Les modalités post-Brexit pour étudier au Royaume-Uni

Par Pauline Bluteau, mis à jour le 05 Janvier 2023
4 min

Depuis que le Royaume-Uni est sorti de l'Union européenne et du programme Erasmus+ le 1er janvier 2021, de nouvelles modalités sont appliquées pour les étudiants qui comptent poursuivre leur cursus outre-Manche. Parmi les principaux changements : la hausse des frais de scolarité.

Deux ans après l'annonce officielle, le Brexit fait bel et bien partie de l'histoire ancienne. De nouvelles règles se sont appliquées dès le 1er janvier 2021, d'autres ont été précisées quelques mois plus tard. Désormais, plus de grands changements à venir mais quelques modalités à connaître si vous envisagez une mobilité d'études au Royaume-Uni.

Le passeport obligatoire contrairement au visa d'études

Depuis le 1er octobre 2021, la carte d'identité ne suffit plus pour se rendre sur le territoire britannique. Le Royaume-Uni (Angleterre, pays de Galles, Irlande du Nord et Écosse) est désormais considéré comme un pays tiers de l'Union européenne. Tous les voyageurs souhaitant s'y rendre doivent obligatoirement être munis d'un passeport valide. Et ce quel que soit leur motif de votre séjour outre-Manche.

En revanche, le visa d'études n'est pas obligatoire si vous voyagez moins de six mois sur le territoire britannique. Seuls les étudiants qui comptent rester au Royaume-Uni plus longtemps doivent demander l'obtention d'un visa d'études.

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Des frais de scolarité payants mais des bourses d'études possibles

Depuis le 1er janvier 2021, le Royaume-Uni ne participe plus non plus au programme Erasmus+. Cette décision touche directement les frais de scolarité. En effet, ils sont désormais majorés pour les étudiants internationaux, européens ou non. Chaque établissement fixe lui-même ses propres conditions tarifaires. Selon le British Council (institution gouvernementale du Royaume-Uni), les frais d'inscription se situent donc aux alentours de 13.000 (soit environ 15.590 euros) à 16.000 livres sterling (soit 19.188 euros) par an.

Pour autant, de nombreuses écoles et universités britanniques proposent des bourses d'études aux étudiants européens. Certaines fondations et institutions également. Il existe parfois des partenariats entre les établissements français et britanniques pour limiter les frais de scolarité. Les conditions sont assez strictes, il faut donc bien se renseigner auprès du service des relations internationales. N'hésitez pas non plus à contacter l'établissement britannique que vous visez pour connaître toutes les aides financières auxquelles vous pouvez prétendre.

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Ce qui ne change pas pour les étudiants malgré le Brexit

La hausse des frais de scolarité pour les étudiants internationaux est probablement le plus gros changement qu'a provoqué la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Pour les étudiants, pas d'autres grands chamboulements en perspective. Si vous effectuez votre cursus dans une université britannique, votre diplôme restera reconnu en France et partout en Europe. En effet, les crédits ECTS (points qui vous permettent de valider vos semestres et années d'études) sont toujours valables, indépendamment du Brexit.

Pour ce qui est des mobilités de stage ou d'alternance, les règles ne changent pas non plus. C'est à vous de trouver l'entreprise qui accepte de vous accueillir. Par ailleurs, concernant les modalités de travail ou d'assurance, ce sont les mesures en vigueur au Royaume-Uni qui s'appliquent. Attention, pensez à demander l'obtention d'un visa de travailleur temporaire.

Enfin, la carte européenne d'assurance maladie fonctionne toujours au Royaume-Uni. Elle vous permet de profiter du système de santé sans démarche supplémentaire. Valable deux ans, elle s'adresse aussi bien aux étudiants qu'aux travailleurs ou aux touristes.

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