Comment je suis devenu médecin urgentiste

Par Tiffany Iacomacci, publié le 22 Octobre 2020
5 min

Anthony, 30 ans, est médecin urgentiste. Un métier dont il rêvait depuis son plus jeune âge grâce, en partie, à la série "Urgences". En fonction depuis 2019 à la clinique Saint-Georges, à Nice, son rôle est d’accueillir les patients et de déterminer la gravité de leur état le plus rapidement possible.

"Lorsque j’étais au lycée, je passais des heures à regarder des vidéos d’opérations. Je pensais être attiré par la chirurgie", raconte Anthony, médecin-urgentiste à la clinique Saint-Georges de Nice (06). Mais son premier stage en tant qu’externe, effectué aux urgences, à Reims (51), a été une révélation. "J’ai un goût prononcé pour l’urgence et l’adrénaline. On a un impact immédiat sur la prise en charge des patients, on ne sait jamais sur quelle situation on va tomber", explique-t-il.

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Un métier rêvé

Au lycée, le jeune homme, très attiré par la médecine, s’est naturellement tourné vers un bac S, obtenu avec mention "assez bien". Après avoir réussi le concours de 1re année (c'est-à-dire la PACES, supprimée en 2020), il a suivi des cours théoriques et de travaux pratiques en 2e et 3e années. Devenu externe jusqu’en 6e année, il a pu effectuer différents stages, parties importantes des études de médecine.

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"Notre rôle est d'examiner les patients, sous supervision des internes, chefs de cliniques ou praticiens hospitaliers, de suivre la visite médicale, remplir les dossiers et de demander certains examens complémentaires", explique-t-il. Si certains stages peuvent être très formateurs, d’autres ne consistent qu’à ranger des dossiers. "Tout dépend de votre motivation", indique Anthony.

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La thèse, un calvaire

En 2014, à la fin de la 6e année, il a passé son ECN (examen classant national). Son classement lui a permis de se diriger vers Nice où il a été interne pendant 3 ans. En parallèle, il a également rédigé une thèse sur "le burnout des internes en médecine générale à Nice", en 2017. Un passage dont il garde un mauvais souvenir : "Période très embêtante que la rédaction de la thèse, mais c’est obligatoire pour l’obtention du diplôme de Docteur en médecine", explique-t-il.

Malgré la durée de ses études, le jeune urgentiste considère cette voie comme celle qui lui correspond. "Avec le recul, je ne sais pas ce que j’aurais pu faire d’autre", dit-il. Comme le jeune médecin l’indique, il ne s’agit pas d’un boulot "ordinaire". Il faut "savoir travailler en équipe, être calme et capable de synthétiser beaucoup d'informations rapidement".

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Une intégration facile dans la vie active

Si pour certains métiers, trouver du travail reste compliqué, les étudiants en médecine ont quasiment tous un emploi à la fin de leurs études. "On sait d’avance qu’il y a des postes prévus, quelle que soit la spécialité, c’est le gros avantage", indique Anthony.

Aujourd’hui, il exerce dans une clinique privée. "J’ai quitté l’hôpital l’année dernière car les conditions de travail ne me convenaient plus", explique-t-il. Concernant la suite de sa carrière, le médecin urgentiste "attend de voir ce que donnera l’évolution de la société et du mode de consommation". Selon lui, la crise du Covid-19 a "bien montré que le mode de fonctionnement actuel n’est plus adapté".

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