Vœux en attente sur Parcoursup : comment rester motivé ?

Par Pauline Bluteau, publié le 22 Juin 2020
6 min

Un mois après l’ouverture de la phase d’admission sur Parcoursup, 160.000 candidats n’ont toujours pas obtenu de réponses positives à leurs vœux. Le stress monte mais ce n’est pas pour autant que vous devez baisser les bras.

Parcoursup aura une fois de plus mis les candidats à rude épreuve. L’attente commence à être (très) longue pour tous ceux qui n’ont pas reçu de proposition d’admission pour la rentrée prochaine. Même si ce marathon n’en finit pas, il ne doit pas amoindrir votre motivation.

Conseil 1 : gardez votre objectif en tête

Ouverte depuis le 19 mai dernier, la phase d’admission s’étend encore jusqu’au 17 juillet. Vous êtes donc à mi-parcours et rassurez-vous rien n’est perdu pour autant. "Les listes d’attente vont encore bouger, notamment au moment des résultats du bac", assure Catherine Thuet, psychologue de l’éducation nationale à Metz (57). Vous devez vous montrer patient, des places peuvent même se libérer jusqu’en septembre prochain.

"On a l’impression que les listes d’attente n’avancent plus mais le 8 juillet, les candidats vont certainement abandonner tous leurs vœux de secours s’ils ont obtenu une proposition", complète Jean-Gilles Romero, professeur principal en terminale ES au lycée Fénelon Sainte-Marie à Paris. Autre date à retenir juste avant les résultats du bac : le point d’étape qui se déroule entre le 29 juin et le 1er juillet. Il concerne tous les candidats en attente sur Parcoursup. Le but : que vous ne confirmiez que les vœux que vous souhaitez vraiment.

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Conseil 2 : analysez vos chances de réussite

Soyez vigilant, plusieurs indicateurs vous permettent de savoir si vous avez encore toutes vos chances d’atteindre votre objectif. "Il faut aussi être réaliste et pouvoir se dire, objectivement, qu’on a toutes ses chances ou non d’intégrer la formation souhaitée", estime la psychologue. Fiez-vous à votre rang sur la liste d’appel, votre rang sur la liste d’attente et le rang du dernier candidat appelé en 2019 et en 2020. "On peut parfois être 800e sur la liste d’attente et parvenir à intégrer la formation, rien n’est perdu !" rappelle Jean-Gilles Romero.

Faites le tri entre les vœux qui vous tiennent à cœur, ceux qui vous laissent indifférents et les vœux de secours. Cela vous permettra d’y voir plus clair. "Je conseille tout de même aux candidats de garder le plus de vœux possibles pour être sûr d’entrer dans le supérieur à la rentrée même si ce n’est pas la formation rêvée", concède Catherine Thuet.

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Conseil 3 : étudiez toutes les pistes

Pour mettre toutes vos chances de votre côté, prévoyez donc un plan B voire un plan C. Commencez par vous inscrire à la phase complémentaire de Parcoursup. Elle vous permet de faire dix nouveaux vœux dans des formations où des places sont encore vacantes. "Il faut regarder tous les jours si des places se libèrent, recommande la psychologue. Cette procédure demande d’être capable d’élargir ses vœux, d’être mobile et donc peut-être de devoir retravailler son projet d’orientation."

Voyez aussi plus loin que vos études. Cela ne signifie pas pour autant que vous devez abandonner votre projet initial. L’année de césure ou les missions en service civique peuvent vous permettre de réfléchir à votre orientation mais attention aux dérives. "C’est important de garder un rythme et d’être encadré", admet la psychologue.

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Conseil 4 : restez dans la course coûte que coûte

Posez-vous les bonnes questions : qu’est-ce qui fait que vous êtes sur liste d’attente ? D’autres formations vous permettront sans doute d’atteindre le même objectif même si le parcours semble parfois plus long que prévu. "L’un de mes élèves a été refusé dans les écoles d’architecture. Je l’ai incité à effectuer des vœux en licence de géographie, au cas où. Ne rien avoir est pire que tout, il faut pouvoir s’accrocher à quelque chose et à le tourner de manière positive, estime Jean-Gilles Romero. Je ne pouvais pas proposer à cet élève de faire du dessin dans sa chambre pendant un an. En licence il sera encadré et pourra développer d’autres compétences."

Même son de cloche de la part de Catherine Thuet : "On peut toujours prendre six mois ou un an pour se réorienter, cela ne veut pas dire qu’il faut perdre espoir puisqu’il y a toujours des solutions." Prenez le temps de vous interroger sur vos motivations et votre projet professionnel, "il n’y a jamais une seule formation qui nous plait".

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Conseil 5 : faites-vous coacher

Pour vous accompagner, vous pouvez toujours demander l’avis de vos professeurs. Mais aussi à des professionnels au sein de votre établissement, dans les CIO (centres d’information et d’orientation) ou les SCUIO (service commun universitaire d’information et d’orientation). Ces conseillers vous aideront à trouver des passerelles et des formations adaptées à votre projet. "On est aussi là pour rassurer les candidats sur la suite de leurs études. À nous de leur expliquer qu’il faut être prêt à accepter des contraintes pour obtenir ce qu’on veut. Il faut rester ouvert à toutes les propositions !"

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