1. Parcoursup : où reste-t-il des places ?
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Parcoursup : où reste-t-il des places ?

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Le 11 juillet 2019, il restait 5.251 formations disponibles en phase complémentaire sur Parcoursup. // © letudiant.fr
Le 11 juillet 2019, il restait 5.251 formations disponibles en phase complémentaire sur Parcoursup. // © letudiant.fr

Ouverte depuis le 25 juin, la phase complémentaire de Parcoursup permet de formuler de nouveaux vœux. Et cela jusqu’à la fin de la procédure, le 14 septembre. Mais seules les formations qui ont encore des places disponibles sont ouvertes à cette deuxième vague. L’Etudiant fait le point sur celles où il est encore possible de postuler.

Le 11 juillet 2019, d’après la carte interactive de Parcoursup, il restait parmi les 5.251 formations disponibles en phase complémentaire : 2.415 BTS, 1.442 licences, 333 CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles), 273 DUT et 184 formations d'ingénieurs. Les trois quarts (3.891) sont publiques.

Des chiffres qui bougent sans cesse, au gré des places prises ou libérées. Le 10 juillet, Parcoursup ne dénombrait que 4.784 formations disponibles. "Cette carte est actualisée chaque jour. De nouvelles formations sont proposées régulièrement", avertit la plate-forme. D'autant que "des discussions se sont ouvertes dans les établissements, avec l'État, pour créer de nouvelles places", explique Guillaume Gellé, président de la commission formation de la CPU (Conférence des présidents d'université).

Juste après les résultats du bac, presque aucune PACES (première année commune aux études de santé) ne s'affichait sur la carte. Mais le 11 juillet, 23 d'entre elles disposaient à nouveau de places, à Rennes, Strasbourg ou encore Toulouse.

Des places en licence… mais pas dans les filières en tension

Quasi toutes les licences les plus prisées ont encore des disponibilités : langues étrangères appliquées (146 formations), sciences de la vie (42), administration économique et sociale (27), histoire (133), maths (81), économie et gestion (79), etc. "Il nous reste de la place partout", informe par exemple Lynne Franjié, la vice-présidente de l'université de Lille. Sauf en STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) et en sciences de l'éducation, deux filières "en grande tension", ainsi que dans certains DEUST (diplômes d'études universitaires scientifiques et techniques) et DUT (diplômes universitaires de technologie), sélectifs.

En STAPS, d'ailleurs, il ne reste des places qu'en Guadeloupe, en Polynésie ou à… Soissons. Les possibilités sont très limitées également en psychologie, avec seulement 10 formations ouvertes aux vœux complémentaires, la plupart dans le privé, ou bien en Corse ou en outre-mer.

En droit, il ne reste plus de places dans les facultés les plus prisées, à Paris notamment, hormis sur quelques créneaux très spécifiques (droit français et italien, etc.). "La région parisienne est plus en tension, mais ce n'est pas le cas de toutes les universités. Il reste pas mal de places dans certaines, parfois à une heure de transports en commun de Paris", avance Guillaume Gellé.

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Pensez aux filières sélectives

Quant aux classes prépas, 333 ont encore des disponibilités, dans presque tous les domaines, hormis agro-véto (7 formations vacantes seulement) : 69 en lettres, plus de 100 en économie ou 51 en PCSI (physique, chimie et sciences de l'ingénieur), pourtant 8e formation la plus demandée, toutes filières confondues.

Sixièmes dans ce même classement, les prépas MPSI (maths, physique et sciences de l'ingénieur) sont aussi concernées : 29 ont encore de la place, dont 18 publiques, principalement dans des villes moyennes. "Ce sont des prépas plus petites, qui attirent peut-être un peu moins", analyse Pascal Charpentier, le vice-président de l'association des proviseurs de lycée à classes préparatoires aux grandes écoles.

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Du côté des BTS (brevets de technicien supérieur), il reste aussi des possibilités, même dans les formations les plus prisées. Ainsi, 245 BTS MCO (management commercial opérationnel) peuvent encore accueillir des candidats. C'est pourtant la quatrième formation la plus demandée. Idem pour les BTS négociation et digitalisation de la relation client (10e, 187 formations disponibles), commerce international à référentiel européen (12e, 63) et gestion de la PME (16e, 265).

Bruno Bobkiewicz recommande, en plus des nouveaux vœux formulés via la plate-forme, de s'adresser à la CAES (commission d'accès à l'enseignement supérieur) de son académie. "Elle offre plus de souplesse, elle peut préempter des places sans tenir compte du bac d'origine."