Arts : les formations.

Arts

Arts appliqués, arts plastiques ou arts du spectacle, vous pouvez être créatif dans beaucoup de domaines… Mais quel que soit votre choix, un passage par une école s’impose pour faire éclore vos talents.

Arts appliqués

Quel est le point commun entre un professionnel qui va réaliser les affiches de publicité pour la campagne Vuitton, celui qui va créer le nouveau sac à damiers de la marque et celui qui devra concevoir l'intérieur de la prochaine boutique ? Même s'il s'agit de métiers différents, ces professionnels sont tous des créatifs formés dans des écoles d'arts appliqués. Ces établissements forment à ­4 grandes familles de métiers : la communication visuelle, le stylisme, l'architecture intérieure et le design objet.


MANAA : une année obligatoire pour les bacs généraux


Les titulaires d’un bac général (hors bac ST2A) doivent suivre une année de MANAA (mise à niveau en arts appliqués) avant d’intégrer le BTS ou le DMA. L’entrée est sélective. Les MANAA les plus prisées sont celles des écoles supérieures d’art parisiennes (Boulle, Olivier-de-Serres, Estienne, Duperré), on y accueille moins de 2 % des candidats !

Les élèves de terminale émettent trois vœux sur le site www.admission-postbac.fr et envoient leur dossier à chacune des écoles visées. L’objectif est de donner, à raison d’une trentaine d’heures par semaine, les bases communes aux métiers de la création artistique.

La MANAA dispense ainsi, en plus des cours généraux (maths, physique, langues...), des enseignements tels que l’expression plastique ou encore l’histoire de l’art. L’enseignement est assez scolaire et intense. En effet, seuls les meilleurs éléments pourront prétendre à intégrer les BTS des meilleures écoles d’art. Le mieux est de choisir la MANAA de l’établissement qu’on souhaite intégrer.


BTS et DMA : une première étape


Les BTS d’arts appliqués sont nombreux : agencement de l’environnement architectural ; concepteur en art et industrie céramique ; design graphique (2  options : communication et médias imprimés, ou communication et médias numériques) ; design d’espace ; design de mode textile et environnement (2 options : textile-matériaux-surface et mode) ; design de produits ; design de communication espace et volume.

Certaines écoles sont très réputées. C’est le cas des cinq écoles supérieures d’arts appliqués : l’école Boulle (agencement de l'environnement architectural), Olivier-de-Serres (ENSAAMA) pour le design d'espace, Duperré (ESAAD) pour la mode, Estienne (ESAIG) pour la création graphique, et l’ESAAT (École supérieure des arts appliqués et du textile), à Roubaix, spécialisée en création textile.

Les DMA (diplômes des métiers d’arts) forment en deux ans des spécialistes plus pointus de la conception, par exemple en cinéma d’animation (à Estienne, l’ESAAT, aux lycées Sainte-Geneviève de Paris, Marie-Curie de Marseille, Descartes de Cournon-d'Auvergne), ou en art du bijou et du joyau à l’école Boulle à Paris. 


Écoles privées : l’embarras du choix


Les titulaires d’un BTS ou d’un DMA peuvent poursuivre leurs études pendant 2 ans en vue de décrocher un DSAA (diplôme supérieur d’arts appliqués), délivré dans un établissement public. D’autres continuent leurs études en école supérieure d’art pour se spécialiser, ou en école privée, voire dans un établissement étranger.

Il existe aussi de nombreuses écoles privées formant au design (Camondo, Strate College, L'École de design Nantes-Atlan­tique...), au graphisme (ESAG-Penninghen, Intuit Lab...), au stylisme (Esmod, ECSCP, LISAA, Studio Berçot), au modélisme (AICP) et à l’architecture d’intérieur (Académie Charpentier, ESAM Design, ESAIL...).

Les études durent entre 3 et 4 ans. Certaines formations ont un titre certifié du RNCP (Répertoire national de certification professionnelle) qui permet de connaître le niveau de qualification de leurs diplômés. Quelques-unes peuvent même vous faire bénéficier d’échanges Erasmus (ECV, ESAM Design), sont reconnues par l’État ou font partie de la Conférence des grandes écoles (L'École de design Nantes-Atlantique). La première année est souvent une année préparatoire aux concours des écoles d’art publiques ou permet de poursuivre dans l’établissement.


ENSAD, ENSCI : des concours prisés


Les écoles nationales supérieures d’art (ENSAD, ENSCI) sont accessibles sur concours. La sélection est rude : en moyenne, seuls sont admis entre 5 et 10 % des candidats.

La plus prestigieuse, l’ENSAD (École nationale supérieure des arts décoratifs), à Paris, dispense dix spécialisations. Après une année de formation générale, les étudiants choisissent leur spécialité, qu’ils étudieront pendant 3 ans. Enfin, la dernière année est consacrée à l’approfondissement d’un domaine. Le concours est ouvert aux candidats âgés de 25 ans au maximum. Une première épreuve est réalisée chez soi d’après un sujet donné par l’école début mars. Puis les candidats admissibles sont convoqués à un oral où ils devront présenter un dossier personnel. Enfin, les sélectionnés plancheront sur une épreuve de création (dessin) et passeront un oral de culture générale artistique.

L’ENSCI (École nationale supérieure de création industrielle) est tout aussi sélective. Elle présélectionne les candicats sur dossier (incluant des travaux personnels) avant d’organiser une journée d’épreuves individuelles et collectives. 


Écoles d’art du ministère de la Culture : des spécialisations


Il existe une petite cinquantaine d’écoles d’art relevant du ministère de la Culture, qui se sont regroupées récemment. Elles ne proposent pas toutes des formations en arts appliqués, la majorité assurant une formation très axée sur l’art contemporain (voir plus loin “Arts plastiques”).

Cependant, chacune a une coloration particulière. Par exemple, l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg est réputée en illustration, celle de Reims en design produit. L’École européenne supérieure de l’image d'Angoulême-Poitiers est réputée pour son cursus en bande dessinée. Quant à l’École nationale supérieure d’art de Limoges, sa formation est tournée vers la porcelaine.

Ces écoles publiques offrent des petites promotions, des moyens financiers et un matériel suffisant.


 En savoir plus
> Toutes les fiches BTS en arts et arts appliqués
> Le banc d'essai des écoles d'arts appliqués
> Vidéo : Ils sont en écoles d'art
> Quel avenir pour les métiers du design ?
> À lire : Les Métiers de la création et du design, éditions l'Etudiant 
   

Arts plastiques


Envie de peindre ou de dessiner ? De devenir sculpteur ? Parmi les écoles des beaux-arts vouées aux arts plastiques, on distingue l’ENSBA (École nationale supérieure des beaux-arts de Paris) et une cinquantaine d’écoles de beaux-arts sous tutelle du ministère de la Culture.

L’entrée se fait sur concours. Il est fortement conseillé d’avoir une bonne maîtrise du dessin et d’être particulièrement sérieux, car ces études exigent beaucoup d’autonomie. De nombreuses écoles de beaux-arts (l’ENSBA en particulier) dispensent aux lycéens des cours pendant l’année scolaire et durant l’été. Il est également dans votre intérêt de parfaire votre culture dans le domaine de l’art : fréquentez les musées et lisez des livres d’art !

Si après votre bac vous échouez aux concours d’entrée, vous pouvez suivre une préparation l’année suivante. Si la plupart des préparations sont privées (atelier de Sèvres, Prép’Art à Paris et Toulouse...), il existe des préparations pu­bliques. L’EPSAA (École professionnelle supérieure d’arts graphiques et d’architecture de la Ville de Paris), l’Atelier des beaux-arts de la Ville de Paris, la prépa des beaux-arts de Lyon sont des établissements publics qui proposent des préparations annuelles.

L’APPEA (Association nationale des classes préparatoires pu­bliques aux écoles supérieures d’art) les répertorie. L’admission se fait hors APB, sur dossier, entretien et parfois test de dessin. 


École des beaux-arts de Paris : pour développer son projet personnel


L’ENSBA (École nationale supérieure des beaux-arts de Paris) est l’une des écoles d’art les plus prestigieuses. Elle offre l’avantage d’être à la fois ouverte sur l’art contemporain et de disposer d’une immense collection d’œuvres, certaines datant du XVIIe siècle. Les étudiants suivent des cours d’histoire de l’art, de théorie, et des cours en atelier chez un artiste.

Outre les cours de dessin pendant les 2 premières années, les futurs artistes assistent à des enseignements en peinture, en modelage, en forge...

Les étudiants ne deviennent évidemment pas tous plasticiens et beaucoup se tournent vers l’illustration, l’édition, la publicité, le multimédia, la photographie, voire la bande dessinée (le dessinateur Joann Sfar est un ancien élève). L’objectif de l’école est d’aider les jeunes à développer leur projet personnel. Un premier diplôme clôture les 3 premières années. Ensuite, 2 années supplémentaires mènent au DNSAP (diplôme national supérieur d’arts plastiques).

Le concours d’entrée en première année est ouvert aux bacheliers, qui doivent présenter un dossier de créations personnelles, passer un test (dessin, culture artistique et analyse) et se soumettre à un entretien. 


Écoles des beaux-arts en région : des débouchés variés


Ces écoles sont au nombre de 46, réparties sur près de 60 sites géographiques. À l’exception de 2 écoles très spécialisées (l’École nationale supé­rieure de la photo d’Arles et le Studio du Fresnoy à Tourcoing), elles délivrent les mêmes diplômes : le DNAT (diplôme national d’arts et techniques) ou le DNAP (diplôme national d’arts plastiques), en 3 ans après le baccalauréat, suivi du DNSEP (diplôme national supérieur d’expression plastique), en 2 ans après un bac+3, qui confère le grade de master.

Trois options sont proposées pour le DNAP et le DNSEP : art, communication et design. Certaines écoles ajoutent même une coloration au cursus (telle que design culinaire, bande dessinée, espace sonore ou encore design graphique).

La sélection diffère selon les écoles (toutes ne figurent pas sur APB). Mais, en général, les candidats passent une épreuve de dessin et une autre de culture générale. Ainsi qu’un entretien où ils montrent une sélection de leurs travaux.

Et les débouchés ? Ceux qui ne deviennent pas artistes à part entière (sculpteur, etc.) peuvent se tourner vers les métiers de la création : illustration, publicité.


En savoir plus 
> Vidéo : le portrait d'une auteur de BD 
> Le guide des métiers artistiques 
> 12 formations artistiques en détail 
> Le quotidien d'Emmanuel, étudiant aux Beaux-Arts 
> Test : Êtes-vous fait pour faire une école d'art ?  
> Écoles de graphisme : les formations préférées des pros
> À lire : "Les Métiers de la création et du design", "Bien choisir son école d'art", éditions l'Etudiant


Arts du spectacle

Vous rêvez de jouer au cinéma, de vivre votre passion sur la scène des plus grands théâtres parisiens ? Dans le secteur du théâtre et du spectacle, il devient de plus en plus nécessaire de se former en école pour appréhender tous les aspects du métier et se constituer un premier carnet d’adresses, indis­pensable pour débuter. En théâtre et musique, les conservatoires offrent un bon rapport qualité-prix. Les tarifs varient selon les revenus des parents. Certains conservatoires municipaux peuvent même vous préparer à l’entrée aux conservatoires nationaux. À Paris, les conservatoires du VIIe et du Ve arrondissement sont les plus réputés.

Beaucoup de candidats se tournent aussi vers des écoles parisiennes privées (Cours Florent, Ateliers du Sudden, Studio d’Asnières). Souvent très dynamiques, celles-ci vous permettront de vous former à toutes sortes de disciplines, telles que le chant, le théâtre, la musi­que ou la comédie musicale. À noter que le Studio d’Asnières permet de suivre une formation en apprentissage.


Conservatoire d’art dramatique : 30 places par an


En théâtre, le CNSAD (Conservatoire national supérieur d’art dramatique), à Paris, accepte 30 candidats par an pour 1.200 demandes. Les élèves suivent pendant 3 ans des cours variés : interprétation, histoire des formes théâtrales, jeu masqué, jeu en anglais, danse, cinéma (avec la FEMIS), jeu devant la caméra, etc.

L’admission s’effectue sur concours (15 garçons, 15 filles) pour des bacheliers de moins de 26 ans. Il est possible de le passer jusqu’à 5 fois. Il faut aussi avoir une formation théâtrale de 1 an au minimum dispensée par les conservatoires ou des cours privés. Attention, les attestations de lycées (spécialité théâtre-expression dramatique du bac L) ne sont pas acceptées.


Écoles de théâtre : un label de qualité pour certaines


L’ENSATT (École nationale supé­rieure des arts et techniques du théâtre), à Lyon, offre 8 sections (art dramatique, écriture dramatique, mise en scène, administration, costumes, lumière, scénographie, son).

L’École supérieure d'art dramatique du Théâtre national de Strasbourg forme en 3 ans comédiens, régisseurs et scénographes-créateurs de costumes.

Le ministère de la Culture a signé avec 9 écoles de théâtre la plate-forme de l’enseignement supérieur pour la formation du comédien, sorte de charte de qualité. Outre les 3 écoles précitées, les 6 autres signataires sont l’École supérieure d'art dramatique du théâtre national de Bretagne-Rennes, le Conservatoire national de région de Bordeaux, le Conservatoire national de région de Montpellier, l’École du Centre dramatique ­national de Saint-Étienne, l’École régionale d’acteurs de Cannes et l’École professionnelle supérieure d’art dramatique du Nord-Pas-de-Calais.


Écoles de musique et de chant : un enseignement de haut vol


Les conservatoires nationaux supérieurs de musique de Paris et Lyon assurent des cursus de très haut niveau formant des instrumentistes, des artistes lyriques, ainsi que des compositeurs. Par ailleurs, il existe quantité d’écoles de musique privées de qualité, comme le Conservatoire Rachmaninoff et l’école Alfred-Cortot à Paris.

Dans un genre plus orienté pop, rock ou jazz, adressez-vous à la FNEIJMA (Fédération nationale des écoles d’influence jazz et des musiques actuelles). La Music Academy International de Nancy et Atla, à Paris, qui dispense des cours de chant et de musique, sont reconnues par le ministère de la Culture.

Toujours dans la capitale, la Manufacture Chanson propose des formations en musique et des studios de répétition à louer. Le CIM, à Paris, et le CIAM, à Bordeaux, délivrent également un enseignement de qualité.

Enfin, l’AICOM (Académie internationale de comédie musicale), à Paris, enseigne, en 2 ou 3 ans, toutes les disciplines du théâtre musical, à raison de 30 heures de cours par semaine.

Sophie de Tarlé 



En savoir plus 
> Le guide des métiers du spectacle et de la scène 
> Comment entrer au CNSAD ? 
> Les formations consacrées à la musique, au cinéma et au théâtre 
> Test : Êtes-vous fait pour devenir comédien ? 
> À lire : "Les Métiers du cinéma", "Les Métiers de la musique et du son", éditions l'Etudiant. 
> Sur Internet : la Cité de la musique, le site du CNT (Centre national du théâtre) 



Retour aux études par secteur

Partager l'info
RSS Facebook Myspace Scoopeo Pioche TapeMoi wikio google Live Bookmarks MyYahoo netvibes digg delicious blogmarks Technorati Furl


Les études par spécialité


Les écoles à la une

Zoom sur

Voir toutes les fiches





calcul-salaire










Le blog de l'orientation



Découvrez « Conseils de classe »,
un blog de Bruno Magliulo, inspecteur d'académie honoraire, ancien professeur de sciences économiques et sociales et auteur dans la collection l’Etudiant.
Vous pourrez y débattre librement de tous les sujets liés à l’orientation et à l'actualité éducative.