Amandine, étudiante en soins infirmiers : "Je passe la moitié du temps en stage"

Par Jonathan Grelier, publié le 14 Janvier 2022
4 min

Après une première année de PACES (devenue PASS ou L.AS), Amandine s’est réorientée vers les études de soins infirmiers. Aujourd’hui, elle ne regrette pas d'avoir privilégié une formation riche en stages et en pratique, en restant dans le domaine de la santé.

L’idée de devenir infirmière lui trottait depuis longtemps dans la tête. Mais Amandine le reconnaît : "Au début, ça a été un deuxième choix." Son bac scientifique avec spécialité SVT en poche, elle s’est d’abord frottée à la PACES – première année commune aux études de santé, remplacée depuis par le PASS (parcours spécifique "accès santé") ou la L.AS (licence avec option "accès santé") – qu’elle a redoublée.

Finalement, l'étudiante décide de se réorienter vers des études d’infirmier. Et intègre, à la rentrée de février 2020, l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) de l’hôpital Louis-Mourier, à Colombes (92), près de Paris. Une décision qu'elle approuve un peu plus chaque jour.

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Focus sur les stages et la pratique pendant les études en soins infirmiers

Désormais, l’apprentie infirmière de 22 ans en est convaincue : "Si ça n’a pas fonctionné en PACES, c’est parce que c’était beaucoup trop théorique pour moi." En effet, être "la moitié du temps en stage" est le "gros point positif" de sa formation. Répartie en six semestres, soit trois ans, elle est divisée en 2.100 heures de cours et 2.100 heures de stages. "On met très vite en œuvre ce qu’on apprend, c’est une formation très pratique", apprécie l’étudiante.

Si le premier semestre est plus chargé en cours, du deuxième au cinquième semestres, le format est de dix semaines de cours et dix semaines de stages. Le sixième semestre est, lui, plus professionnalisant. "Le dernier semestre est consacré à un stage pré-professionnel, par exemple dans le service où je voudrais travailler par la suite", commente Amandine.

Quatre secteurs doivent obligatoirement être explorés par les étudiants en soins infirmiers. À mi-parcours, Amandine les a déjà tous faits. "Je suis allée en EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), en médecine interne, en psychiatrie, en pédiatrie et en soins de suite et de réadaptation en oncologie (prise en charge des cancers)", raconte-t-elle. Des stages largement marqués par la crise sanitaire de ces deux dernières années.

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Garder un œil sur la théorie, même pendant les stages

Pour autant, même si cette formation d'infirmier reste très professionnalisante, il ne faut pas négliger les cours. Parmi les enseignements théoriques dispensés, l’étudiante cite la pharmacologie, "où l’on apprend à préparer des antibiotiques, ce que sont les médicaments et leurs effets indésirables", l’anatomie humaine, "pour comprendre comment le corps fonctionne" et les cours sur les maladies et leurs conséquences.

"La théorie est primordiale pour prendre en charge correctement les patients et il faut vraiment réviser au fur et à mesure", ajoute-t-elle. "Mon conseil le plus important est de ne pas arrêter de travailler ses cours pendant les stages, sinon il y a un risque de prendre un retard monstre."

À l’avenir, l’étudiante envisage de travailler aux urgences ou pour la SMUR (structure mobile d’urgence et de réanimation) pédiatrique. "Je pense commencer à l’AP-HP (le CHU de Paris et d’Île-de-France) car il y a de nombreux types de patients", conclut-elle.

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