1. Solène, architecte d’intérieur : “Je me suis mise à mon compte”
Portrait

Solène, architecte d’intérieur : “Je me suis mise à mon compte”

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Galère de trouver du travail après avoir fait ses études en école d’art ? Révisez vos idées reçues ! À l’arrivée sur le marché de l’emploi, ces diplômés s’en sortent aussi bien voire mieux que ceux de physique-chimie ou d’économie. Reste à savoir comment s’y prendre de manière efficace : pour vous éclairer, cinq jeunes diplômés vous dévoilent les stratégies qui leur ont permis de décrocher le job de leurs rêves.

Diplômée de Camondo, Solène a su jouer du réseau d’anciens de l’école pour se lancer en free-lance en Angleterre, activité qu’elle poursuit aujourd’hui en France.

Solène, architecte d'intérieur, diplômée Camondo“Petite, j’ai toujours aimé construire, aménager, repenser les volumes”, explique Solène, aujourd’hui architecte d’intérieur à Paris. Après son bac L, la jeune femme a passé un an à l’atelier Clouet. Dans cette prépa parisienne, elle travaille le concours de l’École Camondo. “J’ai choisi cet établissement, car il prépare à la fois au métier de designer et à celui d’architecte d’intérieur”, explique-t-elle.
  

Crée rapidement sa propre entreprise

En 2010, son diplôme en poche, elle file en Angleterre. Là-bas, elle profite du réseau des anciens de Camondo pour travailler en free-lance pour des architectes d’intérieur français. “Avec eux, j’ai appris à m’adapter à des clients différents”, se souvient-elle.

Quelques mois après, Solène crée son entreprise. Et décroche même plusieurs projets en France, dont l’aménagement d’un gros pavillon en Île-de-France. Ce projet l’oblige à rentrer à Paris. Elle repart alors de zéro... La jeune femme de 27 ans découvre à ses dépens que créer son entreprise en France est bien plus difficile et surtout plus long qu’en Angleterre.


Pas toujours simple de décrocher des contrats

 
Auto-entrepreneur, la jeune femme alterne projets d’aménagement et travail en free lance pour des agences. “Il n’est pas facile de décrocher de nouveaux contrats, mais je ne regrette pas. Même si je n’ai pas les avantages des salariés, j’ai la liberté de travailler sur des projets qui m’intéressent et je reste maître de mon emploi du temps”. La liberté a un prix... Si Solène paie ses factures, elle ne se verse pas encore de salaire. 

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Sommaire du dossier
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