DNMADE ou DNA : vers quel diplôme d’art s’orienter ?

Par Clémentine Rigot, publié le 19 Juillet 2022
4 min

Le DNMADE comme le DNA, deux diplômes d'art de niveau bac+3, sont accessibles dès la sortie du lycée et préparent à des carrières variées. Domaine artistique, encadrement, débouchés : comment choisir la filière artistique qui vous convient ?

Né en 2018 d’une volonté de créer une formation centrale en art appliqué, le DNMADE (diplôme national des métiers d'art et du design) a absorbé les anciennes MANAA, les BTS et les diplômes des métiers d’art. Il est enseigné en lycée et dans certaines écoles.

Le DNA (diplôme national d’art), lui, est proposé par les écoles supérieures des beaux-arts.

Bien que d’apparence similaire, ce sont pourtant deux formations d'art aux philosophies différentes. "Le DNMADE concerne les arts appliqués, avec une méthode et des outils pour répondre à une commande ; le DNA est plus expérimental et créatif", analyse Valérie Chardon-Langlais, responsable de la communication beaux-arts de Marseille-INSEAMM.

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DNMADE, DNA : deux encadrements différents

Côté spécialisation, les deux formations d'art proposent des parcours différents. Le DNMADE se décline en une quinzaine de mentions (livre, objet, numérique, mode) chacune comprenant, à la discrétion des établissements, sa palette de spécialités. Du modélisme au design d’interface en passant par le cinéma d’animation, chaque élève peut trouver chaussure à son pied. De son côté le DNA propose trois options : l’art, le design et la communication.

Les deux formations diffèrent aussi sur l’accompagnement qu’elles proposent. Le DNMADE est plus structurant pour les étudiants. Son mode de fonctionnement se rapproche d’une classe prépa : cours, devoirs, suivi au plus près des élèves, de quoi soutenir les jeunes recrues qui auraient le vertige d’une trop grande autonomie. Le DNA, lui, est plutôt fait pour des étudiants voulant explorer leur créativité et trouver leur voie artistique.

Le DNMADE est ainsi proposé dans des établissements encadrés par le ministère de l’Enseignement supérieur alors que le DNA dépend du ministère de la Culture.

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DNMADE comme DNA, découvrir des personnalités artistiques

On accède aux deux cursus via Parcoursup (avec moins de 10% de dossiers sélectionnés pour certains établissements) sur présentation d’un portfolio, que l’on vienne de filière générale, technologique ou professionnelle. "Il n’y a pas de prérequis technique mais on attend de la curiosité, une certaine culture. L’idée c’est de découvrir des personnalités artistiques", explique Annie-Claude Ruescas, proviseure de l’école Estienne à Paris qui propose notamment des DNMADE.

Mais certains établissements ont des particularités. C'est le cas aux Beaux-Arts de Marseille – INSEAMM où le bac peut, sous dérogation, ne pas être obligatoire et les réorientations sont possibles, sans limite d’âge. "On ne pénalise pas par les notes, on peut donner une chance à chacun", promet Valérie Chardon-Langlais.

Et pour les élèves qui se sont trompés de voie, pas d’inquiétude : "Beaucoup se réorientent vers les Beaux-Arts pour s’ouvrir des horizons s’ils sont plus créatifs et moins applicatifs. Et dans l’autre sens aussi, s’ils préfèrent se professionnaliser davantage, développer un côté technique", rassure la responsable. En effet, le DNA permet aux étudiants de toucher à tout : bois, métal, verre, terre, vidéo, photographie… Chacun explore pour trouver son medium.

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Après un DNA ou un DNMADE, direction une formation bac+5

Côté débouchés, les élèves poursuivent le plus souvent ces deux formations par un niveau bac+5. Si le DNMADE est encore jeune, Annie-Claude Ruescas n’a aucun doute : les diplômés "travailleront dans les métiers d'art et du design et deviendront les directeurs artistiques, les éditeurs ou les graphistes de demain."

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