Dossier : Ingénieurs : les « up and down » de l’insertion
- Le diplôme d’ingénieur : une valeur sûre
- Energie : des offres en nombre pour les ingénieurs
- Informatique : toujours des postes à pourvoir
- BTP : des perspectives pour bâtir durable
- Transports : l’automobile trinque, le rail se développe
- Industries : misez sur la R&D !
- Banque, finance, assurance : la finance en recul, l’assurance en hausse
Si le diplôme d’ingénieur reste une valeur sûre sur le marché de l’emploi, l’insertion s’avère plus ou moins facile selon que vous souhaitiez travailler dans l’énergie, l’informatique ou l’industrie. Tour d’horizon des secteurs qui recrutent des jeunes ingénieurs et de ceux plus à la peine.
Le diplôme d’ingénieur : une valeur sûre
Ingénieurs : les « up and down » de l’insertion
La crise économique n’a évidemment pas épargné les ingénieurs, mais ils semblent moins souffrir que d’autres jeunes diplômés. Pour Pierre Lamblin, directeur des études de l’APEC (Association pour l’emploi des cadres), ce n’est pas une surprise : "Quelle que soit la conjoncture, les conditions d’emploi sont toujours plus favorables pour les ingénieurs diplômés. Depuis 20 ans, ils sont chaque année premiers ou seconds en terme de taux d’emploi, de taux de CDI (contrat à durée indéterminée) et de taux d’accès au statut cadre."
Un étudiant sur trois recruté après un stage
Crise ou pas, l’insertion des jeunes diplômés ingénieurs connaît donc des constantes. Tout d’abord, les élèves ingénieurs sont ceux qui anticipent le plus et le mieux la recherche d’emploi avant la sortie de l’école, selon l’enquête Repérages*. En 4 ans, la proportion d’élèves ayant trouvé un emploi avant leur sortie d’école est passée de 42 % à 56 %. Ces étudiants tirent parti des stages qu’ils ont effectués au cours de leur cursus. Sur les 10 dernières promotions, plus d’un élève ingénieur sur trois a ainsi été recruté dans l’entreprise où il a réalisé son stage.
Des emplois stables avec statut cadre
La très grande majorité des jeunes ingénieurs diplômés trouvent un emploi en CDI avec le statut de cadre. Les grandes entreprises ont leurs faveurs. La durée de recherche d’emploi varie selon la conjoncture et les secteurs, de même que les rémunérations. En 2009, le salaire brut annuel moyen tournait autour de 32.000 €. Près de 40 % des jeunes ingénieurs décrochent leur premier emploi en Ile-de-France, même si un nombre croissant de diplômés entament leur vie professionnelle à l’étranger.
Des fonctions techniques en début de carrière
Autre constante : les ingénieurs débutent en grande majorité leur carrière sur des fonctions techniques. Près d’un sur deux commence sur un poste d’étude, de recherche ou de conception, 20 % exerce une fonction liée à la production, 20 % une fonction liée aux systèmes d’information. Les fonctions commerciales, marketing, d’administration et de gestion occupent un ingénieur sur 10 de moins de 30 ans. Si peu de débutants ont des responsabilités hiérarchiques (management, gestion d’équipe…) au début, ils sont plus de 20 % après quelques années d’expérience.
Des secteurs phares en évolution
Conséquence conjuguée de la crise économique et des mutations technologiques : les secteurs qui recrutent en masse des ingénieurs évoluent. Aujourd’hui, plus de la moitié des recrutements de jeunes ingénieurs ont lieu dans les SSII (Sociétés de service en ingénierie informatique), dans l’ingénierie, l’énergie, les transports et le BTP. Avec une prédominance nouvelle et de plus en plus forte des sociétés de services et de l’énergie. Des modifications qui occasionnent des transferts de compétences d’un secteur à un autre. À Arts et Métiers ParisTech, le changement est flagrant. Ces 5 dernières années, un diplômé sur 5 commençait dans les industries automobile, aéronautique, navale et ferroviaire. PSA, Renault et EADS faisaient partie des entreprises qui recrutaient le plus de jeunes ingénieurs issus de cette école. "En 2009, la proportion est tombée à 15 %, commente Marc Lecoq, le directeur des études. En revanche, la part des diplômés d’Arts et métiers ParisTech qui débutent dans l’énergie est passée de 18 % pour les diplômés 2008 à 30 % pour les diplômés 2009. Areva, EDF et GDF-Suez font désormais partie de nos plus gros recruteurs."
Une formation qui prépare à "l’adaptabilité"
Pour le directeur des études, "ces mouvements sont rendus possibles par la formation généraliste que reçoivent les élèves ingénieurs. Avec leur socle scientifique pluridisciplinaire, ils peuvent travailler dans différents secteurs." Un point de vue confirmé par les études statistiques. Selon l’enquête Repérages 2009, les jeunes ingénieurs d’une filière donnée se répartissent au minimum entre 10 à 15 secteurs d’emploi.
* Sources :
- Etude Repérages 2009 « Radiographie des jeunes ingénieurs de moins de 30 ans » réalisée en mars 2010 par GlobalContact pour Orange.
- "Les jeunes diplômés de 2008, situation professionnelle en 2009", enquête de l’APEC, septembre 2009. Voir aussi sur Educpros.
- Enquête 2009 sur l’insertion des jeunes diplômés de la CGE (Conférence des grandes écoles), juin 2009.
- 20ème enquête socio-économique du CNISF (Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France), juin 2009.
Un étudiant sur trois recruté après un stage
Crise ou pas, l’insertion des jeunes diplômés ingénieurs connaît donc des constantes. Tout d’abord, les élèves ingénieurs sont ceux qui anticipent le plus et le mieux la recherche d’emploi avant la sortie de l’école, selon l’enquête Repérages*. En 4 ans, la proportion d’élèves ayant trouvé un emploi avant leur sortie d’école est passée de 42 % à 56 %. Ces étudiants tirent parti des stages qu’ils ont effectués au cours de leur cursus. Sur les 10 dernières promotions, plus d’un élève ingénieur sur trois a ainsi été recruté dans l’entreprise où il a réalisé son stage.
Des emplois stables avec statut cadre
La très grande majorité des jeunes ingénieurs diplômés trouvent un emploi en CDI avec le statut de cadre. Les grandes entreprises ont leurs faveurs. La durée de recherche d’emploi varie selon la conjoncture et les secteurs, de même que les rémunérations. En 2009, le salaire brut annuel moyen tournait autour de 32.000 €. Près de 40 % des jeunes ingénieurs décrochent leur premier emploi en Ile-de-France, même si un nombre croissant de diplômés entament leur vie professionnelle à l’étranger.
Des fonctions techniques en début de carrière
Autre constante : les ingénieurs débutent en grande majorité leur carrière sur des fonctions techniques. Près d’un sur deux commence sur un poste d’étude, de recherche ou de conception, 20 % exerce une fonction liée à la production, 20 % une fonction liée aux systèmes d’information. Les fonctions commerciales, marketing, d’administration et de gestion occupent un ingénieur sur 10 de moins de 30 ans. Si peu de débutants ont des responsabilités hiérarchiques (management, gestion d’équipe…) au début, ils sont plus de 20 % après quelques années d’expérience.
Des secteurs phares en évolution
Conséquence conjuguée de la crise économique et des mutations technologiques : les secteurs qui recrutent en masse des ingénieurs évoluent. Aujourd’hui, plus de la moitié des recrutements de jeunes ingénieurs ont lieu dans les SSII (Sociétés de service en ingénierie informatique), dans l’ingénierie, l’énergie, les transports et le BTP. Avec une prédominance nouvelle et de plus en plus forte des sociétés de services et de l’énergie. Des modifications qui occasionnent des transferts de compétences d’un secteur à un autre. À Arts et Métiers ParisTech, le changement est flagrant. Ces 5 dernières années, un diplômé sur 5 commençait dans les industries automobile, aéronautique, navale et ferroviaire. PSA, Renault et EADS faisaient partie des entreprises qui recrutaient le plus de jeunes ingénieurs issus de cette école. "En 2009, la proportion est tombée à 15 %, commente Marc Lecoq, le directeur des études. En revanche, la part des diplômés d’Arts et métiers ParisTech qui débutent dans l’énergie est passée de 18 % pour les diplômés 2008 à 30 % pour les diplômés 2009. Areva, EDF et GDF-Suez font désormais partie de nos plus gros recruteurs."
Une formation qui prépare à "l’adaptabilité"
Pour le directeur des études, "ces mouvements sont rendus possibles par la formation généraliste que reçoivent les élèves ingénieurs. Avec leur socle scientifique pluridisciplinaire, ils peuvent travailler dans différents secteurs." Un point de vue confirmé par les études statistiques. Selon l’enquête Repérages 2009, les jeunes ingénieurs d’une filière donnée se répartissent au minimum entre 10 à 15 secteurs d’emploi.
* Sources :
- Etude Repérages 2009 « Radiographie des jeunes ingénieurs de moins de 30 ans » réalisée en mars 2010 par GlobalContact pour Orange.
- "Les jeunes diplômés de 2008, situation professionnelle en 2009", enquête de l’APEC, septembre 2009. Voir aussi sur Educpros.
- Enquête 2009 sur l’insertion des jeunes diplômés de la CGE (Conférence des grandes écoles), juin 2009.
- 20ème enquête socio-économique du CNISF (Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France), juin 2009.
Sylvie Lecherbonnier
Mai 2010
Mai 2010
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Les conseils de Julien Weyrich, directeur de la division ingénieurs et techniciens chez Page Personnel : "Si la première proposition vous paraît convenable, foncez !"
"En temps de crise, le nombre de postes à pourvoir est limité, du coup la concurrence entre jeunes diplômés est plus rude. Jusque début 2008, quand un jeune ingénieur avait deux propositions, il pouvait se payer le luxe d’en attendre une troisième. Aujourd’hui, si la première proposition vous paraît convenable, foncez ! Ne soyez pas trop gourmand en termes de rémunération, n’ayez pas de critères géographiques trop précis. En outre, réfléchissez à de nouvelles pistes. Pensez par exemple aux PME-PMI : elles recrutent de manière chirurgicale mais régulière. Certaines se sont placées sur des marchés de niche et s’en sortent très bien. Des entreprises souvent méconnues mais qui offrent de vraies perspectives." |
Vendredi 28 Mai 2010



























