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Apprentis, ils font la promo de l'apprentissage sur YouTube

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Astrid (à gauche) a été recrutée avec Juliette et Nicolas par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, pour assurer la promotion de l'apprentissage auprès des jeunes. // © Etienne Gless
Astrid (à gauche) a été recrutée avec Juliette et Nicolas par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, pour assurer la promotion de l'apprentissage auprès des jeunes. // © Etienne Gless

Astrid, Juliette et Nicolas, trois apprentis en communication, ont été recrutés par la ministre du Travail pour promouvoir l'apprentissage auprès des jeunes via une chaîne YouTube. Une mission qu'ils mènent en sillonnant la France pour aller à la rencontre de jeunes apprentis qui partagent leur histoire.

"Je les ai choisis pour leur expertise en communication, la complémentarité de leurs profils et leur motivation. Sans oublier leur créativité car ils fourmillent d’idées." Muriel Pénicaud n’a pas oublié son ancien métier de responsable de ressources humaines chez Danone.

En septembre 2018, la ministre du Travail a recruté Astrid 24 ans, Juliette, 20 ans, et Nicolas, 26 ans, pour assurer la campagne de valorisation de l’apprentissage à travers une Web série diffusée sur YouTube lancée le 21 février.

La saison 1 de la campagne avait recueilli 14 millions de vues, mais elle n'avait pas été confiée à des apprentis. Pour assurer cette saison 2, les trois étudiants en communication ont signé un contrat d’apprentissage d’un an. Plus précisément, ils sont employés par une agence de communication qui travaille pour le ministère, Parties Prenantes. Mais c’est bien la ministre qui, dans une liste de dix noms, a retenu Astrid, Nicolas et Juliette après un entretien.

Un tour de France en van

"Depuis le mois de septembre, nous sillonnons la France à travers un van aux couleurs de la campagne #Demarretastory pour rencontrer des apprentis comme nous dans des secteurs professionnels qui recrutent”, explique Astrid, 24 ans, l’experte en montage et animation vidéo du trio. L'étudiante prépare un titre professionnel en motion design à la Fonderie de l’image, à Bagnolet (93).

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Nicolas, 26 ans, est le responsable éditorial et le community manager de l’équipe. À lui l’animation de la communauté sur les réseaux sociaux et la rédaction de contenus sur les divers supports de communication : dossier de presse, fiches de cadrage vidéo ou contenus de la chaîne YouTube. Nicolas s'occupe également des interviews des apprentis avant que l’équipe ne parte en tournage. Il est actuellement en master de marketing et communication à l’université Panthéon-Assas à Paris.

Quant à Juliette, elle officie comme journaliste reporter d'images. C'est elle qui maîtrise le matériel de tournage et les logiciels de montage vidéo. La benjamine de l’équipe prépare une licence professionnelle en communication interactive et multimédia à l’IUT de Montreuil.

Leur mission : donner envie de devenir apprenti

Tous les trois passent devant et derrière la caméra et n’hésitent pas à se mettre en scène avec humour pour partager le quotidien des étudiants rencontrés à Saverne, Mulhouse, Nantes ou Marseille.

"L’idée de la Web série est de nous mettre en scène à la rencontre des apprentis pour casser les idées reçues sur l'apprentissage et convaincre d’autres jeunes de se lancer dans cette voie d’excellence, explique Astrid. Nous partons en tournage une fois par mois durant deux ou trois jours, à chaque fois dans une région différente. Le matin, nous installons le matériel. L’après-midi, nous réalisons le tournage."

Des vidéos sont également enregistrées sur canapé au studio de l’agence de communication. La complicité entre les trois apprentis crève l'écran et participe au succès de la campagne. "La ministre nous a fait confiance et nous a donné carte blanche, assure Astrid. Elle a vu nos vidéos et a adoré le contenu. Elle se tient régulièrement au courant. Elle nous fait de bons retours sur notre travail, ce qui nous motive."

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Depuis six mois qu'ils sillonnent la France à la rencontre d'apprentis dans les métiers les plus divers (peintres décorateurs, ingénieur industriel, puéricultrice…), le trio a engrangé fous rires et souvenirs cocasses : "Je me suis retrouvée sur un tournage à essayer de maîtriser une tronçonneuse de huit kilos !", sourit Astrid.

Un diplôme et de l'expérience

Comme pour tous les apprentis, leur alternance – travail en entreprise et cours au centre de formation – leur demande un sacré sens de l'organisation. "Mais c'est bien cette modalité d"études hybrides qui au final paye, assure Astrid. L'insertion professionnelle des apprentis est meilleure que celle des jeunes formés par la voie 'classique'. En apprentissage, ils obtiennent un diplôme (ou un titre professionnel) et de l'expérience. Les deux choses les plus regardées par un employeur !" Pour ces trois apprentis, cette année sera forcément un plus sur leur CV.