1. Lifestyle
  2. Confinement : les associations étudiantes se bougent pendant la crise sanitaire
En bref

Confinement : les associations étudiantes se bougent pendant la crise sanitaire

Envoyer cet article à un ami
L’ANESTAPS propose tous les jours des challenges "Bouge du Canap" via ses réseaux sociaux // © Twitter ANESTAPS
L’ANESTAPS propose tous les jours des challenges "Bouge du Canap" via ses réseaux sociaux // © Twitter ANESTAPS

Qui a dit que le confinement sonnerait la fin des initiatives étudiantes ? Entraide, partage de cours, groupes de discussions… Depuis quelques semaines, les associations rivalisent d’inventivité pour maintenir un lien avec l’extérieur. Petit tour d’horizon.

Que ce soit au niveau local ou national, les associations étudiantes ne cessent de se montrer volontaires. Après l’annonce du confinement, en vigueur depuis le 16 mars, plusieurs d’entres elles ont créé des plateformes pour venir en aide à la fois aux étudiants et aux professionnels. En pleine période d’urgence sanitaire face à la pandémie de coronavirus, les idées ne manquent pas.

Lire aussi : Stages et confinement : ce que vous devez savoir, ce que vous devez faire

Faciliter la diffusion d’informations

En tant que grandes associations étudiantes, la FAGE (fédération des associations générales étudiantes) et l’UNEF (union nationale des étudiants de France) se sont servies de leurs réseaux pour créer des groupes de discussions grâce à l’application Télégram. "On fait passer des informations plusieurs fois par jour, à la fois sur les études, les mesures de confinement ou pour se divertir", explique Orlane François, présidente de la FAGE. Le groupe compte déjà plus de 1.000 membres.

D’après la présidente de l’UNEF, les questions les plus fréquentes concernent surtout l’organisation des examens, des stages et l’obtention des aides sociales. "Les informations tombent au compte-gouttes. On voulait trouver un moyen simple de toutes les regrouper pour que ce soit plus facile pour les étudiants", raconte Mélanie Luce. L’UNEF travaille aussi avec d’autres associations lycéennes et de parents d’élèves via la plateforme Covid-19 : SOS Education pour répondre aux différentes problématiques.

Lire aussi : Travail à distance, vacances avant l'heure : les étudiants s'adaptent au confinement

Partager ses connaissances pour assurer la continuité pédagogique

Régulièrement en contact avec le ministère de l’Enseignement supérieur, les deux présidentes prennent à cœur leur rôle d’intermédiaire auprès des étudiants. En dehors des informations transmises au quotidien concernant la pandémie, les associations s’organisent aussi pour assurer la continuité pédagogique.

La FAGE, en lien avec l’association Article 1, a par exemple créé la plateforme #RéussiteVirale pour permettre aux étudiants de partager leurs cours et leurs connaissances avec les lycéens. La FNESI (fédération nationale des étudiants en soins infirmiers) met également des fiches de révision à disposition via le site AgoraMed.

 Un exemple de fiche de révision de la FNESI. // © Capture d'écran
Un exemple de fiche de révision de la FNESI. // © Capture d'écran

L’entraide et la solidarité au rendez-vous

D’autres associations privilégient l’entraide avec les professionnels. C’est le cas de l’ANEPF (association nationale des étudiants en pharmacie de France) qui a créé la plateforme Pharm’Help avec l’ordre des pharmaciens. Le site met en relation les étudiants et les officines qui ont besoin de main d’œuvre supplémentaire. "Pour nous, l’objectif est avant tout que les pharmacies puissent assurer le service. Il y avait une forte demande de la part des pharmaciens mais aussi des étudiants qui voulaient être contributeurs pendant la crise. Ce site était une bonne alternative", indique Gautier Davrainville-Simonato, président de l’ANEPF. L’association assure que le site fonctionnera uniquement pendant la période de crise sanitaire. Seuls les étudiants qui sont au moins en troisième année de pharmacie peuvent répondre aux annonces car ils ont déjà le diplôme de préparateur en pharmacie.

Les élèves-ingénieurs d’IMT Atlantique et d’EPITECH ont quant à eux proposé leurs services aux entreprises mettant en place le télétravail. Les étudiants suggèrent, à distance, des outils adaptés aux besoins de leurs clients. "Cela va des bases de données à des applications de communication en passant par des espaces de travail collaboratif, explique Charles Deguille, responsable du développement commercial de Junior Atlantique. Comme on travaille déjà dans l’informatique, on peut aussi créer de nouveaux logiciels de gestions de projets." La junior-entreprise d’IMT Atlantique a même développé un partenariat avec celle de Sciences po Rennes pour offrir des prestations plus complètes aux entreprises, notamment en matière de management.

Lire aussi : Coronavirus : universités et écoles viennent en aide aux hôpitaux

Prendre soin les uns des autres

Certaines associations ont préféré mettre l’accent sur le bien-être des étudiants. Notamment en les incitant à faire du sport. L’ANESTAPS (association nationale des étudiants en STAPS) propose tous les jours des challenges "Bouge du Canap" via ses réseaux sociaux.

L'ANESTAPS a créé des affiches pour inciter les étudiants à faire du sport. // © Capture d'écran ANESTAPS
L'ANESTAPS a créé des affiches pour inciter les étudiants à faire du sport. // © Capture d'écran ANESTAPS

La question du soutien psychologique est aussi très importante. À Strasbourg et à Lille, les associations étudiantes locales ont créé des groupes de discussions pour sortir les étudiants de l’isolement. "Il y a différentes discussions, sur le sport, la musique, le do it yourself… Chacun peut lancer des sujets de conversation et partager des bons plans", explique Matthias Biscaras, vice-président en charge de la formation à la FAEL (fédération des associations étudiantes de Lille).

Les discussions sur le groupe Discord de la FAEL sont ouvertes à tous les étudiants. // © Capture d'écran
Les discussions sur le groupe Discord de la FAEL sont ouvertes à tous les étudiants. // © Capture d'écran

L’association souhaiterait également mettre en place un dispositif d’appels avec des étudiants en master 2 de psychologie voire des psychologues. Un dispositif qui existe déjà à la FACE 06 (fédération des associations et corporations étudiantes des Alpes-Maritimes) dont la hotline téléphonique est accessible de 10 heures à 20 heures. De son côté, l’UNEF renvoie les étudiants vers la plateforme Doctopsy ou la mutuelle étudiante LMDE qui organisent des permanences téléphoniques pour accompagner les étudiants.