Atlas dévoile les 10 métiers du digital les plus porteurs !

Par L'Etudiant Fab, publié le 03 Février 2022
12 min

Aujourd’hui, échanger des messages sur WhatsApp et publier des photos sur Instagram est devenu aussi naturel que respirer. Il n’empêche que nous sommes peu au fait du monde d’opportunités professionnelles que constitue le digital. Et pourtant, en regardant derrière l’écran, on se rend compte que le secteur est très porteur. La révolution numérique touche tous les domaines d’activité et l’offre d’emploi est très forte. Atlas dresse ainsi une liste de 10 métiers particulièrement porteurs.

Commençons par des chiffres[1] qui donnent le tournis (mieux vaut vous asseoir) : 212 000, c’est le nombre de postes à pourvoir dans le digital d’ici 2022, rien qu’en France. Soit près de trois Stade de France. C’est tout simplement colossal ! Une dynamique qui ne risque pas de s’arrêter en si bon chemin puisqu’on estime que 80 % des métiers de 2030 n’existent pas encore. Eh oui, vous ne le savez peut-être pas, mais demain, vous pourriez bien devenir « coach de chatbot », par exemple, soyons fous ! Par ailleurs, le secteur manque de candidats, 72 % des entreprises de province et 61 % des sociétés franciliennes rencontrent des difficultés de recrutement[2]. En plus des perspectives d’embauche, le digital propose un vrai confort et de la sécurité et ça, franchement, on aime ! La filière comprend en effet près de 93 % de CDI contre seulement 72 % dans le reste de l’économie. Des chiffres remarquables, sur lesquels Atlas entend bien communiquer. Et pour cause, cet opérateur de compétences a pour mission d’accompagner la formation professionnelle.

Les métiers du digital sont partout

La raison de telles stats est simple : les métiers du numérique se déploient dans tous les secteurs d’activité. On les retrouve par exemple dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de l’automobile, bref, partout ! Big data, gestion et sécurisation des données, cloud, intelligence artificielle… Le digital constitue à chaque fois un véritable levier de performance et d’innovation. C’est the place to be pour un jeune diplômé !

10 profils que les recruteurs s’arrachent

Le digital, c’est un large éventail de professions, mais Atlas a établi un top 10 des métiers encore plus porteurs que les autres.

#1. UX designer, l’altruiste

Missions. On ne va pas se mentir, « UX », un terme un peu barbare qui signifie « User eXperience » (« expérience utilisateur », pour ceux qui auraient séché trop de cours d’anglais). L’UX designer pense au-delà de la fonctionnalité pour rendre une interface plus ergonomique et intuitive. Il commence par mener sa petite enquête façon Columbo pour déterminer les attentes des utilisateurs au moyen d’interviews, de sondages et d’études de terrain. Il entre ensuite dans le vif du sujet, avec la phase d’idéation, de conception et enfin, de prototypage.

Profil type. L’UX designer est doté d’une bonne culture digitale et marketing. Empathique et attentif, il aime échanger avec les utilisateurs et toutes les parties prenantes.

Formation. Bac +5. S’il n’existe pas de formation dédiée, un cursus dans les domaines du digital, du multimédia, de l’informatique, des arts numériques ou de l’infographie est tout indiqué. Il est recommandé de poursuivre par une formation en école d’art ou un master en psychologie ou en sociologie.

#2. Chef de projet digital, le chef d’orchestre

Missions. Le chef de projet digital est avant tout le chef d’orchestre d’un projet. Il donne le tempo à plusieurs professionnels (développeurs, graphistes, rédacteurs, webmasters, hébergeurs, référenceurs…). Il rédige le cahier des charges, planifie les étapes de production, veille au respect des délais et des budgets et s’assure de l’atteinte des objectifs et de la satisfaction client.

Profil type. Rigoureux par nature, le chef de projet digital doit être capable de gérer plusieurs projets simultanément, avec de nombreux interlocuteurs.

Formation. Bac +5 dans le domaine du web et de l’informatique en université, en école spécialisée ou encore en école d’ingénieurs.

#3. SEM manager, le stratège

Missions. On entre là dans l’univers du référencement web. SEM signifie « Search Engine Marketing ». Hum… O.K., mais qu’est-ce que le « Search Engine Marketing » ? Il s’agit des procédés de référencement payant (liens promotionnels, mots-clés, bannières…). En fonction des objectifs de son client, le SEM manager propose une stratégie de référencement adaptée. Il assure aussi le paramétrage et le suivi des performances des campagnes.

Profil type. Le SEM manager est à l’aise avec les chiffres. Il doit pouvoir les produire et les analyser facilement, par exemple pour ajuster une campagne en live.

Formation. Bac +5 en école de commerce ou à l’université avec une spécialisation en webmarketing, e-commerce ou multimédia et internet.

#4. Développeur web/mobile, le polyglotte

Missions. Le développeur crée des logiciels, des sites ou des applications en rédigeant des lignes de code informatique. Il assure également la maintenance et les évolutions des supports.

Profil type. Il maîtrise l’anglais et différents langages informatiques (Python et Java, notamment). Le développeur est très rigoureux et doit être capable de sortir le nez de ses lignes de code pour prendre de la hauteur et comprendre les enjeux du client. Enfin, il doit être débrouillard pour contourner tous les obstacles qui se dressent sur sa route (et ils sont nombreux), et ne pas s’arracher les cheveux. À ce titre, être chauve constitue un plus non négligeable.

Formation. Bac +2 (BTS ou DUT Informatique) à bac +5 en informatique (école d’ingénieurs ou école spécialisée). Un bac +5 permet d’obtenir plus de responsabilités dès le départ.

#5. Consultant CRM, le grand frère

Missions. Le consultant CRM (Customer Relationship Management) est un spécialiste de la relation client. Il intervient en tant que prestataire pour épauler des entreprises dans leurs relations clients. En fait, le consultant CRM, c’est un peu Pascal le grand frère, le survèt’ en moins. Il étudie les besoins des clients des entreprises dont il a la charge, il les aide à mettre en place des campagnes de fidélisation et des solutions d’optimisation de la relation client et il forme le personnel en conséquence.

Profil type. Il maîtrise tous les outils de gestion de la relation client. Il lui faut aussi disposer de vraies qualités d’écoute et d’un bon relationnel.

Formation. Bac +5. École d’ingénieurs ou de commerce, master pro Relation client et Marketing, Sciences du Management, MBA ou École d’information et de communication.

#6. Community manager, le bon copain

Missions. Les yeux vissés sur son téléphone, il est le relais d’une marque sur les réseaux. Il y développe une communication en phase avec les objectifs de celle-ci. Il gère aussi les situations de crise et veille à la modération des échanges et à l’e-réputation de l’enseigne. Son rôle est également de fédérer la communauté autour de valeurs partagées et d’accroître son volume.

Profil type. Il doit disposer d’une bonne culture générale et digitale et maîtriser la production de contenus digitaux (rédaction, photos, vidéos…).

Formation. Bac +5. Université, école de commerce, IAE, IEP avec, dans l’idéal, une spécialisation internet/nouveaux médias.

#7. Data scientist, l’intello

Missions. Le data scientist est clairement la grosse cote de la liste ! Et pour cause, toutes les entreprises cherchent à exploiter les trillions d’octets de données générées chaque jour sur internet. Le data scientist est là pour dégager des informations stratégiques à partir de données brutes.

Profil type. Il maîtrise les principaux outils de traitement des données et possède un goût prononcé pour les chiffres.

Formation. Bac +5. Grandes écoles d’ingénieurs avec spécialité en statistiques ou cursus de haut niveau en statistiques, ou formation universitaire en statistiques.

#8. Administrateur système et réseaux, le technicien

Missions. Un bon réseau informatique est à une entreprise ce qu’une soirée raclette est à l’hiver : un incontournable. L’administrateur Système et réseaux est le garant du matériel informatique utilisé dans l’entreprise (stock, puissance, logiciels, paramétrage…). Côté données, il fait en sorte que les équipes aient accès à tout ce dont elles ont besoin et il sécurise le système pour éviter toute perte ou fuite.

Profil type. Il est polyvalent, maîtrise tous les systèmes d’exploitation et environnements réseaux et dispose de bonnes notions en matière de langages informatiques et de structures de bases de données. Enfin, lorsqu’un bug intervient, il doit savoir garder son sang-froid.

Formation. Bac +2 à bac +5. BTS informatique et réseau, licence Métiers de l’informatique option Administration des systèmes et réseaux, master Informatique, master en Réseaux et télécommunications ou encore formation d’ingénieur en réseaux.

#9. Expert en cybersécurité, le rempart

Missions. L’expert en cybersécurité, c’est un peu La Montagne dans GOT. C’est un preux chevalier, spécialisé dans la sécurité du système informatique et la protection des données. Dans un premier temps, il débusque les failles du système informatique de l’entreprise. Il protège les données via la gestion des mots de passe, les pare-feux, les antivirus et il s’assure du respect des bonnes pratiques par les salariés.

Profil type. L’expert en cybersécurité possède des connaissances hors du commun en matière de développement de système, d’administration de réseaux et de normes de sécurité. Il maîtrise les outils de chiffrement des disques durs, d’identification et de pare-feu.

Formation. Bac +5. École d’ingénieurs avec une spécialisation en cryptologie et sécurité informatique, ou master professionnel en sécurité des systèmes d’information. À noter qu’une première expérience en tant qu’administrateur Système et réseaux est incontournable.

#10. Ingénieur IA, le chercheur

Missions. À la fois chercheur et informaticien, il analyse le fonctionnement du cerveau humain sur une problématique particulière. Il conçoit ensuite des programmes informatiques innovants disposant des mêmes capacités cognitives que l’homme (apprendre, analyser, prédire). Il travaille en équipe avec tout un réseau de professionnels (statisticien, automaticien, linguiste, ergonome, etc.).

Profil type. Ce professionnel est à l’aise avec les mathématiques et les statistiques. Il maîtrise également toutes les branches de l’IA.

Formation. Bac +5 à bac +6. Master ou diplôme d’ingénieur, mastère spécialisé en IA.

L’alternance, la voie royale vers les métiers du digital

Dans sa mission d’accompagnement de la formation professionnelle, Atlas accorde une place de choix au développement de l’alternance. Et ça tombe bien, car la plupart des métiers du numérique sont ouverts à l’alternance. Et ça, c’est une très bonne nouvelle !

D’une part, parce que cela permet de booster son employabilité. L’alternance permet en effet de développer de solides compétences professionnelles, d’ailleurs bien souvent, les alternants sont recrutés par les entreprises qui les ont formés.

D’autre part, parce qu’elle est très intéressante financièrement. L’entreprise prend en charge les frais de scolarité et l’alternant bénéficie des avantages du salarié (rémunération, congés payés, remboursement d’une partie des frais de transport, Ticket Restaurant, comité d’entreprise…), tout en conservant son statut d’étudiant, avec les réductions et les aides qui vont avec.

Voilà, vous savez tout ! Alors, pour quel métier du numérique êtes-vous fait(e) ?

[1]. Conférence semestrielle de Syntec Numérique, décembre 2020 (opillec.fr – talentsdunumérique.com, 2018)
[2]. Études prospectives régionales sur les métiers du numérique, de l’ingénierie, du conseil, des études et de l’événement, réalisées par Kyu Lab pour l’OPIIEC – Consolidation nationale des études régionales, avril 2020

Articles les plus lus

A la Une métiers qui recrutent

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !