1. Maryam, 28 ans, créatrice de start-up : "J’avais envie d’apprendre le monde des affaires"
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Maryam, 28 ans, créatrice de start-up : "J’avais envie d’apprendre le monde des affaires"

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Myriam a monté son entreprise de A à Z : du business plan à la mise en place des cours d’anglais sur mesure. // © Cyril Entzmann/Divergence pour l'Etudiant
Myriam a monté son entreprise de A à Z : du business plan à la mise en place des cours d’anglais sur mesure. // © Cyril Entzmann/Divergence pour l'Etudiant

ILS GAGNENT 3.000 EUROS AVANT 30 ANS. Maryam, jeune diplômée de 28 ans, originaire du Qatar, a fondé sa société de cours de langues, MH Education, à Levallois. Retour sur le parcours de cette entrepreneuse.

Lancer seule sa société dans un pays étranger, sans réseau… C’est le défi que Maryam a relevé ! En octobre dernier, cette jeune Qatarie de 28 ans a inauguré son entreprise de cours d’anglais à Levallois (92), en région parisienne. À peine deux mois après le démarrage de son activité, Maryam se rémunère plus de 3.000 € net mensuels. "Je n’ai pas beaucoup à investir, je vends une prestation intellectuelle !", explique la jeune femme qui assure, seule, son business.

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Son parcours

Maryam a goûté très jeune à l’enseignement : "À 18 ans, j’ai eu un job d’enseignante pendant l’été, ça m’a beaucoup plus !" Après une jeunesse passée au Qatar, elle rejoint le Royaume-Uni pour y passer une licence de français et de science politique. Elle obtient ensuite un master 1 relations internationales à Sciences po Strasbourg (67), avant d’obtenir le CELTA (Certificate in English Language Teaching to Adults), un diplôme pour enseigner l’anglais aux adultes, et enfin le PGCE (Postgraduate Certificate in Secondary Education) en français et espagnol, l’équivalent du CAPES (certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré) français dans plusieurs pays anglo-saxons.

Lui vient alors l’idée, avec sa sœur, de monter une société de cours de langues en France. "Depuis 2011, j’avais envie de travailler ici et d’apprendre le monde des affaires." Un projet qu’elle reporte finalement, à la faveur d’un emploi au sein du service culturel d’un musée de Doha, qu’elle occupe pendant trois ans.

"Être étrangère est une difficulté en plus"

De retour en France, Maryam tente l’aventure, seule. Rapidement embauchée comme enseignante d’anglais dans de grandes écoles, elle s’attèle à son projet. "Il n’y avait pas d’entreprise de cours d’anglais sur mesure à Levallois-Perret [92] ; le besoin pouvait pourtant être important chez les étudiants et les adultes."

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Commence pour elle un parcours du combattant : "Être étrangère est une difficulté supplémentaire. Peu de personnes savaient comment m’aider ! J’ai passé des heures en bibliothèque à étudier des business plans, et je me suis beaucoup déplacée pour mes démarches !" Trouver une agence de communication pour son site Web, un comptable, un local, monter des partenariats, acquérir des manuels… Maryam a tout fait elle-même !

"Quand on est seule, il ne faut pas s’arrêter au premier obstacle !"

Continuant d’enseigner dans deux écoles (elle facture désormais au nom de sa société), elle assure aussi l’ensemble des cours particuliers de son entreprise. "J’aide beaucoup de jeunes à monter leurs dossiers pour effectuer des études à l’international", ajoute Maryam, dont le plus jeune élève a 12 ans ! Un quotidien qui lui laisse peu de place pour les loisirs. "On ne peut pas faire ce métier si on n’est pas motivé ! Mais le week-end, j’essaie de faire du sport, confie-t-elle. Quand on est seule, il ne faut jamais s’arrêter au premier obstacle !"