "cohérente avec les capacités d'accueil"

Les étudiants en médecine sont les principaux bénéficiaires du relèvement du numerus clausus : 47 places supplémentaires leur sont accordées, pour un total qui passe à 9.361, toutes voies d’accès confondues. Une hausse non-négligeable au regard des 3.265 places ouvertes en pharmacie (+4), des 1.322 places disponibles en dentaire (+2) et des 1.039 étudiants autorisés à la rentrée d’intégrer la filière maïeutique (+6). Environ 60.000 étudiants sont répartis en PACES, première année commune aux études de santé, dans une quarantaine de facultés françaises.

Globalement, l'évolution du numerus clausus "est cohérente avec les capacités d'accueil des formations de santé qui, malgré les différentes réformes du premier et du deuxième cycle n'ont été que peu élargies", a réagi l'Association nationale des étudiants en médecine (ANEMF), sur sa page Facebook.

Médecine : 47 places en plus au total

Lyon offre 60 places en plus, Montpellier 40, Aix-Marseille 15, Tours 20, Strasbourg 3. À noter : une baisse conséquente du nombre de places pour Brest (-29) et les facultés parisiennes, Sorbonne Université, Paris VII et Paris V (-223), qui s'explique "techniquement". Des PACES adaptées y avaient en effet été ouvertes à la dernière rentrée et avaient conduit à l'établissement d'un numerus clausus aménagé pour assurer l'équité des chances. 2020 marque donc un retour à la normale.

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En pharmacie : Besançon et Nantes gagnent des places

En pharmacie, la tendance générale est à la stabilisation. Très peu de facultés connaissent un relèvement du numerus clausus, à l’instar de la Guyane (+1), des Antilles (+2), de Clermont-Ferrand (+3), de Besançon (+3) et de Nantes (+3). Les facultés parisiennes offrent 14 places en moins par rapport à l’année dernière. Brest est à –1.

Une stabilité qui ne surprend pas les organisations étudiantes. "Depuis longtemps, on demande des augmentations du numerus clausus pour que l’offre de soins soit cohérente et suffisante au sein du territoire et celles-ci se sont faites de manière progressive au fil des années, détaille Kevin Bouchenak, en charge de l'enseignement supérieur à l'Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF). Toutefois l’année prochaine devrait être une année exceptionnelle avec une potentielle augmentation importante du numerus dans le cadre de la réforme. Le processus de décision sera aussi rénové et sera directement lié à l’offre de soin du territoire en question."

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En odontologie : des chiffres stables par faculté

Pour la filière dentaire, la situation est quasi similaire par rapport à l’année dernière. Des facultés gagnent ou perdent une place, généralement. C’est le cas de Strasbourg ou de Besançon. Montpellier gagne 2 ouvertures de places, Toulouse 4. Poitiers 10. Angers en perd 3, la Sorbonne, 6.

"Chaque année, le numerus clausus est un peu augmenté mais sans moyens supplémentaires alloués aux formations. Les capacités d’accueil des facultés sont déjà dépassées, alerte Ewen Le Drast, président de l'Union nationale des étudiants en chirurgie dentaire (UNECD). Il n’est pas question de former plus pour former moins bien."

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En maïeutique : Poitiers gagne deux places, Brest en perd une

En maïeutique, les établissements de Caen, Nantes et Besançon sont dotées d’une place en plus, Poitiers, de deux. Les écoles de sages-femmes de Foch et de Saint Antoine à Paris gagnent respectivement deux et une place. Brest et Fort-de-France aux Antilles perdent une place et Sorbonne Université en compte deux de moins.

La répartition des places est équilibrée par région, selon Victoria Astezan, la présidente de l'Association nationale des étudiants sages-femmes (ANESF), qui se dit satisfaite. "Lors de ce concours, cela se joue à pas grand-chose. Alors des ouvertures de places, cela signifie que davantage d’étudiants pourront suivre les études qu’ils souhaitent."

Rappel : La PACES et le numerus clausus seront supprimés à la rentrée 2020. Les quotas d'étudiants admis en deuxième ou troisième année seront déterminés par les universités et les agences régionales de santé mais l'accès à ces filières restera toujours sélectif.