Dossier : Les métiers de l'informatique et des télécommunications expliqués

Conseil : au service du secteur public



Rémy Coffin est Responsable IT Consulting de la division Secteur Public d’Atos Origin France. Il est diplômé de l’ISEP (1989).

Atos Origin est une SSII plaçant son expertise au service des plus grands secteurs. Pour ma part, je travaille au sein de la structure « Services publics », composée d’environ 700 personnes et répondant aux besoins informatiques des ministères et des agences de l’Etat.

Le métier en tant que tel

Notre division est en charge de missions classiques de sociétés de services, portant principalement sur des projets de développement de solutions ou d’intégration de systèmes. Responsable de l’unité IT Consulting, qui trouve ses homologues dans les autres divisions de marché, je supervise actuellement 35 consultants.

Le spectre de nos missions est assez large : il peut nous être demandé de travailler sur des sujets en amont, au niveau de la gouvernance de systèmes d’information, sur leurs schémas directeurs ou sur leur urbanisation ; il nous arrive également d’intervenir en pilotage de programme ou de projets ; nous avons une équipe spécialisée sur la sécurité du système d’information ; et, enfin, nous sommes en charge de la rédaction de cahiers des charges et de cahiers de recettes – activités d’AMOA classiques.

Ces missions peuvent prendre deux formes. Dans le premier cas, nous intervenons en renfort sur des projets : lorsqu’un client confie à notre société un important projet d’évolution ou de maintenance de son système d’information, nous l’aidons à dégager de la valeur sur l’amélioration de son système d’information, en le rendant, par exemple, plus agile. Dans le deuxième cas, nous vendons des prestations de conseil « pures » : nous sommes alors plus autonomes et travaillons dans des équipes réduites, sur des missions de type schémas directeurs ou études d’organisation.

Ainsi, le secteur public recouvre une grande variété de problématiques et nous pouvons potentiellement travailler sur des projets très diversifiés.

Etre consultant dans le secteur public

L’Etat se modernise et le secteur public est en pleine mutation, provoquant des impacts énormes sur les systèmes d’information, qui doivent évoluer et atteindre un niveau de performance au moins équivalent à ceux du privé. Nous travaillons sur des chantiers très intéressants, dont le niveau d’exigence est élevé ; à titre d’exemple, nous sommes intervenus dans le rapprochement entre l’ANPE et l’Unedic.

Un Consultant IT doit adopter une démarche commerciale. Toutefois, cela s’avère généralement plus compliqué dans le public que dans le privé – le cycle de vente étant différent, puisque régi par les marchés publics, et le cycle de décision étant plus long. De plus, les projets sont parfois difficiles à gagner et à délivrer puisqu’ils impliquent pléthore d’acteurs et nécessitent beaucoup de consensus et de communication. La réussite d’une mission ne débouche pas toujours sur un deuxième projet, dans la mesure où le secteur public refuse les partenaires privilégiés, pour maintenir un équilibre, mais la contrepartie de ces aspects contraignants est l’accès à des projets passionnants et la rencontre d’acteurs remarquables.

Les qualités indispensables

Au-delà des compétences d’un consultant classique et d’une bonne appréhension des systèmes d’information, il importe que le consultant junior maîtrise le volet management, destiné à augmenter au fil du temps et de l’expérience. Loin d’être autoritaire ou de faire preuve d’un leadership de façade, le nouvel embauché doit être humble et doué d’un excellent sens relationnel. La communication est essentielle, tout comme la résistance au stress, l’esprit d’analyse et la capacité à convaincre. Par ailleurs, pour travailler dans le public, il faut aimer écrire – dans un style formel et littéraire – notamment pour les restitutions officielles. Enfin, le jeune diplômé doit impérativement apprécier le fait d’être confronté à des missions très variées et ne pas avoir une zone de confort trop limitée.

En somme, le savoir-être est primordial, plus que le savoir-faire qu’il est possible de faire évoluer.

Les premiers pas

Dès son arrivée, le nouvel embauché part en formation avec les autres juniors, où il est accompagné par un manager. Ensuite, il est assez rapidement envoyé en mission car, à notre sens, le meilleur apprentissage est la clientèle. Si toutes les missions sont déjà fournies en consultants, il travaillera avec des consultants seniors ou des managers sur des avant-ventes, ou rejoindra des consultants juniors sur des missions, en renfort non facturé, bien sûr avec l’accord du client.

En bref  
Les attraits :
La variété et la richesse des missions méritent d’être soulignées. Nous sommes amenés à rencontrer des personnes que nous aurions du mal à rencontrer dans d’autres filières. Intellectuellement et en termes d’expériences professionnelles, ce métier est extrêmement intéressant.
Les contraintes :
Une résistance au stress et une grande mobilité sont requises car c’est un métier très demandeur. De plus, il sollicite une panoplie de compétences très large et il peut s’avérer difficile de maintenir une évolution professionnelle sur l’ensemble de ces attributs.

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