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Le top 10 des écoles de graphisme préférées des pros

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L’École de design Nantes-Atlantique est une des rares à avoir investi le terrain de l’international. Ses étudiants peuvent suivre une partie de leur cursus en Chine, en Inde ou au Brésil. // © Jean-Charles Queffelec/Ecole de Design Nantes Atlantique
L’École de design Nantes-Atlantique est une des rares à avoir investi le terrain de l’international. Ses étudiants peuvent suivre une partie de leur cursus en Chine, en Inde ou au Brésil. // © Jean-Charles Queffelec/Ecole de Design Nantes Atlantique

Quelle est la meilleure école de graphisme ? Nous avons posé la question à des employeurs issus d’agences, d’entreprises et de studios réputés dans cette spécialité.

Voici le top 10 des écoles de graphisme qui ont récolté le plus de points des professionnels.

Notre palmarès des écoles de graphisme

Écoles Nombre de points Nombre de citations par les professionnels : "écoles préférées"
ENSAD, Paris 67 17
ESAIG-École Estienne, Paris 54 13
ENSAAMA – Olivier-de-Serres, Paris 44 8
ESAG-Penninghen, Paris 44 13
ECV, Aix-en-Provence, Bordeaux, Lille, Nantes, Paris 41 14
École supérieure des arts appliqués Duperré, Paris 36 4
L’École de design Nantes-Atlantique 32 0
HEAR, Mulhouse 31 4
Les Gobelins, l’école de l’image, Paris 29 8
LISAA Bordeaux, Nantes, Paris, Rennes, Strasbourg 25 2

Lire aussi : Les écoles de graphisme au banc d'essai

Écoles d’art et écoles d’arts appliqués, mêmes débouchés !

La pédagogie des écoles supérieures d’art (ex-beaux-arts) se distingue de celle des écoles d’arts appliqués comme Estienne ou Duperré. "Globalement, les débouchés professionnels sont les mêmes. Les écoles d’art mettent davantage l’accent sur les expérimentations, les projets personnels et la recherche", avance David Cascaro, membre du bureau de l’ANDEA (Association nationale des écoles supérieures d’art et de design publiques) et directeur de la HEAR (Haute École des arts du Rhin), à la huitième place de notre classement. Et d’ajouter : "Ces mêmes écoles proposent un grand nombre de formations et d’ateliers. Un étudiant en graphisme peut élargir son champ artistique en poussant les portes de l’atelier animation ou gravure, par exemple".

Les écoles d’arts appliqués défendent une approche plus professionnalisante de leur cursus : "Nos étudiants ne sont pas toujours dans une démarche artistique. Les projets peuvent avoir pour but de répondre à une commande ou de créer de nouvelles opportunités économiques, ce que l’on pourrait assimiler à une démarche entrepreneuriale. Selon moi, le vrai distinguo est là", confie Gilles Poplin, le directeur de Penninghen, la seule école privée de notre top 5 avec l’ECV (cinquième place).

Lire aussi : Écoles d'arts appliqués : le palmarès des pros

Un distinguo que ne fait pas le monde du travail, puisque tous les professionnels rencontrés disent recruter dans toutes les écoles de graphisme sans exception. Les écoles supérieures d’art et d’arts appliqués, mais aussi publiques ou privées, semblent ouvrir les mêmes portes professionnelles.

L’ENSAD sans conteste

Les travaux des élèves en disent long sur le niveau d’une école. L’ENSAD (École nationale supérieure des arts décoratifs) à Paris, l’école publique qui arrive en tête de notre classement, livre sur son site Internet l’ensemble des grands projets réalisés par les étudiants de design graphique et multimédia, et il faut avouer que le résultat en met plein les yeux !

Le cursus de l’école forme à tous les aspects du graphisme : typographie, création de caractères, édition multisupports, signalétique, design ­interactif, scénographie, etc. La première année est pluridisciplinaire et commune à tous les nouveaux élèves. La deuxième année, celle de la spécialisation, est notamment consacrée aux "fondamentaux", c’est-à-dire aux notions de contraste, de composition, de rythme, de lumière, de texture et de matière. La troisième année, quant à elle, fait la part belle aux projets individuels et collectifs. Projets qui peuvent être réalisés dans les 19 ateliers pédagogiques mis à disposition, dont impression numérique, photographie et sérigraphie (technique d’impression proche du pochoir).

Enfin, les deux dernières années sont consacrées à l’élaboration d’un mémoire et d’un grand projet (ou projet de diplôme), qui sera publié sur le site Internet de l’école.

Gobelins, pour l’alternance

Dans les écoles de graphisme, l’emploi du temps mêle généralement direction artistique, typographie, calligraphie, photographie, analyse de l’image, histoire de l’art, dessin, maîtrise des logiciels (suite Adobe) et culture artistique. Avec tout de même quelques différences d’un établissement à l’autre.

À Gobelins à Paris, par exemple (en neuvième position dans notre classement), les étudiants en BTS design graphique suivent en plus des cours de philosophie. "Pour questionner leur responsabilité et leur impact sur la société moderne", précise Sabine Garrigues, la directrice académique de cette école qui forme à tous les métiers de l’image en dehors du cinéma "classique". Précisons également que Gobelins a fait le choix de l’alternance pour l’ensemble de ses étudiants graphistes. Cette formule leur permet, entre autres, de se constituer un solide réseau professionnel. Une aubaine à l’heure où un certain nombre d’entre eux commence leur carrière en tant que freelance.

Pas de book, pas de boulot ?

"Une candidature classique se compose d’un mail et de deux pièces jointes : un CV et un book. Ce dernier est révélateur du talent et de la personnalité du candidat. Le CV, parfois, je ne l’ouvre même pas", confie Mathieu Boimare, directeur artistique chez Inesis, une marque du groupe Decathlon.
On retrouve ce mode de recrutement dans beaucoup d’agences. "Un jeune diplômé qui présente bien son travail saura par la suite remporter des appels d’offre. J’ai donc tendance à dire que seul le book compte", explique Stéphane Pottier, directeur du design chez MBD design, une agence spécialisée dans la conception de transports collectifs. Reste que la façon la plus sûre de se constituer un book de qualité est encore d’intégrer une bonne école.