DOSSIER : DES JEUNES DIPLÔMÉS D’ÉCOLES DE MODE TÉMOIGNENT
- Mode - Sheila Single, 30 ans, styliste free-lance pour "L’Express Styles", "Vogue Italie", "Purple Fashion"
- Mode - Raphaël Bouvet, 26 ans, assistant styliste chez Alexis Mabille
- Mode - Magali Blanc, 27 ans, styliste chez Maje
- Mode - Vincent Schoepfer, 29 ans, créateur de sa propre marque
- Mode - Camille Naudin, 31 ans, acheteuse chez Jennyfer
Travailler dans la mode, vous en rêvez ? Eux l’ont fait ! Leur diplôme à peine en poche, la carrière des jeunes pro que nous avons interrogés est déjà bien lancée. Mais quelle a été leur formation ? Comment ont-ils trouvé leur emploi ? Ils racontent.
Mode - Sheila Single, 30 ans, styliste free-lance pour "L’Express Styles", "Vogue Italie", "Purple Fashion"
Quelle chance ! Jeune styliste, Sheila fait tout ce dont rêvent la plupart des filles intéressées par la mode. Elle est chargée pour des magazines mais aussi pour des marques de luxe de s’occuper de la partie stylisme des photos de mode. En gros, elle doit habiller les mannequins ! Un métier passionnant, qui l’occupe à temps plein. La jeune femme, qui parle 4 langues, voyage beaucoup : Milan, New York, Berlin, Los Angeles…
Elle rentre dans des endroits interdits à la plupart d’entre nous
Par exemple, pour L’Express Styles, elle va voir tous les défilés et choisit les vêtements, en accord avec la rédactrice en chef mode, Anne-Laure Quilleriet, et la rédactrice en chef, Lydia Bacrie. Elle choisit également les lieux des prises de vue, les mannequins et le photographe. Quand on lui demande si elle exerce un métier de rêve, elle répond sans hésiter : "Oui c’est vrai, pour les séries de photos, je vais dans des endroits où tout le monde ne rentre pas." Néanmoins, le métier n’est pas facile. Sheila avoue travailler non-stop. N’essayez pas de l’inviter à votre anniversaire, elle n’est jamais sûre de pouvoir venir, sauf peut-être le 24 décembre et en août !
Repérée au Studio Berçot par une styliste de Sonia Rykiel
Sa vocation, elle l’a dès l’enfance. Pourtant, sa famille ne gravite pas dans le milieu. Son père est manager dans l’industrie et sa mère est cantatrice. Allemande, Sheila décide, après l’équivalent du bac, de venir à Paris, et s’inscrit un peu par hasard au Studio Berçot. Une école particulière, car fonctionnant comme un atelier.
"La directrice, Marie Rucki, était vraiment extraordinaire, se souvient Sheila. Elle nous a vraiment formés à la culture de la mode." En revanche, à Berçot, il n’y a pas de note, et personne ne la force à travailler. Elle se souvient qu’une partie des élèves partait en cours d’année, ne laissant entre eux que les plus motivés. "Et puis, continue-t-elle dans son français impeccable, la directrice ne trouvait un stage que pour les meilleurs, les plus prometteurs, les plus travailleurs, ou ceux qui avaient quelque chose de spécial. Les autres devaient se débrouiller tout seuls, comme dans la vraie vie." Sheila est alors repérée par l’une des stylistes de Sonia Rykiel, qui lui propose de faire un stage !
Son poste ne lui convenant pas, elle rejoint Lacroix. C’est là qu’elle se passionne pour les "fittings", c’est-à-dire les essayages et la création sur des mannequins en chair et en os.
Elle réalise aussi des campagnes de pub
Une grande rédactrice de mode, Marie-Amélie Sauvé, lui demande de travailler pour elle. C’est la révélation. "C’était exactement ce que je voulais", raconte Sheila. Car elle découvre le métier de styliste free-lance, pour lequel elle ne réalise pas seulement des pages de mode, mais aussi conseille directement les créateurs. Sans compter qu’elle s’occupe également du style pour des campagnes de publicité (Guerlain, Rolex, Cartier…). "Dans ces occasions, il faut que j’habille les mannequins de manière à ce qu’on ne voie pas trop le vêtement, mais le produit qu’on veut vendre", explique-t-elle. Un comble pour une styliste !
> Son conseil : "Faites un stage de quelques semaines avant de vous inscrire dans une école."
> Toutes les infos pour choisir les études qui marchent dans la mode, toutes les formations publiques et privées dans le livre de Virginie SABIA, "Métiers de la mode : le guide 2010-2011" aux éditions l'Etudiant.
Elle rentre dans des endroits interdits à la plupart d’entre nous
Par exemple, pour L’Express Styles, elle va voir tous les défilés et choisit les vêtements, en accord avec la rédactrice en chef mode, Anne-Laure Quilleriet, et la rédactrice en chef, Lydia Bacrie. Elle choisit également les lieux des prises de vue, les mannequins et le photographe. Quand on lui demande si elle exerce un métier de rêve, elle répond sans hésiter : "Oui c’est vrai, pour les séries de photos, je vais dans des endroits où tout le monde ne rentre pas." Néanmoins, le métier n’est pas facile. Sheila avoue travailler non-stop. N’essayez pas de l’inviter à votre anniversaire, elle n’est jamais sûre de pouvoir venir, sauf peut-être le 24 décembre et en août !
Repérée au Studio Berçot par une styliste de Sonia Rykiel
Sa vocation, elle l’a dès l’enfance. Pourtant, sa famille ne gravite pas dans le milieu. Son père est manager dans l’industrie et sa mère est cantatrice. Allemande, Sheila décide, après l’équivalent du bac, de venir à Paris, et s’inscrit un peu par hasard au Studio Berçot. Une école particulière, car fonctionnant comme un atelier.
"La directrice, Marie Rucki, était vraiment extraordinaire, se souvient Sheila. Elle nous a vraiment formés à la culture de la mode." En revanche, à Berçot, il n’y a pas de note, et personne ne la force à travailler. Elle se souvient qu’une partie des élèves partait en cours d’année, ne laissant entre eux que les plus motivés. "Et puis, continue-t-elle dans son français impeccable, la directrice ne trouvait un stage que pour les meilleurs, les plus prometteurs, les plus travailleurs, ou ceux qui avaient quelque chose de spécial. Les autres devaient se débrouiller tout seuls, comme dans la vraie vie." Sheila est alors repérée par l’une des stylistes de Sonia Rykiel, qui lui propose de faire un stage !
Son poste ne lui convenant pas, elle rejoint Lacroix. C’est là qu’elle se passionne pour les "fittings", c’est-à-dire les essayages et la création sur des mannequins en chair et en os.
Elle réalise aussi des campagnes de pub
Une grande rédactrice de mode, Marie-Amélie Sauvé, lui demande de travailler pour elle. C’est la révélation. "C’était exactement ce que je voulais", raconte Sheila. Car elle découvre le métier de styliste free-lance, pour lequel elle ne réalise pas seulement des pages de mode, mais aussi conseille directement les créateurs. Sans compter qu’elle s’occupe également du style pour des campagnes de publicité (Guerlain, Rolex, Cartier…). "Dans ces occasions, il faut que j’habille les mannequins de manière à ce qu’on ne voie pas trop le vêtement, mais le produit qu’on veut vendre", explique-t-elle. Un comble pour une styliste !
> Son conseil : "Faites un stage de quelques semaines avant de vous inscrire dans une école."
Consultez le guide des études de mode.Regardez l’interview vidéo de Louis Gérin, créateur de mode. Suivez toutes les formations pour travailler dans la mode. Découvrez "écoles de mode, le choix des professionnels". Profitez d’entretiens avec des responsables d’écoles de mode. Et consultez les réponses à 5 questions sur les écoles de mode. |
> Toutes les infos pour choisir les études qui marchent dans la mode, toutes les formations publiques et privées dans le livre de Virginie SABIA, "Métiers de la mode : le guide 2010-2011" aux éditions l'Etudiant.Sophie de Tarlé







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