Débuter comme manageuse : le témoignage de Dié Dabo, chef comptable chez Brother

Par Isabelle Maradan, publié le 24 Janvier 2014
3 min

Dié Dabo, 29 ans, est chef comptable chez Brother depuis un an. À la tête d’un service de cinq personnes, elle semble avoir trouvé sa place et la bonne distance avec ses anciens collègues.

La jeune femme a été embauchée en tant que comptable générale chez Brother, fin 2011. À l'époque, il n'y avait pas de chef comptable et son service était sous l'aile du directeur financier. "J'ai rapidement eu un rôle un peu leader, car je connaissais très bien le logiciel de comptabilité que nous utilisons. Lorsque le directeur financier était absent, je vérifiais, par exemple, que tout se passait bien", raconte-t-elle, chef comptable depuis février 2013.

Elle estime avoir toujours eu la fibre managériale. "Je gère tout et organise tout dans ma vie personnelle en essayant de proposer le mieux pour tout le monde. J'arbitre souvent des conflits entre des personnes", illustre-t-elle. Titulaire d'un BEP comptabilité, d'un bac STT (maintenant bac STMG) puis d'un BTS comptabilité, Dié Dabo a ensuite décroché un diplôme d'études comptables et financières (DECF), avec l'idée d'occuper un jour un poste de chef comptable.

Le soutien de son supérieur hiérarchique

Il n'empêche que ses débuts à la tête d'un service composé de ses anciens collègues n'ont pas été simples. À commencer par la difficulté de trouver sa place. Par habitude, certains collègues s'adressaient directement au directeur financier sans lui demander son avis. Une situation qu'il a su clarifier, renvoyant les gens de son équipe vers elle.

La jeune manageuse a toujours pu compter sur le soutien de son supérieur hiérarchique. "Même si ma décision était mauvaise, il n'en disait rien devant quelqu'un de mon équipe mais m'expliquait ensuite en face-à-face comment j'aurais dû gérer les choses. Cela m'a permis de pouvoir parfois m'excuser ou revenir sur une décision, sans être désavouée", a-t-elle apprécié.

Il lui a fallu également apprendre à lâcher des tâches opérationnelles. Dié Dabo reconnaît qu'elle ne savait pas les déléguer au départ. "Mais on est bien obligé de lâcher, si on veut que notre travail tienne dans la journée. Et puis on se rend compte que tous les chemins mènent à Rome", rassure-t-elle.

Pour le reste, la chef comptable estime que ses nouvelles fonctions n'ont pas révolutionné les choses et que tout se passe très bien aujourd'hui. En grande partie parce qu'elle juge avoir toujours été "très disponible" et "à l'écoute" et que ses compétences étaient reconnues avant sa promotion. Conciliante, mais capable d'être directive, la jeune femme mise sur la communication et reconnaît se nourrir des conseils et avis de son équipe. Au besoin, elle n'hésite pas à s'appuyer sur le directeur financier pour trancher. "Je n'ai pas la science infuse", conclut-elle.

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