1. Cette étudiante en école de commerce est responsable d’un label écolo
Témoignage

Cette étudiante en école de commerce est responsable d’un label écolo

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L'équipe d'Ecofest a été nominée à la finale des prix Challenges citoyens de la CGI, en mars 2015. // © Delphine Dauvergne
L'équipe d'Ecofest a été nominée à la finale des prix Challenges citoyens de la CGI, en mars 2015. // © Delphine Dauvergne

LES JEUNES ONT DE L'AVENIR ! Noëlle Hussein-Agha, 22 ans, étudiante à GEM, est en charge du label Ecofest qui audite le caractère durable de toutes sortes d’événements, du festival étudiant à la rencontre sportive nationale. À la tête de ce projet associatif étudiant, elle apprend à manager, sur des enjeux environnementaux qui la touchent.

"Je me suis rendue compte que ce n'était pas si compliqué d'avoir les bons gestes pour l'environnement", affirme Noëlle, 22 ans, en deuxième année d'école de commerce. Dès son arrivée à GEM (Grenoble École de Management), elle a rejoint ImpAct, l'association écologiste de l'école. "Leur esprit correspondait tout à fait au mien : faire attention à ce qu'on mange, à notre environnement... C'est aussi l'une des associations étudiantes de l'école les plus tournées vers l'extérieur", justifie Noëlle.

Au sein d'ImpAct, elle est désormais, depuis la rentrée 2014, chef de projet du label Ecofest. En novembre 2014, le Salon de l'écologie à Montpellier, ou encore le festival Rocktambule de Grenoble en décembre 2014, ont ainsi obtenu ce label. Les critères ? La provenance de l'alimentation, les transports mis en place, ou encore le type de papier sur lequel les flyers ont été imprimés.

Échange, accompagnement et bilan

L'audit, mené par un binôme de l'association, commence par un échange, "afin de savoir si les organisateurs ont déjà quelques pratiques de base, comme le tri des déchets par exemple", explique Noëlle. Ensuite, l'association étudiante les accompagne pour qu'ils mettent en place des dispositifs, comme l'utilisation d'éco-cup, des toilettes sèches ou encore des ateliers de sensibilisation au développement durable.

Un premier diagnostic – une semaine ou un mois avant l'événement, selon sa taille – permet de lister les choses à améliorer. Et un audit final, sur le terrain, permet de confirmer si le label est délivré ou pas, a posteriori.

Un projet d'école qui s'étend...

Existant depuis 2006, Ecofest s'est d'abord concentré sur l'école de management, puis s'est étendu au monde étudiant, avant de s'ouvrir à tout événement national. Les étudiants délivrent ce label à une dizaine d'événements chaque année. Pour l'instant, 70 % de ceux qui l'obtiennent restent encore des événements de l'école.

Côté financements, l'association reçoit chaque année 1.000 € de subvention par GEM. Une somme que la chef de projet juge suffisante. Les organisateurs couvrant le reste des frais engagés par l'association pour mener à bien sa mission.

Future "intrapreneuse" de développement durable ?

Au sein d'Ecofest, c'est Noëlle qui donne le cap et fixe les objectifs d'une petite dizaine de ses camarades. Certains s'occupent de la communication ou de la prospection auprès des événements et chacun peut devenir auditeur. "Savoir manager une équipe, tenir des délais, être rigoureux et autonome", sont quelques-unes des précieuses compétences que la jeune femme estime avoir acquises grâce à cette expérience.

La future manageuse s'intéresse aujourd'hui un peu plus à l'agroalimentaire, sans viser pour autant un poste dans le domaine de l'environnement. "Je préfère participer aux progrès au sein même de ma future entreprise en proposant en interne des projets développement durable", assure l'étudiante, qui se verrait bien faire du marketing. Après son bac, Noëlle avait choisi la voie de la prépa puis l'école de commerce, pour "garder beaucoup de possibilités pour la suite". La suite se précise.

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