Arts appliqués

Vous pouvez être créatif dans de nombreux domaines : le design, la mode, l'architecture intérieure, la publicité… mais un passage par une école s’impose pour faire éclore vos talents.

Arts appliqués

Quel est le point commun entre le professionnel chargé de réaliser les affiches de publicité pour une campagne de mode, celui qui va créer le nouveau sac à damiers de la même marque et ­celui qui devra concevoir l’aménagement intérieur de la prochaine boutique ? Même s’il s’agit de métiers différents, ces professionnels sont tous des créatifs formés dans des écoles d’arts appliqués. Ces établissements préparent à quatre grandes familles de métiers : la communication visuelle, le stylisme, l’architecture intérieure et le design d’objet.

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Jusqu’en 2018 ou 2019, selon les académies, les bacheliers généraux devront encore suivre une année de MANAA (mise à ­niveau en arts appliqués) avant de postuler à un BTS (brevet de technicien supérieur) en arts appliqués ou à un DMA (diplôme des métiers d’art).

Objectif de ce cursus très sélectif : acquérir les bases communes aux métiers de la création artistique (en plus des cours généraux en mathématiques, sciences, sciences humaines, langues, etc., des enseignements artistiques fondamentaux et d’arts appliqués sont prodigués).

Progressivement, la MANAA sera remplacée par un nouveau cursus en trois ans : le DNMADE (diplôme national des métiers d’art et de design).


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BTS, DMA, DNMADE et DSAA : de bac+2 à bac+4

Il existe une dizaine de BTS en arts appliqués couvrant les champs de la création et de la conception en design (produit, espace, graphique…).

Les DMA forment en deux ans des spécialistes de la conception, par exemple des costumiers, des réalisateurs dans le cinéma d’animation ou des créateurs en art du bijou et du joyau.


Une réforme importante est en cours : dans les lycées publics et privés sous contrat, les BTS et DMA vont être progressivement remplacés par un nouveau diplôme de grade licence : le ­DNMADE.

Après un BTS ou un DMA, il est possible de poursuivre en DSAA (diplôme supérieur d’arts appliqués) dans un établissement public pendant deux ans et ainsi d’élever son niveau de qualification. Quatre mentions existent pour le DSAA design : espace, graphisme, mode et produit.
Le DSAA forme des concepteurs-créateurs à même de prendre des responsabilités au sein d’un bureau de création ou d’une agence. Il prépare aux métiers d’architecte d’intérieur, de webdesigner, de graphiste, de styliste de mode, d’illustrateur, etc.

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Les BTS, DMA et DSAA : de bac+2 à bac+4

Comme indiqué ci-dessus, dans le cadre de la réforme des études en arts appliqués, les BTS et DMA sont appelés à disparaître à l'horizon 2019-2020. Ils sont donc maintenus pour la rentrée 2018.

Les BTS (brevets de techniciens supérieurs) d’arts appliqués sont nombreux : étude et réalisation d’agencement ; concepteur en art et industrie céramique ; ­design graphique (options communication et médias imprimés ou communication et médias numériques) ; design d’espace ; design de mode textile et environnement (options textile, matériaux, surface ou mode) ; design de produits ; design de communication espace et volume.

Les DMA (diplômes des métiers d'art), quant à eux, forment en deux ans des spécialistes plus pointus de la conception, par exemple en costumier réalisateur, cinéma d’animation ou en art du bijou et du joyau. La formation inclut l’élaboration d’un projet et permet à l’étudiant de se former un à deux mois en entreprise.

À la suite d’un BTS ou DMA, les étudiants peuvent poursuivre en DSAA (diplôme supérieur d’arts appliqués) en établissement public pendant deux ans et ainsi élever leur niveau de qualification. Quatre mentions sont aujourd’hui pro­posées pour le DSAA design : espace, graphisme, mode et produit.

Le DSAA forme des concepteurs-créateurs à même de prendre des responsabilités au sein d'un bureau de création ou d'une agence. Le diplômé sera ainsi formé pour exercer les métiers d’architecte d’intérieur, webdesigner, graphiste, styliste de mode, illustrateur, etc.

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Les écoles : l’embarras du choix

Pour effectuer ses deux premières années d’études supérieures, certaines écoles publiques sont très réputées et donc très sélectives comme l’École Boulle (ameublement et architecture intérieure), l’ENSAAMA Olivier-de-Serres (architecture intérieure), l’ESAA Duperré (mode), l’ESAIG Estienne (création graphique) à Paris, ou l’ESAAT (École supérieure des arts appliqués et du textile) à Roubaix.

Les écoles nationales supérieures d’art, telles l’ENSAD (École nationale supérieure des arts décoratifs) et l’ENSCI-Les Ateliers (École nationale supérieure de création industrielle) préparent des diplômes à bac+4 ou bac+5. Elles sont accessibles sur concours et la sélection est rude : seuls les meilleurs dossiers sont admis parmi des centaines de candidatures.

La prestigieuse ENSAD à Paris dispense dix spécialisations. Après une année de formation générale, les étudiants choisissent leur spécialité, qu’ils étudieront durant trois ans. Enfin, la dernière année est consacrée à l’approfondissement d’un domaine. Le concours est difficile : après un oral pour présenter son dossier, les sélectionnés planchent sur une épreuve de création et passent un oral de culture générale artistique.

Toute autant sélective, l’ENSCI-Les Ateliers présélectionne les candidats sur dossier (incluant notamment des travaux personnels), avant d’organiser une journée d’entretiens et d’épreuves individuelles et collectives. Au cours de leur formation, les élèves doivent mener à bien un stage de projet professionnel et ont la possibilité de passer un semestre à l’étranger.

Il existe également de nombreuses écoles privées formant au ­design (Camondo, Strate École de design, École de ­design de Nantes-Atlantique…), au graphisme (École Intuit.lab, ECV…), au stylisme (Esmod, ECSCP, LISAA, Studio Berçot), au modélisme (AICP) et à l’architecture intérieure (Académie Charpentier, ESAG Penninghen, ESAM Design, ESAIL…).

Les études durent entre trois et cinq ans et certaines formations ont un titre certifié inscrit au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles), qui permet de connaître le niveau de qualification des diplômés. Certaines écoles sont reconnues par l’État, l’École de design de Nantes-Atlantique est également membre de la CGE (Conférence des grandes écoles).

Dans ces établissements, la première année est bien souvent une année préparatoire aux concours des écoles d’art publiques ou permet de poursuivre dans l’établissement.

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Les écoles d’art du ministère de la Culture : des spécialisations

Une quarantaine d’écoles d’art relèvent du ministère de la Culture. Recrutant sur concours, elles ne proposent pas toutes des cursus en arts appliqués, et assurent une formation très axée sur l’art contemporain.

Cependant, chacune a une coloration particulière. La Haute École des arts du Rhin de Strasbourg, par exemple, est réputée en illustration, l’École supérieure d’art et de design de Reims en design produit, l’École européenne supérieure de l’image Poitiers-Angoulême, est connue pour son cursus en bande dessinée, et l’École nationale supérieure d’art de Limoges, pour sa formation tournée vers la céramique contemporaine.

Avec des frais de scolarité re­lativement bas, ces écoles publiques ont des petites promotions et proposent un matériel suffisant.

Le DNMADE remplace la MANAA en 2019 !

• Le DNMADE (diplôme national des métiers d'art et du design). Préparé en trois ans, il va progressivement remplacer, lors des rentrées 2018 et 2019, les MANAA (mises à niveau en arts appliqués), les BTS arts appliqués et les DMA publics et privés sous contrat.
• Quelles différences avec le BTS et le DMA ? À la différence de ces deux diplômes à bac + 2, le DNMADE est un diplôme en trois ans qui confère le grade de licence. Standardisé au niveau européen, il donnera la possibilité à ses étudiants d'étudier à l'étranger.
• Quel programme ? La première année, obligatoire pour tous, contrairement à la MANAA, sera " une année d'orientation, de consolidation et d'acquisition des fondamentaux », assure Brigitte Flamand, inspectrice générale de l'Éducation nationale, responsable design et métiers d'art. Toute la formation sera "ancrée
dans la pratique et le savoir-faire".
• Quand et où ? Dès la rentrée 2018, pour 14 académies : Aix-en-Provence, Besançon, Clermont-Ferrand, Créteil, Dijon, Limoges, Lyon, Montpellier, Orléans-Tours, Paris, Rennes, Strasbourg, Toulouse et Versailles ; dans toutes les autres académies à la rentrée 2019. La MANAA disparaîtra donc à la rentrée 2019.
Info plus

www.andea.fr, portail des écoles supérieures d’art publiques.

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