Cinq choses à savoir sur les formations du paramédical

Par Pauline Bluteau, publié le 04 Decembre 2020
5 min

Compétences attendues, modalités d’admission, insertion professionnelle… Bien que très différentes les unes des autres, les formations qui mènent aux métiers du paramédical ont plusieurs points communs. Voici un petit aperçu de ce que vous devez savoir.

Ce n’est un secret pour personne et pourtant, on a peut-être tendance à oublier que les formations en santé ne se limitent pas à la médecine. Le milieu du paramédical offre, en effet, de nombreuses possibilités professionnelles, parfois très éloignées les unes des autres. Chacun peut donc s’épanouir dans ce domaine, à condition d’avoir envie de donner de son temps et de son énergie pour les autres. Récap' des cinq choses à savoir sur les études en paramédical.

1. Cinq grandes catégories de formations paramédicales

Le domaine du paramédical est extrêmement vaste. Il existe des dizaines de métiers très différents et souvent très spécialisés. Parmi les plus connus : aide-soignant, infirmier, audioprothésiste, ambulancier, psychomotricien, auxiliaire de puériculture, prothésiste dentaire, diététicien, technicien de laboratoire, technicien d’analyses biomédicales, ostéopathe, opticien

Ils sont répartis en cinq grandes familles : métiers du soin, alimentation et bien-être, rééducation, appareillage et assistance médicale et technique. Certaines professions comme celle d’ergothérapeute ou d’orthophoniste peuvent d’ailleurs faire partie de plusieurs catégories.

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2. Des qualités humaines plutôt que strictement scientifiques

Même si les formations sont très différentes, les qualités requises et les compétences attendues sont quant à elles assez similaires. Comme l’explique Thi Mai Tran, directrice du département d’orthophonie à l’université de Lille : "Il faut aimer les gens et aimer accompagner ses patients." Avoir le sens du relationnel, savoir travailler en équipe, aimer communiquer font partie des indispensables. Car en dehors des patients, vous serez amené à collaborer avec d’autres professionnels de santé. Vous devez donc savoir vous exprimer à l’oral comme à l’écrit pour transmettre des informations, savoir analyser une situation, être organisé et rigoureux… La maitrise des outils numériques et de l’anglais est également essentielle.

"Les étudiants doivent être attirés par le milieu médical en général", confirme aussi Lucie Lambert, responsable de la formation à l’Institut supérieur d’optique de Nancy. Des bases scientifiques sont donc souhaitables notamment en sciences de la vie et aussi en etrret en mathématiques. Mais attention, les formations ne recherchent pas seulement des scientifiques. Tous les profils sont acceptés.

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3. Des formations sélectives sur Parcoursup

D’ailleurs, concernant l’admission, les formations sont davantage attentives à votre motivation. La plupart ont supprimé leurs concours d’entrée et se basent désormais uniquement sur votre dossier (bulletins scolaires, appréciations, CV, lettre de motivation…). Quelques établissements continuent également d’organiser des entretiens de motivation.

Depuis 2020, la totalité des formations du paramédical ont intégré Parcoursup. Vous pourrez donc postuler dès le 20 janvier 2021. À savoir, toutes les formations paramédicales sont sélectives (BTS, BUT, instituts…) et parfois très demandées par les bacheliers comme le diplôme infirmier. Pensez à ajouter des vœux en licence pour mettre toutes vos chances de votre côté.

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4. Entre un et cinq ans d’études

Les cursus sont généralement assez courts. Certaines formations comme ambulancier ou assistant dentaire recrutent sans le bac et vous permettent d’être diplômé en seulement quelques mois. La majorité des formations durent deux voire trois ans. Vous obtenez alors un diplôme d’État ou bien un BTS, un BUT (ex-DUT) ou un certificat d’études. Les orthophonistes sont quant à eux diplômés au bout de cinq ans.

Il arrive aussi que les étudiants poursuivent leur cursus jusqu’au grade master pour se spécialiser davantage dans leur domaine. À titre d’exemple, après leur BTS, les diététiciens peuvent par exemple entrer dans une école d’agronomie ou d’ingénieurs pour travailler à terme dans l’industrie agro-alimentaire.

5. Une excellente insertion professionnelle

Tous ces métiers recrutent ! Le taux d’employabilité est excellent et frôle souvent les 100%. Les lieux d’exercice des diplômés sont aussi très divers : dans les structures médico-sociales, en hôpital ou en tant que libéral dans un cabinet… Nombreux sont les professionnels qui deviennent ainsi leur propre patron. Dernière chose à savoir : le milieu est plutôt féminin. "Mais on serait vraiment très heureux d’accueillir plus d’hommes dans nos formations !", assure Thi Mai Tran.

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