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Enquête

Jobs étudiants en parc d’attractions : et si vous joigniez l’utile à l’agréable ?

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Les parcs d’attraction et de loisirs recrutent des étudiants pour les week-ends, les grandes et les petites vacances. // © plainpicture/Caiaimages/Trevor Adeline
Les parcs d’attraction et de loisirs recrutent des étudiants pour les week-ends, les grandes et les petites vacances. // © plainpicture/Caiaimages/Trevor Adeline

Oubliez l’accueil dans une banque, la distribution de prospectus et le baby-sitting. Cette année, cherchez un job étudiant dans un endroit où le fun règne : un parc d’attractions. Témoignages de recruteurs et de recrutés pour découvrir ce qui vous y attend.

Travailler là où les autres s’amusent… tout en vous amusant (souvent) aussi : cela vous dit ? Pour l’été ou pour une saison entière, la trentaine de parcs d’attraction et de loisirs implantés en France accueille les étudiants à bras ouverts. "Recruter des jeunes donne une bonne image. En plus, ce sont des salariés dynamiques, disponibles, travailleurs", vante Noëlle Dinant, assistante RH (ressources humaines) à Nigloland.

Ce parc familial, situé près de Troyes, emploie 230 salariés dont 60 en CDI (contrat à durée indéterminée). Parmi les CDD (contrats à durée déterminée), on recense environ 40 % d’étudiants en juin et jusqu’à 50 % les mois d’été.

À chacun son poste

Chaque année, a fortiori pendant les grandes vacances, les parcs d’attraction cherchent des jeunes pour toutes sortes de postes : des hôtes d’accueil (à l’entrée, au parking…), des opérateurs d’attractions (pour leur fonctionnement, leur animation et leur sécurité), des employés polyvalents de restauration (service, plonge, préparations culinaires, caisse…), des vendeurs (boutiques, stands…) et, dans une moindre mesure, des personnes dédiées à la propreté ou à l’hôtellerie.

L'indispensable sens du contact

À quelques exceptions près, les parcs recrutent des jeunes majeurs. Mais faut-il avoir un bac+5 en commerce ou en animation, ou avoir déjà travaillé, pour décrocher un job ? Pas nécessairement. "Certes, on fait attention aux compétences, mais ce n’est pas l’essentiel. Les recruteurs recherchent surtout des personnes ouvertes d’esprit. C’est un secteur où l’on est en relation avec les autres : les visiteurs et l’équipe. Par conséquent, indiquez lors de votre candidature si vous pratiquez un sport collectif, si vous effectuez des voyages, si vous êtes engagé(e) dans l’associatif, etc. Et montrez votre curiosité intellectuelle", conseille Arnould Bethery de La Brosse, le DRH du Puy du Fou. 

Ce parc compte 1.500 salariés de juin à août, dont 1.300 CDD saisonniers (une bonne moitié étant des étudiants). "Pour certains postes liés aux spectacles, il est également demandé des capacités artistiques et sportives et une bonne hygiène de vie", ajoute-t-il toutefois.

L’habit fait le saisonnier

Vous serez également plus apprécié(e) si vous êtes ponctuel(le) et disponible, si vous faites preuve de bon sens et savez gérer les conflits. La maîtrise d’une langue (anglais, espagnol notamment) est souhaitée, surtout à l’accueil. Enfin, les parcs sont plus ou moins exigeants concernant les critères physiques. Le Parc Astérix déclare ne pas en avoir. De son côté, le Puy du Fou impose une certaine tenue. Cas particulier : les comédiens. Selon les rôles, les cheveux longs, barbes, tatouages… sont autorisés, voire recommandés !

Dans tous les cas, pas de stress : les nouvelles recrues bénéficient souvent d’une formation, plus ou moins longue, liée à leur affectation. "Au Futuroscope, celle-ci se divise en deux temps : un parcours théorique (connaissances géographiques du parc de 50 ha, notions d’hygiène et de sécurité, accueil personnalisé des visiteurs…) et un parcours pratique (en binôme avec un salarié expérimenté). Le tout dure trois jours", indique Laetitia Riveron, directrice de l’organisation et des RH du Futuroscope.

Des horaires variables

Une fois recruté(e), quel sera votre rythme de travail ? À partir de l’ouverture des parcs, vers mars-avril, vous pouvez travailler les week-ends et pendant les petites vacances. L’été, les contrats peuvent courir sur deux ou trois mois ; ils sont basés sur les 35 heures hebdomadaires, mais dans ce secteur, la modulation est totale. Par exemple, vous pouvez faire des semaines de 28, 30 ou 48 heures. "Le week-end, on peut commencer à 8h30 pour faire "l’ouverture" ou finir à 20 h 30-21 h pour la fermeture (voire minuit en cas de nocturne). Les salariés ne choisissent pas leur planning, mais on peut le moduler en cas d’impératif", indique Fathia Chehiret, la responsable du recrutement du Parc Astérix.

Pour les débutants, les salaires sont indexés sur le SMIC (9,67 € brut de l’heure). En prime, les salariés bénéficient souvent d’indemnités de transport, de réductions en boutique, dans les restaurants, dans d’autres parcs, voire d’un pass pour les attractions et spectacles de la saison (comme à Nigloland, au Futuroscope ou au Puy du Fou). À utiliser, évidemment, en dehors des heures de travail… Have fun !

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Sommaire du dossier
Antony, élève ingénieur : "Les boutiques du Parc Astérix, un univers qui rend heureux" Jessica, en master enseignement : "Jeanne d’Arc à cheval au Puy du Fou, c’est du travail !" Alex, étudiant en droit : "J’ai toujours adoré le côté visionnaire du Futuroscope" Pierre, élève ingénieur : "Animer un stand à Nigloland, une bonne formation au management"