1. Formations artistiques : comment accéder aux métiers du patrimoine ?
Décryptage

Formations artistiques : comment accéder aux métiers du patrimoine ?

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L’école de Condé propose des formations de niche uniques en conservation-restauration du patrimoine. // © École de Condé
L’école de Condé propose des formations de niche uniques en conservation-restauration du patrimoine. // © École de Condé

Le restaurateur et le conservateur sont avant tout des passionnés d’histoire de l’art. Quant au commissaire-priseur, il connaît le marché de l’art et le droit sur le bout des doigts.

Dopé par la fréquentation des musées (en hausse de 3 % en deux ans selon le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie), le secteur du patrimoine se porte bien, avec près de 100.000 employés (des musées, des monuments historiques…).

Le restaurateur, surtout un scientifique

Méticuleux, adroit, doté de solides connaissances scientifiques, le restaurateur travaille sur un chantier ou dans un atelier pour réparer une œuvre endommagée par le temps, un accident, un incendie… Il exerce pour une clientèle privée ou dans le cadre de collections publiques.

Le département des restaurateurs de l'INP (Institut national du patrimoine), à Saint-Denis, forme le gratin des restaurateurs, en cinq ans après le bac (diplôme conférant le grade de master). Le concours est organisé par spécialité (arts du feu, arts graphiques et livre, arts textiles, mobilier, peinture, photographie, sculpture) et chaque année une vingtaine de lauréats sont sélectionnés. Au menu : épreuve scientifique, dessin académique et analyse d'une illustration. Les épreuves d'admissibilité dif­fèrent selon les spécialités.

Autre cursus, le master de conservation-restauration des biens culturels de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, possible en deux ans, après une licence préservation des biens culturels. Au choix, trois dominantes : méthodologie et pratique de la restauration, conservation préventive du patrimoine et valeur des biens culturels.

L'ESBA TALM (École supérieure des beaux-arts de Tours, Angers, Le Mans) propose un cycle conservation-restauration des œuvres sculptées. Pensez aussi au DMA (diplôme des métiers d'art) restauration de mobilier en deux ans, par exemple à l'École Boulle, à Paris. Enfin, des établissements privés dispensent également des formations, comme l'école de Condé à Paris, qui prépare en cinq ans à un titre de niveau II (bac+3/4) de restaurateur conservateur de biens culturels.

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Le conservateur, un expert en histoire de l'art

Le conservateur choisit les œuvres qui seront exposées dans un musée. Le département des conservateurs de l'INP permet d'accéder en dix-huit mois à ce métier.

Le concours est accessible aux bac+3 (580 candidats pour 31 places en 2016), mais la plupart des élèves sont diplômés de grandes écoles (École du Louvre, École normale, École nationale des chartes, université ­Paris 1…). Pour mettre toutes les chances de votre côté, vous pouvez intégrer une prépa au concours (École du Louvre, université) et consulter les corrigés des sujets sur le site de l'école.

Commissaire-priseur, le droit en plus

Pour se présenter à l'examen d'accès à la formation de commissaire-priseur, il faut être titulaire d'un diplôme de droit et d'un autre en histoire de l'art (ou arts appliqués, archéologie, arts plastiques), dont l'un doit être de niveau licence et l'autre bac+2. Les universités Panthéon-Assas et Paris 4 proposent en partenariat une double licence droit-histoire de l'art en trois ans. ­L'admission se fait sur dossier scolaire et lettre de motivation.