ECN 2021 : retour sur les spécialités qui font carton plein auprès des internes

Par Pauline Bluteau, publié le 06 Octobre 2021
4 min

INFOGRAPHIE. Les futurs internes avaient jusqu’au 17 septembre 2021 pour choisir leur spécialité et leur lieu d’affectation. Un choix décisif et très stressant surtout quand on sait que certaines places coûtent chères.

Première sur 8.579, Marie Ahyerre, major de promotion aux épreuves classantes nationales (ECN) 2021, a surpris beaucoup de futurs internes. L’étudiante commencera son internat en novembre prochain à Bordeaux, en médecine générale. Même s’il s’agit de la spécialité qui ouvre le plus de postes, elle n’est a priori pas celle qui fait le plus rêver les futurs médecins…

Des spécialités toujours en vogue

ECN

En juillet dernier, le ministère de la Santé annonçait 216 postes supplémentaires en première année d’internat. Parmi eux, 85 nouveaux postes en médecine générale et 37 en soins critiques comme l’anesthésie-réanimation ou la médecine intensive-réanimation. Et il n’en fallait pas moins car, selon le Centre national de gestion des praticiens hospitaliers, ces spécialités sont particulièrement demandées par les futurs internes. Ou en tout cas, parmi les 100 premiers du classement : 29 d’entre eux ont choisi les soins critiques, bien plus qu’en 2020. Juste derrière, la médecine cardiovasculaire (15 postes pourvus par les 100 premiers) mais aussi l’ophtalmologie (8 postes), les maladies infectieuses (7 postes), la radiologie et imagerie médicale (6 postes) ou la chirurgie plastique (4 postes, dont l’un par le deuxième de la promotion).

Des spécialités qui ont la côte alors que ce ne sont pas forcément celles qui offrent le plus de places. Au total, la médecine générale a affecté 3.280 internes, mais seulement deux parmi les 100 premiers. Même constat du côté de la médecine d’urgence (474 affectations, aucun dans le top 100, le premier poste a été attribué au 349e), la psychiatrie (461 affectations, 2 dans le top 100) et la pédiatrie (336 affectations, 1 dans le top 100).

La neurochirurgie, de son côté, fait partie des spécialités les moins représentées (25 affectations) mais sa cote reste importante car deux étudiants du top 100 l’ont sélectionnée. Même constat pour la chirurgie maxillo-faciale : 26 affectations seulement dont une parmi les 100 premiers.

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Plus de 180 postes non-pourvus par les futurs internes

D’autres spécialités sont au contraire boudées. Au total, 183 postes n’ont donc pas été pourvus, contre 151 en 2020. Cinq spécialités sont en ligne de mire comme la psychiatrie (71 places vacantes), la gériatrie (26 places) et la biologie médicale (16 places). La médecine et santé au travail comme la santé publique restent les moins demandées : respectivement, 31% et 36% des postes restent non-pourvus.

La qualité de vie, un critère pour choisir sa ville d’affectation ?

En plus de valider leur spécialité, les étudiants en médecine choisissent également le lieu de leur internat. Comme en 2020, seules quelques villes – Strasbourg, Montpellier, Marseille (AP-HM, Assistance publique-Hôpitaux de Marseille), Nice, La Réunion et la Martinique – font le plein. Des villes où il fait souvent bon vivre et où le soleil est aussi de la partie, un atout supplémentaire pour convaincre les futurs internes.

Les 100 premiers du classement ont quant à eux préféré la région parisienne (AP-HP, Assistance publique-Hôpitaux de Paris), largement en tête des affectations, puis Bordeaux et Lyon (Hospices civils de Lyon). Ces trois villes représentent à elles seules 62 postes pourvus.

Les villes les moins attractives, celles où le nombre de places vacantes est encore important, sont Dijon (18 places), Nancy (16 places), Poitiers (16 places), l’AP-HP (15 places) et Clermont-Ferrand (15 places).

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