Arts : les formations.
- Fiche secteur
Arts
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Arts appliqués
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Recherchant des jeunes créatifs et motivés, les écoles d’arts appliqués forment à 3 grandes familles de métiers : la communication visuelle (graphisme, infographie, illustration), le cadre de vie (architecture intérieure, décoration, design industriel...) et le stylisme (mode ou textile).
Des écoles publiques et privées regroupent une ou plusieurs de ces spécialités. Les écoles nationales supérieures d’art (ENSAD, ENSCI) sont accessibles sur concours. La sélection est rude : en moyenne, seuls entre 5 et 10% des candidats sont admis.
Arts plastiques - arts appliqués : la MANAA (mise à niveau en arts appliqués)| Bacs conseillés : bacs généraux. Niveau de sortie : bac Sélectivité : élevée Coût de la formation : faible |
Cette préparation d’une année est obligatoire pour tous les bacheliers issus d’une série autre qu’un bac STI arts appliqués et qui souhaitent intégrer un BTS (brevet de technicien supérieur) ou un DMA (diplôme des métiers d’art). L’entrée est sélective.
Les élèves de terminale émettent 3 vœux sur le site admission-postbac et envoient leur dossier à chacune des écoles. La cinquantaine d’établissements publics et privés qui dispensent cette mise à niveau recevant en moyenne 300 candidatures pour une vingtaine de places, il est conseillé de présenter un dossier dans plusieurs établissements.
Les 5 écoles supérieures d’arts appliqués (Duperré, Estienne, Olivier-de-Serres, Boulle, à Paris, et l’ESAAT à Roubaix) sont particulièrement prisées. Seuls les élèves en tête de classe ont une chance d'être admis, car la sélection se fait sur dossier scolaire. Si ce n'est pas votre cas, optez pour d'autres écoles, situées en province ou en banlieue parisienne.
Une fois admis, les élèves devront travailler d’arrache-pied car la formation est très technique. L’objectif est de donner, à raison d’une trentaine d’heures par semaine, les bases communes aux métiers de la création artistique, grâce à un enseignement théorique et pratique. La MANAA offre ainsi, en plus d’enseignements généraux (maths, langues...), des enseignements tels que le dessin, le modelage, ou encore l’histoire de l’art.
Attention : s’il n’y a pas de garantie d’accès au BTS art appliqués, les candidats ayant suivi la MANAA dans le même établissement que le BTS convoité ont souvent plus de chances d’être retenus, à condition qu’ils aient un bon dossier scolaire. Prévoyez donc, dans la mesure du possible, de faire la MANAA dans le lycée où vous souhaitez préparer votre BTS.
Arts plastiques - arts appliqués : les BTS d’arts appliqués et les DMA (diplôme des métiers de l'art) | Bacs conseillés : bacs généraux (+ MANAA) ou STI arts appliqués Niveau de sortie : bac+2 Sélectivité : élevée Coût de la formation : faible Insertion professionnelle : moyenne |
Le BTS d'arts appliqués. Cette formation très pratique se décline en 2 ans et en plusieurs spécialités : agencement de l’environnement architectural ; art céramique ; communication visuelle (2 options graphisme-édition-publicité ou multimédia) ; design d’espace ; design de mode textile et environnement (2 options : textile-matériaux-surface et mode) ; design de produits ; design de communication espace et volume.
Ces BTS sont préparés dans toute la France. Certaines écoles sont particulièrement réputées. C’est le cas des 5 écoles supérieures d’arts appliqués : l’École Boulle (École supérieure des arts appliqués aux industries de l’ameublement et de l’architecture d’intérieur), Olivier-de-Serres (ENSAAMA) pour l’architecture d’intérieure, Duperré (ESAAD) pour la mode, Estienne (ESAIG) pour la création graphique et l’École supérieure des arts appliqués et du textile (ESAAT), à Roubaix, spécialisée en création textile.
Le DMA (diplôme des métiers d’art). Proposé dans les écoles supérieures d’arts appliqués et certains établissements privés sous contrat le DMA (diplôme des métiers d’art) forme en 2 ans des spécialistes de la conception en art de l’habitat, art du bijou et du joyau (Boulle), arts du décor architectural (Olivier-de-Serres), textile, céramique artisanale (Duperré), arts graphiques (Estienne) et cinéma d’animation (Estienne et ESAAT). Plus spécialisés que les BTS, les DMA bénéficient globalement d’une bonne insertion.
Et après ? Les titulaires d’un BTS ou d’un DMA peuvent poursuivre leurs études pendant 2 ans en vue de décrocher un DSAA (diplôme supérieur d’arts appliqués), délivré dans 12 établissements. D’autres continuent leurs études en école supérieure d’art ou pour se spécialiser, en école privée, voire dans un établissement étranger.
Arts plastiques - arts appliqués : les grandes écoles parisiennes| Bacs conseillés : bacs généraux Niveau de sortie : bac+5 Sélectivité : élevée Coût de la formation : faible Insertion professionnelle : moyenne |
L’ENSAD (école nationale supérieure des arts décoratifs), à Paris, dispense 10 spécialisations : architecture intérieure, art-espace, design graphique/multimédia, cinéma d’animation, design d’objet (design industriel et mobilier), image imprimée (gravure, illustration, prépresse, sérigraphie), photographie/vidéo, scénographie, textile, vêtement.
Les études commencent par une année de formation générale à l’issue de laquelle les étudiants choisissent leur spécialité qu’ils étudieront pendant 3 ans. La dernière année est consacrée à l’approfondissement d’un domaine précis. Le concours est accessible aux candidats âgés de 25 ans maximum. Une 1ère épreuve est réalisée chez soi d’après un sujet donné par l’école début mars. Les admissibles sont ensuite convoqués à un oral où le candidat devra montrer un dossier personnel. Enfin les candidats sélectionnés deront plancher sur une épreuve de création et passer un oral de culture générale artistique.
L’ENSCI (école nationale supérieure de création industrielle), également à Paris, forme en 5 années des designers. Ceux-ci sont amenés à créer des produits, à aménager des espaces, à améliorer la communication, les services et les produits numériques. Les étudiants alternent travaux en atelier souvent en partenariat avec des industriels et cours théoriques et pratiques sur le design. L’école dispose de moyens conséquents et invite régulièrement des designers pour encadrer les étudiants. Les candidats (bacheliers) doivent présenter un dossier de travaux personnels et se soumettre à une journée de tests. Seuls 5% des candidats sont admis. Il est aussi possible d'intégrer l'école en cours de cursus.
| En savoir plus > Toutes les fiches BTS en arts et arts appliqués > Le banc d'essai des écoles d’arts appliqués > Vidéo : Ils sont en écoles d’art > Tests : Etes-vous fait pour être artiste ? |
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Arts plastiques
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Parmi les écoles des beaux-arts, vouées aux arts plastiques, on distingue l’ENSBA (école nationale supérieure des beaux-arts de Paris) et une soixantaine d’école de beaux-arts sous tutelle du ministère de la Culture. Ces dernières proposent 3 options : art, design et communication.
Vous suivrez des cours de dessin, peinture, sculpture, histoire de l’art, mais aussi de photo, multimédia, etc. Ce cursus est à conseiller aux élèves sûrs de leur choix, ayant un certain niveau artistique et une volonté de fer, car on peut facilement se laisser aller.
De toute façon, l’entrée est sélective. Il est fortement conseillé de s‘inscrire dans un cours de dessin dès le lycée. Beaucoup d’écoles de beaux-arts dispensent aux lycéens des cours pendant l’année scolaire et durant l’été. Si après votre bac vous échouez aux concours d’entrée, vous pouvez suivre une préparation l’année suivante. Si la plupart des préparations sont privées, l’EPSAA (école professionnelle supérieure d’arts graphiques et d’architecture de la Ville de Paris), le lycée Pablo-Picasso de Fontenay-sous-Bois (94) sont des établissements publics qui proposent des préparations annuelles. Vous en trouverez la liste exhaustive sur le site letudiant.fr (prépas aux écoles d’art).
Arts plastiques - arts appliqués : les écoles des beaux-arts de province| Bacs conseillés : tous Niveau de sortie : bac+5 Sélectivité : moyenne Coût de la formation : faible Insertion professionnelle : difficile |
La France compte 59 écoles de beaux-arts sous tutelle du ministère de la Culture. Elles délivrent des diplômes de niveau bac+3 – DNAT (diplôme national d’arts et techniques) ou DNAP (diplôme national d’arts plastiques) – ainsi que le DNSEP (diplôme national supérieur d’expression plastique) à bac+5. 3 options sont proposées : art, communication et design.
La sélection diffère selon les écoles. Mais, en général, les candidats passent une épreuve de dessin et un essai de culture générale. Ils doivent aussi passer un entretien où ils montreront une sélection de leurs travaux (peinture, dessins...).
Et les débouchés ? Ceux qui ne deviennent pas artistes peuvent se tourner vers les métiers de la création : illustration, publicité, photo, décoration, etc. Le problème est qu’ils entrent en concurrence avec les diplômés d’écoles d’arts appliqués, qui ont souvent un niveau technique supérieur. Malgré tout, une majorité de diplômés trouvent du travail.
Selon une enquête sur l’insertion professionnelle des diplômés DNSEP en 2003 menée en 2006 à la demande du ministère de la Culture, 80% des répondants ont déclaré être en emploi. Malheureusement, beaucoup occupent des emplois précaires. Ainsi, parmi ceux qui travaillent, seuls 56% sont salariés. Le travail en free-lance de même que la double activité (enseignement et création en parallèle) sont des réalités.
Arts plastiques - arts appliqués : le diplôme national supérieur d’arts plastiques des Beaux-Arts de Paris| Bacs conseillés : tous Niveau de sortie : bac+5 Sélectivité : élevée Coût de la formation : faible Insertion professionnelle : difficile |
L’ENSBA (école nationale supérieure des beaux-arts de Paris) est l’une des écoles d’art les plus prestigieuses. Cet établissement offre l’avantage d’être à la fois ouvert sur l’art contemporain et de disposer d’une immense collection d’œuvres (peintures et sculptures), certaines datant du XVIIe siècle. Les étudiants suivent à la fois des cours d’histoire de l’art, de théorie, mais également des cours en atelier chez un artiste qu’ils choisissent en début d’année (et qui les choisit). Outre les cours de dessin qui ne sont obligatoires que pendant les 2 premières années, l’étudiant assiste à des enseignements en peinture, modelage, forge, taille...
Il existe aussi une année postdiplôme, La Seine, pour aider les diplômés à trouver du travail. Les étudiants ne deviennent évidemment pas tous des artistes et beaucoup se tournent vers l’illustration, l’édition, la publicité, le multimédia, la photographie, voire la bande dessinée (le dessinateur Joann Sfar est un ancien élève).
L’objectif de l’école est d’aider le jeune à développer son projet personnel. Un premier diplôme clôture les 3 premières années. Ensuite, 2 années supplémentaires mènent au DNSAP (diplôme national supérieur d’arts plastiques). Le concours d’entrée en 1ère année est ouvert aux candidats bacheliers de plus de 18 ans et de moins de 24 ans, qui doivent présenter un dossier de créations personnelles, passer un test (dessin, culture artistique et analyse) et se soumettre à un entretien. Mais seuls 14% des candidats sont admis en 1ère année.
| En savoit plus > Vidéo : le portrait d'une auteur de BD > Le guide des métiers artistiques > Les 13 formations artistiques en détail > Le quotidien d'Emmanuel, étudiant aux Beaux-Arts > Test : Etes-vous fait pour devenir designer ? > Quel avenir pour les métiers du design ? > À lire : "Les Métiers de la création et du design", "Bien choisir son école d’art", éditions l’Etudiant |
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Arts de la scène et du spectacle
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Dans le secteur du théâtre et du spectacle, il devient de plus en plus nécessaire de se former en école pour appréhender l’ensemble des aspects du métier et se constituer un premier carnet d’adresses, indispensable pour débuter. En théâtre et musique, les cours en conservatoire offrent un bon rapport qualité-prix. Certains conservatoires municipaux peuvent même vous préparer à l’entrée aux conservatoires nationaux.
Mais, dans ces derniers, la sélection est telle que beaucoup de candidats se tournent vers des écoles parisiennes privées. Souvent très dynamiques, celles-ci vous permettront de vous former à toutes sortes de disciplines, telles que le chant, la danse, la comédie ou l’escrime. Comptez cependant des droits d’inscription compris entre 3.000 et 4.000 € par an pour une formation théâtrale complète. À vous de voir si le jeu en vaut la chandelle. Car, comme dans tous les métiers d’artiste, les débouchés sont aléatoires.
Arts de la scène et du spectacle : le Conservatoire d’art dramatique| Bacs conseillés : tous (dérogations possibles pour les non-bacheliers) Niveau de sortie : bac+3 Sélectivité : élevée Coût de la formation : faible Insertion professionnelle : moyenne |
En théâtre, le CNSAD (Conservatoire national supérieur d’art dramatique), à Paris, est l’école la plus prestigieuse... et la plus sélective. Elle n’accepte que 30 candidats par an pour 1.200 candidats (2,5% de réussite !).
Les élèves suivent pendant 3 ans des cours variés : interprétation, histoire des formes théâtrales, jeu masqué, jeu en anglais, danse, cinéma (avec la FEMIS), jeu devant la caméra, tai-chi, etc.
L’admission s’effectue sur concours (15 garçons, 15 filles) pour des jeunes bacheliers âgés de plus de 18 ans et de moins de 26 ans au 1er octobre de l'année du concours. Il faut également avoir une formation théâtrale d’un an au minimum dispensée par les conservatoires ou des cours privés. Les candidats ne peuvent se présenter plus de 5 fois au concours.
Attention, les attestations de lycées (spécialité théâtre-expression dramatique du baccalauréat littéraire) ne sont pas acceptées. Bon à savoir : pour faciliter leur insertion, les jeunes diplômés rejoignent le Jeune Théâtre National pendant 3 ans. Cette structure d’insertion professionnelle propose des auditions avec des metteurs en scène et prend en charge les salaires des comédiens pendant 3 mois s’ils sont engagés.
Arts de la scène et du spectacle : les écoles de théâtre| Bac conseillé : aucun Niveau de sortie : de bac à bac+3 Sélectivité : élevée (écoles publiques) et faible (cours privés) Coût de la formation : faible (public) à élevé (privé) Insertion professionnelle : difficile |
L’ENSATT (école nationale supérieure des arts et techniques du théâtre), à Lyon, offre 8 sections (art dramatique, écriture dramatique, mise en scène, administration, costumes, lumière, scénographie, son).
L’ESAD (école supérieure d’art dramatique) du Théâtre national de Strasbourg forme en 3 ans des comédiens, des régisseurs et des scénographes-créateurs de costumes.
Le ministère de la Culture a signé avec 9 écoles de théâtre la plate-forme de l’enseignement supérieur pour la formation du comédien, sorte de charte de qualité. Outre les 3 écoles précédemment citées, les 6 autres signataires sont : l’École du Théâtre national de Bretagne (TNB), le Conservatoire national de région de Bordeaux, le Conservatoire national de région de Montpellier, l’École du Centre dramatique national de Saint-Étienne, l’École régionale d’acteurs de Cannes et l’École professionnelle supérieure d’art dramatique du Nord-Pas-de-Calais.
Par ailleurs, de nombreux cours privés enseignent le métier de comédien. Une partie d’entre eux préparent au concours d’entrée des grandes écoles de théâtre. En région parisienne, on peut citer en particulier les Cours Florent, les ateliers du Sudden, l'école Claude Mathieu à Paris et le Studio-Théâtre d’Asnières-sur-Seine (92).
Arts de la scène et du spectacle : les écoles de musique et de chant| Bac conseillé : aucun Niveau de sortie : bac+3/bac +5 Sélectivité : élevée Coût de la formation : élevé Insertion professionnelle : difficile |
Les 2 conservatoires nationaux supérieurs de musique de Paris et de Lyon constituent des formations de très haut niveau formant des instrumentistes, des artistes lyriques et proposant aussi des spécialisations en direction d’orchestre ou en composition.
Par ailleurs, il existe quantité d’écoles de musique privées de qualité, comme le Conservatoire Rachmaninov et l’École Alfred-Cortot à Paris. Dans un genre plus orienté pop, rock ou jazz, adressez-vous à la FNEIJMA (Fédération nationale des écoles d’influence jazz et des musiques actuelles), qui regroupe une trentaine d’écoles.
Les écoles de chant. Certains conservatoires proposent des formations en art lyrique et des chorales de qualité et des écoles privées forment les chanteurs aux musiques actuelles. Citons, à Paris, la Manufacture chanson et l’École Atla. Mais vous pouvez aussi suivre des cours particuliers.
| En savoir plus > Le guide des métiers du spectacle et de la scène
> Les voies pour intégrer les métiers du théâtre > Les formations artistiques consacrées à la musique, au théâtre, et à la danse > Test : Etes-vous fait pour devenir comédien ? > À lire : "Les Métiers du cinéma", "Les Métiers de la musique et du son", éditions l’Etudiant. > Sur Internet : les formations musicales, le site du Centre national du théâtre (CNT) et celui de la FNEIJMA |
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