Les stages face à la crise : réponses à sept questions clés

Par Guillaume Cauchois, publié le 05 Mai 2009
3 min

Des étudiants d’écoles d’ingénieurs qui voient leur indemnisation de stage réduite de moitié par leur entreprise d’accueil, un géant de l’industrie ; une jeune rédactrice en chef d’un célèbre magazine féminin remerciée alors qu’elle était sous convention de stage… la tempête financière touche aussi les stagiaires ! Le point sur l’impact de la crise sur les stages, avec l’expertise de recruteurs et de chargés des relations entreprises d’écoles et d’universités.

Pas vraiment. Le volume global de stages ne semble pas avoir baissé. "Nous n’avons pas ressenti les effets de la crise, affirme Thierry Laffond, directeur de la banque de stages du pôle universitaire du Languedoc-Roussillon. Depuis le 1er janvier 2009, nous recensons toujours plus de 400 offres dans tous les secteurs."

Quelques "secousses". Certaines écoles de commerce ont toutefois observé de légères secousses. "Des sociétés ont réduit la voilure. Mais ces mouvements, sectoriels, sont naturels. Ils sont même plutôt sains, car liés à des réorganisations, explique Séverine Jauffret, directrice des relations étudiants-entreprises à l’ESSEC. Il n’y a eu que trois mois de forte dépréciation, de novembre 2008 à février 2009, durant lesquels les propositions ont chuté de 30 %. Les chiffres de mars sont les mêmes que ceux de l’année dernière." En 2008, la grande école a reçu plus de 15 000 offres dont 13 000 ont été validées.

Il reste des opportunités et des perspectives !


Parmi les groupes français les plus pourvoyeurs en stages, encore actuellement, citons Crédit agricole S.A, Vinci, Bouygues, Accor et la SNCF. Certaines entreprises cherchent même à prendre les devants face à des prévisions de recrutements.

Pas de "stop and go". Chez Total, par exemple, on continue de préparer l’avenir. Point de politique de "stop and go". En 2009, le quatrième groupe pétrolier et gazier mondial aura accueilli au total 3 250 stagiaires (dont 1 800 en France) dans ses rangs. Comme l’année dernière. "C’est stratégique. Il faut anticiper les besoins de l’entreprise. Beaucoup de collaborateurs vont partir à la retraite. Si on veut bénéficier de l’apport des jeunes, dont les périodes de formation sont de plus en plus longues, on doit les attirer dès maintenant. C’est pourquoi nous continuons à faire des investissements importants en ressources humaines et en particulier au niveau des stages", confie Philip Jordan, directeur recrutement, carrières et diversité. C’est une preuve que les opportunités existent encore. La crise n’empêche pas les entreprises d’envisager un futur commun avec les étudiants.

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