1. Cette jeune diplômée porte la voix des Jeunes Écologistes
Reportage

Cette jeune diplômée porte la voix des Jeunes Écologistes

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Rosalie Salaün, porte-parole des Jeunes Ecologistes, a rejoint l'organisation en 2012. // © Delphine Dauvergne
Rosalie Salaün, porte-parole des Jeunes Ecologistes, a rejoint l'organisation en 2012. // © Delphine Dauvergne
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LES JEUNES ONT DE L'AVENIR ! Rosalie Salaün n’a pas la langue dans sa poche. Un atout pour sa mission de porte-parole des Jeunes Écologistes. Motivée par "l’absurdité de la précarité des jeunes" et "la prise de conscience nécessaire de la société sur le climat", la jeune femme de 27 ans déborde d’énergie et de projets.

Rosalie Salaün pensait pouvoir trouver rapidement un travail dans la culture après un DEUG (ex-L2) de théâtre et une licence professionnelle "conception et mise en œuvre de projets culturels". "Mais en 2008, c'était le début de la crise, lance la jeune femme de 27 ans. J'avais envie de voyager en me rendant utile alors j'ai décidé de partir à l'étranger pour faire un service volontaire européen, en Grèce, dans une institution d'aide à l'enfance."

À son retour, la situation ne s'est pas améliorée. L'agence immobilière de son père dépose le bilan. Rosalie subvient seule à ses besoins, grâce à des petits boulots. "Je vivais dans une chambre de 11m2 dans un foyer. J'avais des problèmes administratifs mais aussi de santé. J'ai pris conscience qu'il y avait un gros malaise dans notre société, où l'insertion professionnelle des jeunes est une vraie galère."

Lier écologie et social

Elle prend alors deux décisions : reprendre ses études, en master en politiques européennes de la culture à Paris 8 et s'engager en politique. "J'aimais beaucoup l'énergie détendue dégagée par les Verts, notamment Eva Joly, que j'admirais. J'ai aussi une sensibilité écologiste depuis toujours. Ma mère, Bretonne, nous faisait manger bio et tenait un potager !" Le lien entre environnement et social lui paraît "évident". Elle entre aux Jeunes Écologistes en 2012.

Après son master, Rosalie continue son job d'animatrice à la Ville de Paris, puis saisit l'opportunité d'un poste de salariée à Europe Écologie Les Verts (EELV), pour les élections municipales. Déjà à l'exécutif des Jeunes Écologistes, pour la partie internationale, celle qui n'hésite pas à se qualifier de "grande gueule", devient ensuite leur porte-parole en août 2014.

Pas facile d'être porte-parole...

Bénévole à ce poste, elle est le contact privilégié des journalistes. "Je dois avoir un avis sur tout ce qui se passe dans l'actualité mais aussi les débats internes dans les autres partis, ce qui nécessite un travail moins visible", décrit-elle. Rosalie siège également dans certaines institutions, comme le comité d'animation du Forum français de la jeunesse.

Aujourd'hui, la porte-parole des Jeunes Écologistes travaille dans une mairie du Val-de-Marne. "Je dois être étanche entre mon travail et ma vie politique", soupire-t-elle. Ses missions relèvent surtout du secrétariat, mais elle doit aussi être attentive à la manière dont les dossiers dont elle a la charge sont traités, pour que rien ne soit oublié. "Je suis un peu la vigie", résume-t-elle.

Un avenir toujours vert

En août 2015, Rosalie cessera d'être porte-parole des Jeunes Écologistes. "Je pourrais y rester encore un an, mais comme j'ai 27 ans, c'est plus raisonnable d'arrêter maintenant", estime la jeune femme, qui projette de se lancer dans "du conseil aux structures culturelles" et de créer "quelque chose autour du recyclage de vêtements à grande échelle", avec une amie.

Où qu'elle en soit de ces deux projets, elle espère participer à la COY (Conference of Youth), un rassemblement organisé pour que "les jeunes du monde entier portent des revendications communes" lors de la COP21, la conférence internationale sur le climat qui commencera le 30 novembre 2015. Rosalie n'en a pas fini de tricoter sa fibre écolo.