Vaccination obligatoire pour les étudiants en santé à partir du 15 septembre

Par Pauline Bluteau, publié le 06 Septembre 2021
4 min

Comme tous les soignants, à partir du 15 septembre, les étudiants en santé devront obligatoirement présenter un schéma vaccinal complet pour pouvoir effectuer leurs stages ou travailler au sein d’un établissement de santé. Une tolérance sera admise jusqu’au 15 octobre pour les primo-vaccinés.

L’obligation vaccinale pour les soignants sera bel et bien d’actualité dès le 15 septembre. Comme le précise la loi du 5 août 2021, les étudiants en santé seront également concernés, notamment dans le cadre de leurs stages à l’hôpital. À partir de la rentrée, le vaccin contre le Covid-19 devient donc le cinquième vaccin obligatoire pour les futurs soignants.

Une obligation vaccinale progressive jusqu’au 15 octobre 2021

Annoncée cet été, l’obligation vaccinale se mettra en place petit à petit jusqu’au 15 octobre prochain. Dès à présent et jusqu’au 14 septembre, tous les soignants doivent déjà présenter un pass sanitaire pour exercer (vaccination complète, test PCR, antigénique, auto-test ou preuve de rétablissement du Covid-19 de moins de six mois).

Dès le 15 septembre, les règles se durcissent : ne peuvent continuer à exercer que ceux dotés d’un schéma vaccinal complet ainsi que ceux qui ont reçu leur première dose, à condition de présenter un test négatif toutes les 72 heures. Cette mesure s’applique jusqu’au 15 octobre. Dès le lendemain, seule la présentation d’un schéma vaccinal complet sera valable. Cela signifie qu’il faut attendre sept jours après la deuxième dose pour les vaccins Moderna, Pfizer ou AstraZeneca ou 28 jours après le vaccin Janssen.

Les personnes ayant une contre-indication médicale sont exemptées mais doivent transmettre leur attestation à l’assurance maladie pour qu’elle soit prise en compte. La loi rappelle aussi que les absences pendant les heures de travail sont autorisées pour pouvoir se faire vacciner.

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Tous les étudiants en santé concernés

L’obligation vaccinale s’adresse à tous les futurs professionnels de santé. Parmi les métiers cités dans la loi : les médecins, sages-femmes, dentistes, pharmaciens, préparateurs en pharmacie, physiciens médicaux, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, ergothérapeutes, psychomotriciens, orthophonistes, orthoptistes, manipulateurs d’électroradiologie médicale, techniciens de laboratoire médical, audioprothésistes, opticiens-lunetiers, prothésistes, orthésistes, diététiciens, aides-soignants, auxiliaires de puériculture, ambulanciers, psychologues, ostéopathes, chiropracteurs, psychothérapeutes ou encore, les sapeurs-pompiers.

En somme, toutes les personnes susceptibles d’exercer en tant que bénévoles, salariés, stagiaires ou intérimaires au sein des établissements de santé, les services de médecine préventive, les établissements médico-sociaux, ceux qui accueillent des personnes âgées (Ehpad) ou en situation de handicap mais aussi les foyers-logements.

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Des étudiants "suspendus" en cas de non-respect de la vaccination

Dès le 15 octobre prochain, l'obligation vaccinale sera donc indispensable pour les stages et à terme, pour valider son diplôme. Car en cas de non-respect de la vaccination, comme pour les soignants, les étudiants pourront voir leur stage suspendu (et la rémunération qui l’accompagne). D'après l'ANEMF (Association nationale des étudiants en médecine de France), la vaccination pourrait aussi s'étendre à l'accès aux cours au sein des établissements de formation. C'est en tout cas ce qui ressort d'une réunion avec le ministère de la Santé et celui de l'Enseignement supérieur sans pour autant que cela soit à ce jour officialisé.

Actuellement, quatre vaccins sont déjà obligatoires dans le cadre des études médicales et paramédicales : l’hépatite B, la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite. Six autres restent recommandés : la rougeole, la rubéole, la varicelle, la coqueluche, la tuberculose et la grippe. Concernant la vaccination contre le Covid-19, selon le ministère de l’Enseignement supérieur, 83,4% des 18–24 ans ont déjà reçu au moins une première dose de vaccin.

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