Lisa, étudiante en médecine : "Je veux être médecin parce que c’est un métier humain"

Par Jonathan Grelier, publié le 02 Février 2022
3 min

Lisa, externe en médecine à l'université de Nantes, est passionnée par son futur métier. Pour l'Etudiant, elle dit tout sur sa formation entre les cours très théoriques et les stages indispensables à la pratique.

"J’étais une bonne élève et j’ai choisi les études de santé après mon bac S car c’était la mode. Originaire du Vaucluse (84), je suis allée étudier à Marseille (13) mais je n’ai pas eu médecine du premier coup. La première année est dure psychologiquement. Elle nous montre qu’on a une bonne mémoire mais bachoter à fond ne nous dit pas si on est fait pour ce métier.

Finalement, ce n’est qu’une fois le concours obtenu que j’ai su que je voulais être médecin, après un stage pour apprendre les premiers gestes infirmiers. Je veux d’ailleurs donner un conseil pour la première année : il ne faut surtout pas culpabiliser quand on s’accorde un peu de temps libre, pour regarder un film par exemple.

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En deuxième année, les matières sont plus liées au métier de médecin : cardiologie, pneumologie, neurologie… Mais ça reste très théorique. J’ai effectué trois stages courts, d’abord dans un labo, puis en cardiologie, et ensuite en chirurgie plastique. À partir de ma troisième année, j’ai rejoint l’université de Nantes (44). J’avais stage le matin et cours l’après-midi, le but étant de découvrir beaucoup de services hospitaliers.

Les trois premières années, on apprend le fonctionnement normal du corps humain. À compter de la quatrième année, on se penche sur les pathologies. On alterne un mois de stage et un mois de cours jusqu’à la sixième année de médecine.

L'internat de médecine : l'étape finale avant le diplôme

C'est justement à la fin de mon externat que je passerai les épreuves classantes nationales (ECN), un concours pour choisir sa spécialité et le lieu de l’internat à l’hôpital (concours qui sera supprimé à partir de 2023–2024, les étudiants actuellement en quatrième année seront les premiers à bénéficier de cette réforme, ndlr). J’aimerais faire de la médecine interne car c’est une spécialité transversale. Il faut être polyvalent et s’occuper notamment des cas complexes et maladies auto-immunes.

Dans ma formation, on fait pas mal de pratique, c’est cool ! J’apprécie de pouvoir aider et créer des relations avec mes patients, même si j’ai constaté que cela pouvait être difficile en CHU par manque de temps. Cela n’empêche que je veux faire ce métier parce que c’est un métier humain."

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