Rentrée : peut-on organiser des soirées étudiantes ?

Par Pauline Bluteau, publié le 17 Septembre 2020
5 min

En seulement quelques jours, une dizaine de clusters sont apparus au sein des établissements du supérieur. Une augmentation des contaminations en partie due à l’organisation de soirées étudiantes. Récap des recommandations à suivre pour faire la fête sans prendre (trop) de risques.

Après six mois hors des bancs de la fac, la plupart des étudiants reviennent progressivement sur leurs campus. Une rentrée encadrée par de nombreuses consignes à respecter pour limiter la propagation du virus. Pourtant, le 13 septembre, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé l’apparition d’une dizaine de clusters dans les établissements.

"Les dernières données confirment que la multiplication de nouvelles contaminations est majoritairement liée à des rassemblements privés (soirée étudiante, privatisation de bars…) associés à un relâchement des consignes sanitaires, notamment des gestes barrières", explique le ministère. Alors peut-on toujours organiser des soirées voire des week-ends d’intégration ? Voici quelques recommandations à avoir en tête.

Le respect des gestes barrières toujours d’actualité

De manière générale, si vous voulez organiser une soirée étudiante, vous devrez respecter les règles sanitaires : port du masque obligatoire dans tous les lieux clos, respect du mètre de distance, lavage de mains régulier, réunion de plus de dix personnes interdites sur la voie publique… . Règles qui s’appliquent à tous, y compris aux étudiants.

Dans les établissements du supérieur, certaines consignes ont été élargies, le port du masque étant par exemple obligatoire sur l’intégralité des campus, dans les salles de cours comme à l’extérieur. En revanche, concernant les festivités, aucune directive nationale n’a été donnée. Dans votre établissement, c'est au directeur ou président de trancher. Aucune journée d’intégration ou soirée étudiante ne peut se dérouler sans son autorisation. Une règle valable y compris en dehors de l’actuelle crise sanitaire.

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Faire la fête dans les bars, possible ?

À l’extérieur, en plus des consignes citées plus haut, d’autres recommandations viennent s’ajouter selon votre département. Si les discothèques restent fermées et les tablées de plus de dix personnes dans les cafés, bars et restaurants ne sont pas autorisées à l'échelle nationale, dans certaines villes, ces établissements doivent fermer dès 23 heures ou 00h30. C’est le cas dans les Bouches-du-Rhône, le Nord ou encore en Ille-et-Vilaine. En Gironde, les consommations debout sont interdites. La préfecture va même encore plus loin et demande aux CROUS et établissements du supérieur d’annuler toutes les fêtes étudiantes. À Marseille et Bordeaux également, les rassemblements statiques de plus de dix personnes dans les parcs, jardins, plages, quais ou plans d’eau sont interdits.

Difficile dans ces conditions d’organiser des soirées étudiantes. La préfecture du Nord recommande plutôt de "différer les grands rassemblements privés familiaux ou amicaux". Rendez-vous sur le site de votre préfecture pour connaître les dernières informations.

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Un appel à la "responsabilité individuelle"

Si le gouvernement et les préfectures peuvent imposer des règles dans l’espace public, il n’en est rien dans la sphère privée. Les soirées dans les appartements étudiants sont donc possibles. Même si là encore, les autorités recommandent d’appliquer les gestes barrières et de limiter le plus possible les rassemblements. La FAGE (fédération des associations générales étudiantes) recommande d’ailleurs à ses associations "de ne pas organiser de soirées étudiantes qui ne respectent pas les gestes barrières et consignes sanitaires".

Frédérique Vidal, de son côté, en appelle à "l’engagement collectif et à la responsabilité individuelle". L’UNEF (union nationale des étudiants de France) en appelle également à la vigilance même s’il est "très infantilisant de penser que ce serait seulement les soirées BDE qui créent ces situations [clusters, NDLR]", estime la présidente de l’organisation étudiante sur BFMTV.

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Les sanctions prévues

Si vous ne respectez les différentes dispositions (port du masque, rassemblement…), vous vous exposez à une contravention de quatrième classe, soit 135 euros d’amende. Les récidives augmentent le prix de la contravention et peuvent même conduire à une peine de six mois d’emprisonnement.

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