Comment faire une année de césure à l'étranger ?

Par Séverine Mermilliod, publié le 19 Octobre 2022
5 min

Entre deux années d'études ou une fois diplômés, de plus en plus d'étudiants prennent une année de césure. Année qui peut se faire à l'étranger, sous forme d'échange académique, de stage ou encore de service civique et ce, que vous restiez étudiant ou non pendant cette période.

Faire une année de césure pendant ses études est une option tentante. Pendant cette période, un étudiant peut suspendre temporairement sa formation afin de vivre une expérience associative ou professionnelle, faire un service civique, apprendre une langue… en France comme à l'étranger.

L'année de césure diffère d’une année d'échange puisque vous n'êtes pas obligé d’étudier durant cette période. Vous prolongez donc d'un an votre formation à votre retour. Mais bonne nouvelle, pour ceux qui veulent en profiter pour s'envoler vers d'autres horizons, il est tout à fait possible de faire sa césure à l’étranger. Les conditions dépendent de votre statut.

Étudier à l'étranger pendant sa césure

Si vous faites une césure durant vos études, via votre université ou votre école, alors celle-ci est encadrée. Vous conservez le statut d’étudiant toute l'année. Pour partir à l’étranger, vous devrez faire une demande classique en contactant le bureau des relations internationales de votre établissement pour avoir son aval quant à la destination choisie. Attention à vous y prendre assez tôt (six mois ou un an à l'avance) car la césure doit commencer en même temps que le début d’un semestre universitaire.

Vous pouvez ainsi faire une césure pour suivre des cours dans un établissement à l'étranger. Cela peut vous permettre de découvrir un autre domaine. À l’université Paris Nanterre par exemple, la césure "EDUC" permet aux étudiants de la fac de partir un ou deux semestres, pour étudier une discipline différente de celle de leur diplôme, dans quatre universités partenaires (en Allemagne, en Sardaigne, en République Tchèque ou en Hongrie).

À l’ESC Clermont, l’année de césure entre la deuxième et la troisième années vise aussi à réaliser un semestre ou une année à l’étranger au sein d’une université partenaire pour obtenir "une double compétence ou un certificat dans d’autres domaines".

Avoir une expérience professionnelle à l'étranger avec le statut étudiant

En dehors d'une mobilité d'études, il est aussi possible de faire un stage à l’étranger, mais pas plus de six mois par année universitaire. Les étudiants peuvent aussi présenter un projet entrepreneurial, partir travailler ou réaliser un bénévolat à l’étranger, faire un VIE (volontariat international en entreprise)

Dans tous les cas, il faudra présenter un projet détaillé à sa faculté : formulaire à remplir, CV, lettre de motivation, lettre d’engagement de l’organisme d’accueil, préciser le cursus et l’université envisagés, présenter la preuve de l’acceptation du statut "étudiant-entrepreneur" en cas de projet entrepreneurial…

Sachez aussi que les universités peuvent refuser la césure si elle n’est pas suffisamment préparée ou si le pays d’accueil est jugé dangereux pour la sécurité de l’étudiant.

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Une césure à l'étranger sans statut étudiant

Mais vous pouvez aussi faire une année de césure sans être inscrit dans un établissement français. Ce départ à l'étranger se voudra alors forcément plus professionnalisant qu'universitaire. Il existe ainsi plusieurs dispositifs pour réaliser ce type de mobilité.

L’OFAJ (office franco-allemand pour la jeunesse), propose par exemple un stage hors-cursus, PRAXES. "En tant qu’organisme de formation, il vous accompagne juridiquement (convention de stage bilingue) et pédagogiquement pour effectuer un stage hors cursus scolaire ou universitaire de un à six mois", précise l'office.

Les missions locales peuvent aussi délivrer des conventions de stage jusqu’à treize semaines grâce au dispositif Erasmus + OUAT (Italie, Espagne, Portugal et Malte), si vous avez moins de 26 ans. Le stage est non rémunéré mais le transport et le logement sont pris en charge.

Enfin, le service civique à l’international permet également pour les jeunes de 16 à 25 ans, sans condition de diplôme, d’effectuer une mission d’engagement de six à douze mois à l’étranger contre une indemnité d’environ 600 euros.

Cette année sabbatique sera donc à vos frais et sans statut étudiant, vous ne pourrez pas conserver les bourses du CROUS. Sachez aussi qu'aucune place ne vous est réservée à la rentrée scolaire suivante comme c'est le cas lors d'une césure encadrée. Prévoyez donc suffisamment tôt votre réinscription.

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