Arts appliqués

Que vous soyez créatif dans le design, la mode, l’architecture intérieure, la publicité… vous ferez éclore vos talents en passant par une école d’arts appliqués.

Arts appliqués

Quel est le point commun entre le professionnel chargé de réaliser les affiches de publicité pour une campagne de mode, celui qui va créer le nouveau sac à damiers de la même marque et ­un troisième, responsable de la conception de l’aménagement intérieur de la prochaine boutique ? Même s’il s’agit de métiers différents, ces professionnels sont tous des créatifs formés dans des écoles d’arts appliqués. Ces établissements préparent à quatre grandes familles de métiers : la communication visuelle, le stylisme, l’architecture intérieure et le design d’objet.

Nouveau diplôme : le DNMADE

Depuis la rentrée 2018, la Manaa (Mise à niveau en arts appliqués), qui permettait aux titulaires d’un bac général d’intégrer un BTS (Brevet de Technicien Supérieur) en arts appliqués ou un DMA (Diplôme des Métiers d’Art), a été remplacée par le DNMADE (Diplôme National des Métiers d’Art et de Design)


Le DNMADE est un diplôme en trois ans conférant le grade de licence qui se substitue progressivement aux BTS en arts appliqués ainsi qu’aux DMA. La première année, obligatoire pour tous, contrairement à la Manaa, est une année d’orientation, de consolidation et d’acquisition des fondamentaux. Quatorze mentions sont proposées : Animation, Espace, Événement, Graphisme, Innovation sociale, Instrument, Livre, Matériaux, Mode, Numérique, Objet, Ornement, Patrimoine, Spectacle. Standardisé au niveau européen, le DNMADE donne la possibilité d’étudier à l’étranger. 

Après l’obtention du DNMADE, les étudiants peuvent poursuivre leurs études en intégrant un DSAA (Diplôme Supérieur des Arts Appliqués) de la même spécialité ou une école d’art.

DSAA : de bac+2 à bac+4

Après le DNMADE, il est possible de poursuivre en DSAA dans un établissement public ou privé sous contrat pendant deux ans et ainsi d’élever son niveau de qualification. Quatre mentions existent pour le DSAA Design : Espace, Graphisme, Mode et Produit. 

Le DSAA forme des concepteurs-créateurs à même de prendre des responsabilités au sein d’un bureau de création ou d’une agence. Il prépare aux métiers d’architecte d’intérieur, de webdesigner, de graphiste, de styliste de mode, d’illustrateur, etc.

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Les écoles : l’embarras du choix

Certaines écoles publiques sont très réputées et donc très sélectives comme l’École Boulle (ameublement et architecture intérieure), l’ENSAAMA Olivier-de-Serres (architecture intérieure), l’ESAA Duperré (mode), l’ESAIG Estienne (création graphique) à Paris, ou l’ESAAT (École Supérieure des Arts Appliqués et du Textile) à Roubaix.

Les Écoles Nationales Supérieures d’Art, telles l’ENSAD (École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs) et l’ENSCI-Les Ateliers (École Nationale Supérieure de Création Industrielle) préparent des diplômes à bac+4 ou bac+5. Elles sont accessibles sur concours et la sélection est rude : seuls les meilleurs dossiers sont admis parmi des centaines de candidatures.

L’ENSAD, à Paris, dispense 10 spécialisations. Après une année de formation générale, les étudiants choisissent la spécialité qu’ils développeront durant trois ans. Enfin, la dernière année est consacrée à l’approfondissement d’un domaine. Le concours est difficile : deux épreuves d’admissibilité (deux dossiers à réaliser) et trois épreuves d’admission (une épreuve d’analyse et de réflexion à partir d’une image, une épreuve de création sur table et un entretien avec un jury).

Tout aussi sélective, l’ENSCI-Les Ateliers présélectionne les candidats sur dossier (incluant notamment des travaux personnels), avant d’organiser une journée d’entretiens et d’épreuves individuelles et collectives. Au cours de leur formation, les élèves doivent mener à bien un stage de projet professionnel et ont la possibilité de passer un semestre à l’étranger.

Il existe également de nombreuses écoles privées formant au ­design (Camondo, Strate École de design, École de ­design de Nantes-Atlantique…), au graphisme (École Intuit.lab, ECV…), au stylisme (Esmod, IFM, LISAA, Studio Berçot), au modélisme (AICP ESIM) et à l’architecture intérieure (Académie Charpentier, ESAG Penninghen, ESAM Design, ESAIL…).

Les études durent entre trois et cinq ans et certaines formations ont un titre certifié inscrit au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles), qui permet de connaître le niveau de qualification des diplômés. Certaines écoles sont reconnues par l’État, comme l’École de design de Nantes-Atlantique, ESMOD, LISAA et l’ESAIL. L’École de design de Nantes-Atlantique délivre un diplôme visé par l’État et est également membre de la CGE (Conférence des Grandes Écoles).

Dans ces établissements, la première année est bien souvent une année préparatoire aux concours des écoles d’art publiques.

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Les écoles d’art du ministère de la Culture : des spécialisations

Une quarantaine d’écoles d’art relèvent du ministère de la Culture. Recrutant sur concours, elles ne proposent pas toutes des cursus en arts appliqués et assurent une formation très axée sur l’art contemporain.

Chacune a une coloration particulière. La HEAR (Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg) est réputée en illustration, l’École supérieure d’art et de design de Reims en design produit, l’École européenne supérieure de l’image Poitiers-Angoulême est connue pour son cursus en bande dessinée et l’École nationale supérieure d’art de Limoges, pour sa formation tournée vers la céramique contemporaine.

Avec des frais de scolarité re­lativement bas, ces écoles publiques ont de petites promotions et proposent un matériel suffisant.

Zoom sur : la création artistique 

La création artistique n'a pas uniquement vocation à rendre le monde plus beau : elle lui permet aussi de devenir plus intelligent, logique, interactif et inspirant. En ayant cultivé leur soif de design à l’école e-artsup, l’étudiant Anthony Fouasse et le professionnel Matthieu Colombel, président du studio Blackmeal, allient ainsi imagination et innovation au quotidien.

Intégrer une école d’art sans le bac

Plusieurs écoles d’art autorisent des candidats non-titulaires du bac à se présenter à leur concours, comme l’ENSAD, l’ENSCI-Les Ateliers (École Nationale Supérieure de Création Industrielle) et l’ENSBA (École Nationale Supérieure des Beaux-Arts). C’est le cas également de plusieurs écoles régionales supérieures d’art, comme celle de Montpellier, et des écoles privées hors contrat (et certaines publiques). Seule condition : fournir une dérogation pour argumenter votre demande.

Info plus
www.andea.fr, portail des écoles supérieures d’art publiques.

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