Quels sont les meilleurs pays pour des études à l’étranger ?

Par Expat.com, partenaire de l'Etudiant, publié le 11 Février 2021
16 min

La mobilité internationale des étudiants s’est imposée comme une évidence au cours des dernières années. L’Etudiant, en partenariat avec Expat.com fait le point sur les meilleures destinations pour partir étudier à l’étranger.

Étudier à l’étranger : l’influence du Brexit et du Covid-19

La mondialisation de l’apprentissage se poursuit tant par l’inclusion directe aux programmes des écoles de semestres et stages à l’étranger que par des collaborations entre des universités du monde entier, favorisées par des organismes comme Erasmus+ qui facilitent les démarches. Néanmoins, le flux des étudiants d’un État à l’autre évolue fréquemment en raison des différents événements internationaux qui valorisent certains pays plus que d’autres. Ainsi, le Brexit comme la pandémie du Covid19 influent directement sur les choix des étudiants en recherche d’une expérience à l’étranger.

Cours internationaux : quelles solutions avec le Covid-19 ?

En ce début d’année 2021, on ne saurait ignorer que les dispositifs de lutte contre la propagation de la pandémie de Covid19 des différents Etats, obtiennent des résultats disparates et génèrent des difficultés logistiques diverses, en particulier en matière de voyages.

Il semblerait que la réponse actuelle de la plupart des établissements scolaires supérieurs soit de développer les enseignements virtuels à distance, permettant ainsi aux étudiants de suivre les cours internationaux sans avoir à se déplacer physiquement, amputant néanmoins l’expérience de la vie étudiante qui constitue un des attraits des études supérieures à l’étranger.

Classement des villes étudiantes dans le monde

L’étude QS Best Student Cities 2019, dernière en date, classe dans l’ordre d’attractivité les villes présentant le plus d’avantages pour les étudiants étrangers en prenant en compte des données comme le coût de la vie, la qualité de l’enseignement et l’apport culturel de l’expérience. Dans l’ordre, les villes de Londres, Tokyo, Melbourne, Munich, Berlin, Montréal, Paris, Zurich, Sydney, Séoul et ainsi de suite apparaissent comme les plus attractives. Sans étonnement, l’Europe est à l’honneur grâce à la qualité historique de ses Universités, au faible coût des études dans certains Etats et la richesse culturelle de ses villes.Néanmoins, en 2019 déjà nous observions une mise en avant de pays asiatiques comme le Japon et la Corée du Sud qui se confirme sur la scène internationale alors que leur gestion de la crise de Covid19 est apparue des plus efficaces.

Il est intéressant de remarquer que le classement des meilleures villes étudiantes ne concorde pas nécessairement en tout point avec le classement des meilleures universités.

Faire ses études l’étranger en restant en Europe

Pour les étudiants français, rester en Europe présente tant des avantages logistiques avec l’absence de visa à obtenir préalablement au changement d’établissement et les nombreux partenariats conclus dans le cadre du programme d’échange Erasmus +, en plus de garantir bien souvent des coûts de scolarité moindres. Néanmoins, la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, un des pays les plus prisés par les étudiants pour leur échange, obligera une mise à jour des formalités.

Étudier au Royaume-Uni avec le Brexit

Bien que le Brexit soit consommé depuis peu, le Royaume-Uni restera sans aucun doute un pôle d’attractivité non négligeable en matière de mobilité étudiante. Au classement des meilleures universités mondiales, le Royaume-Uni se défend honorablement en plaçant quatre de ses établissements dans les 10 meilleurs. L’excellence de l’enseignement alliée à un rayonnement culturel fort et une proximité non négligeable de la France mettent en valeur le Royaume-Uni, et tout particulièrement de l’Angleterre, aux yeux des étudiants en recherche de mobilité. Les études au Royaume-Uni font partie des plus onéreuses en Europe, hors échange universitaire (jusqu’à 10 000 euros pour une année d’étude jusqu’au Bachelor puis jusqu’à 50 000 euros pour le master), et le Brexit ne semble guère tendre à soulager les frais des futurs étudiants étrangers. De plus, les étudiants qui choisiront un des Etats d’outre manche subiront également les différents confinements qui interfèrent avec les enseignements en présentiel dans les universités anglo-saxonnes. Malgré tout, un séjour linguistique reste relativement facile à organiser depuis l’Europe vers le Royaume Uni puisque les voyages de moins de 6 mois ne nécessitent toujours pas une demande de visa, malgré le Brexit.

Etudier en Irlande

Si comme il est envisagé, le Royaume Uni perd de son attractivité avec le Brexit, il est à supposer que l’Irlande sera le grand favori des étudiants européens pour une mobilité scolaire facilitée par le programme Erasmus+ . La migration annoncée semble bien en cours puisque le flux d’étudiants en provenance de l’Union Européenne vers l’Irlande a cru de 1.100 mobilités entre 2017 et 2018 et la tendance ne saurait que se confirmer avec la sortie du Royaume Uni d'Erasmus. Alors que l’inscription en Bachelor est quasi gratuite en université publique (s’accompagnant tout de même d’une taxe administrative de 1000 euros pour l’année), les années de master, elles peuvent coûter de 6 000 à 25 000 euros. Si l’Irlande a un des systèmes scolaires les plus onéreux en Europe, les étudiants en mobilité doivent également prendre en compte l’organisation des enseignements en ligne mise en place pour une partie sinon la totalité des universités irlandaises et qui risque d’être maintenue dans un avenir proche à minima.

Etudier en Allemagne

L’Allemagne étant un des pays leader en Europe, ses universités proposent déjà de nombreux cursus internationaux incluant des enseignements en anglais ce qui peut faciliter la mobilité d’étudiants ne maîtrisant pas ou peu l’allemand avant leur arrivée. Que l’étudiant passe par un programme d’échange ou par une inscription directe en université, sa scolarité sera gratuite ou presque si ce n’est une taxe administrative de quelques centaines d’euros au maximum par année. Qui plus est, pays frontalier à la France, l’Allemagne affiche néanmoins un bilan qui semble moins lourd en matière de Covid19, s’appuyant sur un système de santé solide. Attention tout de même, l’Allemagne a connu des fermetures temporaires d’universités au cours de la pandémie et organise une partie de ses enseignements en virtuel ce qui impacte sensiblement l’expérience de la mobilité étudiante.

Étudier dans un pays nordique (Norvège, la Finlande, la Suède et le Danemark)

Champions de rigueur et de la qualité de vie, ces pays ont la réputation d’avoir un cout de vie onéreux, néanmoins il apparaît que le coût de la vie parisienne ou londonienne soient plus élevée encore. Nos voisins nordiques offrent une belle opportunité pour les étudiants amateurs de paysages enneigés et de nature, curieux du mode de vie scandinave. En matière de prise en charge de la crise sanitaire, les pays nordiques ont choisi diverses stratégies: La Suède et la Finlande sont souvent prises en exemple pour leur gestion de la crise qui n’a pour l’heure pas mis en place de confinement strict bien que les enseignements à distance soit également la norme actuelle en Suède, comme ailleurs en Europe (alors que la Finlande a rouvert ses établissements scolaires depuis mai 2020). Les voisins norvégiens et danois, eux, ont adoptés une tactique de replis et de distanciation bien que les restrictions de la vie quotidienne ne soient pas aussi sévères que celles observées en France lors des confinements, les université sont là aussi closes.

Étudier en Pologne

Huitième dans le classement des pays les plus demandés dans le programme Erasmus+ par les étudiants français en 2018–2019, la Pologne est un des pays les plus dynamiques de l’Europe de l’est. Une bonne maîtrise de l’anglais par les habitants et les universités additionné à un coup de la vie presque 40% moins élevé que celui de la France ainsi qu’un dépaysement enrichissant finiront par séduire les candidats à la mobilité. Cependant, compte tenu de la propagation active du virus du Covid19 sur le territoire polonais, les enseignements sont actuellement virtuels pour une durée indéterminée.

Le reste du Monde.

Les étudiants les plus aventureux souhaiteront sans doute quitter l’Europe pour découvrir le monde, si chaque État présente un enrichissement dans le cadre d’études à l’étranger, certains sont mis à l’honneur en 2021.

Étudier aux USA

Au classement des meilleures universités de 2021, les quatre premières se situent aux Etats Unis alors que la France ne classe que 3 de ses établissements dans les 100 premiers du classement. Les Etats Unis rayonnent depuis des décennies et présentent de nombreux établissements de qualité ainsi qu’une vie culturelle riche qui pourra séduire plus d’un étudiant. Cependant, les difficultés liées à la crise du Covid19 ont mené à la fermeture des frontières internationales et les règles d’entrée sur le territoire sont extrêmement instables, il n’est donc pas assuré qu’un étudiant en mobilité puisse se rendre sur place dans les mois à venir. Le plus grand bémol des études aux Etats Unis entreprise hors d’accords d’échange entre les différentes écoles est le coût de scolarité qui sera un frein réel pour une partie des bourses. Ainsi l’inscription à une année d’étude peut aller jusqu’à un coût de 60 000$ à Harvard, sans compter le budget nécessaire pour vivre et les frais de scolarités additionnels comme le coût des livres et le matériel nécessaire.

Étudier au Canada

Autre géant américain, le Canada accueille chaque année près de 300 000 étudiants étrangers sur son territoire et connaît une grande popularité auprès des Français qui y voient l’occasion d’une expérience à l’étranger tout en gardant un confort de langage puisque la majorité des démarches administratives peuvent être réalisées en français, même hors du Québec. Néanmoins, pour une inscription dans l’une des universités anglophones du Canada, bien que le pays soit officiellement bilingue, le TOEFL ou un justificatif de niveau de langue en anglais peut être exigé comme dans les autres pays proposant des scolarités en anglais. Bien que moins onéreuses qu’aux Etats Unis, les études canadiennes coûtent bien plus cher qu’une scolarité française classique, ainsi il faut compter en moyenne 17 000 euros pour une année de Bachelor et 11 000 euros pour une année de master ou de doctorat. De même que son voisin du Sud, le Canada a actuellement ses frontières internationales fermées et des règles de confinements sont en cours dans différentes provinces, il peut dès lors être difficile de prévoir avec fiabilité une arrivée prochaine pour un étudiant.

Étudier au Japon

Leader en Asie, le Japon est un pays associé au dépaysement, à l’excellence et à l’aventure. Le pays du soleil levant, connu pour sa sécurité et sa culture est une destination phare pour les étudiants en 2021, notamment en raison de sa gestion du Covid19 qui n’a que très peu impacté la vie des locaux. Une mobilité au Japon constituerait définitivement un atout pour tout étudiant, en particulier dans les domaines scientifiques et technologiques.Attention, si un bac français permet d’entrer à l’université au Japon sans passer par un échange universitaire, l’acceptation de l’étudiant sera conditionnée, entre autre, par la réussite d’un test passé en amont, sur place, destiné à valider le niveau du candidat.Là encore, si vous souhaitez entamer des études universitaires au Japon, hors échange conventionné par une université française, il vous faudra prévoir un budget scolarité important puisque les frais s’échelonnent entre 6 900 euros et 11 300 euros pour une année scolaire.Si les frontières japonaises ont été fermées pendant quelques mois en raison de la pandémie, elles ont ouvert progressivement depuis septembre 2020 et il est aujourd’hui possible pour les visas de longue durée (notamment les étudiants) de se rendre sur le territoire nippon sous conditions.

Étudier en Australie

L’Australie fait partie des grands favoris pour les étudiants souhaitant poursuivre des études à l’étranger puisque le pays, grâce à sa grande flexibilité dans les formations qu’il propose, semble une alternative sérieuse pour ceux qui cherchent un équilibre études/travail/vie privée. Si les places en programme d’échange ne sont pas suffisantes compte tenu de la demande élevée, il faudra compter entre 15 000 et 40 000 dollars l’année scolaire en inscription directe. De plus, l’Australie a également fait partie des pays à fermer rapidement leurs frontières internationales et à limiter au maximum les entrées sur ton territoire, par conséquent, seuls les ressortissants australiens et les étrangers détenteurs d’une résidence permanente ont pendant longtemps pu obtenir un droit de passage durant la pandémie. Si le gouvernement Australien semble envisager une réouverture des universités aux étudiants étrangers, les formalités de reprise de la scolarité internationale ne sont pas encore connues.

Étudier en Corée du Sud

Alors que la Corée du Sud rayonne déjà depuis longtemps en Asie, elle trouve une popularité grandissante en occident. La vague Hallyu, métaphore de la culture coréenne se popularisant dans le monde entier, se traduit par un intérêt grandissant de la part des étudiants pour le pays du matin clair. La réponse exemplaire de la Corée du Sud face au Covid19 a propulsé le pays sur le devant de la scène internationale, moderne mais ancré dans ses traditions, c’est un lieu idéal pour les étudiants cherchant un dépaysement culturel tout en conservant un mode de vie relativement similaire à celui de la France. Attention néanmoins à prévoir un budget suffisant si vous souhaitez partir hors du cadre d’un échange, dans la mesure où les études en Corée du Sud se payent par semestre et que les frais de scolarités débutent à 1500 dollars le semestre et montent jusqu’à 10 000$ en fonction des formations et des écoles. Le coût de la vie en Corée du sud se trouve être similaire à celui observé en France. Les frontières de la Corée du Sud ne sont actuellement pas fermées mais l’Etat exige que les voyageurs entrant sur son territoire prennent un certain nombre de mesures qui peuvent s’avérer coûteuses, afin de limiter la propagation du virus (propagation qui, malgré une gestion remarquable, connaît ces dernières semaines de nouveaux sommets).

Poursuivre ou repousser son projet

La pandémie actuelle bouleverse l’appréhension des études à l’étranger et il est difficile de prévoir une date de retour à la normale sur le plan international. De nombreuses universités continuent à fournir des enseignements à distance, même pour leurs étudiants « internationaux » pourtant restés dans leurs pays. Si l’expérience d’une mobilité étudiante se trouve forcément amputée d’une part non négligeable dans l’impossibilité de se rendre sur place, les étudiants devront décider au cas par cas de la poursuite de leur projet ou de l’intérêt de repousser leurs années de mobilités.

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