Comment je suis devenue auxiliaire spécialisé vétérinaire

Par Florian Dacheux, publié le 16 Avril 2020
5 min

À 25 ans, Philippine Perriol est auxiliaire spécialisé vétérinaire dans la région de Nantes après un parcours atypique. Elle exerce aujourd’hui un métier en adéquation avec sa personnalité.

Le parcours de Philippine est la preuve même que l’on peut toujours rebondir. Née sur l'île de La Réunion, Philippine a connu, selon ses mots, "une scolarité un peu chaotique". Supportant mal l’ennui depuis petite, son dynamisme parfois trop exacerbé nuit à son investissement en classe. "Je n’étais pas très impliquée par manque d'intérêt, ce qui a abouti à un échec de mon bac littéraire", avoue-t-elle.

À l’issue du lycée, Philippine, alors basée en banlieue parisienne, trouve pourtant très rapidement une formation en alternance d'assistante médico-administrative en 2012. "J'ai de suite accroché avec le fait d'être en situation réelle de responsabilité professionnelle en étant soutenue par la formation, ce qui m'a permis d'obtenir un équivalent du bac et de travailler en tant que secrétaire médicale pendant trois ans."

Après la France, Philippine rêve d'exercer son métier outre-Atlantique. // © Photo fournie par le témoin
Après la France, Philippine rêve d'exercer son métier outre-Atlantique. // © Photo fournie par le témoin

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Direction l’ESAV en 2015

Trop répétitives à son goût, les tâches de secrétaire médicale la poussent à se lancer vers un nouveau défi. Celui d’une reconversion vers le monde vétérinaire auquel elle songe depuis son stage de 3e, réalisé à la Société protectrice des animaux (SPA) à Saint-Pierre de La Réunion.

Après s’être rendue à une journée portes ouvertes de l'École supérieure d’aide vétérinaire (ESAV) à Paris en 2015, elle décide d’y faire le grand saut, optant pour une formation en deux ans dans la capitale et à Nantes. "Ma première année à Paris a été en partie subventionnée par la région car j’étais en reconversion. J'ai reçu une formation qui m'a permis d'avoir des connaissances étendues et être à l'aise lors de mes stages en clinique."

Encadrée par des professeurs eux-mêmes vétérinaires ou ASV (auxiliaire spécialisé vétérinaire), Philippine se fond alors à merveille dans cette école qu’elle décrit comme familiale. "J’ai passé des heures à dessiner les différentes robes de chats et reconnaître une centaine de races de chiens. J'ai aussi fait des heures de fiches de révision de parasitologie, d'anatomie, de pathologie qui sont des connaissances indispensables à la compréhension des actes dans le métier."

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Beaucoup de responsabilités

Diplômée en 2017, Philippine effectue depuis des remplacements longs, n’hésitant pas à déménager de la Loire-Atlantique à la Drôme pour approfondir son expérience sur le terrain. "On nous donne beaucoup de responsabilités et une liberté d’action. Nous gérons le plus possible de tâches annexes qui font tourner la clinique afin que le vétérinaire puisse se concentrer sur la médecine. On l’assiste également dans les soins et les interventions chirurgicales."

Autant de gestes techniques et autres missions quotidiennes qu’elle commence à parfaitement maîtriser. Du ronron d’un chat inquiet au regard d’un labrador gonflé de piqûres d’abeilles en passant par les césariennes ou encore les aboiements de joie dans le chenil lorsqu’un visiteur frappe à la porte, Philippine s’y sent comme un poisson dans l’eau.

Aujourd’hui installée dans la campagne nantaise, Philippine rêve du Canada pour y exercer le métier de technicienne de santé animale, les homologues des ASV en Amérique du Nord. Et déménager, une fois de plus.

La jeune femme est totalement dans son élément au sein d'une clinique vétérinaire nantaise.
La jeune femme est totalement dans son élément au sein d'une clinique vétérinaire nantaise. // © Photo fournie par le témoin

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