Ecoles d'art : prépa publique ou privée, leurs spécificités décryptées

Par Pauline Bluteau, publié le 29 Novembre 2022
4 min

Même si les prépas artistiques ne sont pas obligatoires, la grande majorité des bacheliers préfèrent s'orienter vers ce cursus d'un an avant de passer les concours d'admission aux écoles d'art. Entre prépas privées et publiques, voici ce que vous devez savoir pour faire votre choix.

Pour commencer, posez-vous les bonnes questions : la prépa est-elle indispensable ? Qu'attendez-vous de cette année ? Quelles études ou quels métiers vous intéressent ? Au-delà de choisir entre une prépa privée ou publique, vos réponses vous permettront de mieux cerner ce dont vous avez besoin. Ensuite, c'est un travail de fourmi qui commence…

Prévoir un budget pour une prépa… et une école d'art

Car lorsque les études supérieures débutent, c'est un tout qu'il faut anticiper. Choisir la proximité géographique peut être un moyen d'alléger un peu son budget. C'est ce qu'ont fait Emma, 18 ans et Corentin, 19 ans. Quelques salons d'orientation et journées portes ouvertes plus tard, ils ont choisi des prépas parisiennes, proches de chez eux et dans lesquelles "le feeling passait bien", comme le suggère Corentin.

"Il faut se demander si on a les moyens financiers, parce que les études d'art, c'est un coût !", confirme l'étudiant admis en prépa intégrée animation à l'ECV. En effet, les prépas publiques coûtent entre 200 et 2.000 euros l'année, pour les non-boursiers.

Dans les prépas privées, les prix peuvent grimper à 8.000 euros. "L'art demande de toute façon un investissement financier pour l'achat du matériel", rappelle aussi Emma, étudiante à Prép'Art. Autant d'éléments à considérer.

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Vérifier la qualité des prépas pour accéder aux études d'art

À vérifier aussi : le sérieux de votre établissement. L'année de prépa ne permet pas d'obtenir un bac+1 mais la renommée de certaines peut tout de même vous permettre de poursuivre vers un bac+2. Les prépas publiques de l'Appéa délivrent également des certificats de fin d'études aux meilleurs étudiants, un plus en cas de réorientation.

Mais si la réputation et le savoir-faire des 22 prépas publiques du ministère de la Culture est incontestable, ces formations sont aussi très sélectives. D'où la multiplication des prépas privées : "L'admission est plus facile car il y a plus de places offertes mais l'exigence attendue dépend des écoles", prévient Anthony Chevalier, directeur général associé d'AGR Rennes.

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La prépa pour se préparer aux concours

Côté pédagogie, les prépas publiques misent sur des enseignants-artistes où l'encadrement est important (un enseignant pour trois étudiants).

Dans le privé, le lien avec les entreprises et les professionnels est essentiel, ce qui permet aux prépas d'adapter plus facilement leurs enseignements en fonction des besoins du marché du travail.

Car même en prépa, il faut déjà penser à l'après. "Comme les effectifs sont faibles, les parcours sont personnalisés. La prépa leur permet de se préparer aux concours, et surtout, de choisir l'école d'art la plus adaptée, découvrir leur potentiel et leur vocation", confirme Anthony Musso, co-président de l'Appéa.

Un avis partagé par les deux étudiants. "J'ai compris ce que voulait dire 'travailler dans l'art'. Je vois pourquoi je n'avais pas été prise dans les écoles sans prépa", assure Emma. "Cela permet de réfléchir aussi à ce qu'on veut faire et de découvrir d'autres techniques, d'autres arts", conclut Corentin.

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