1. PACES : comment survivre à cette première année
Coaching

PACES : comment survivre à cette première année

Envoyer cet article à un ami
Pour réussir la première année de médecine, il faut travailler avec méthode et s'imposer une grande assiduité. // © Grimaldello/Fotolia
Pour réussir la première année de médecine, il faut travailler avec méthode et s'imposer une grande assiduité. // © Grimaldello/Fotolia

La PACES (première année commune aux études de santé) s’apparente à un véritable marathon ! Pour réussir, il faut s’accrocher dès le départ et tenir le rythme au fil des mois. Voici les conseils d’anciens étudiants à appliquer quotidiennement dès la rentrée et jusqu'à la fin de l'année.

Après avoir bien pesé le pour et le contre, vous vous engagez en PACES (première année commune aux études de santé), tel un boxeur entrant sur le ring : déterminé à l’emporter. Si la motivation est au rendez-vous, quelques conseils simples ne peuvent pas vous faire de mal. Lisez-les attentivement, répétez-les en boucle chaque matin s’il le faut. Ils peuvent vous permettre de faire la différence au concours.

Aux premiers cours, il faudra résister

En PACES, l’environnement est radicalement différent de celui du lycée, où vous étiez bien encadré, où vos professeurs ne devaient pas se partager entre plusieurs centaines d’étudiants. Attendez-vous à vous retrouver dans des amphis bondés, à l’ambiance parfois mouvementée en début d’année (merci aux redoublants…), et à suivre les cours retransmis dans des salles adjacentes sur des écrans.

Dans tous les cas, essayez de faire abstraction du désordre (en général, le calme revient dès la fin du premier mois). Et ne tardez pas à vous mettre au travail. En médecine, si on ne se met pas en route dès la rentrée, on est vite débordé.

Motivé, il faudra rester

La PACES est une course de fond. Il faut conserver la même motivation toute l’année. Ne vous laissez pas abattre par vos premières notes. Le premier concours, en décembre-janvier, vaut pour la moitié de la note finale, mais rien n’est perdu tant que les résultats finaux, en juin, ne sont pas tombés.

Lire aussi : PACES : étudier dans une antenne délocalisée, un bon plan ?

La PACES, c’est aussi une guerre psychologique. Si vous redoutez d’être désorienté, tentez d’intégrer une fac à taille humaine.

Assidu, il faudra être

Assister aux cours magistraux n’est pas une obligation… en théorie. Dans les faits, c’est primordial pour comprendre ce que dit le professeur. De plus, cela permet de glaner des informations a priori anodines, qui feront la différence le jour du concours. En revanche, n’achetez jamais les notes d’un redoublant ou d’un étudiant de deuxième année. Elles peuvent être truffées d’erreurs ou d’informations obsolètes.

Des notes, il faudra prendre

N’essayez pas de résumer le cours, recopiez-le plutôt fidèlement. Tout détail compte au concours. Évitez d’enregistrer le professeur, vous perdriez du temps à retranscrire ses propos.

Lire aussi : Quelle méthode de prise de notes vous convient le mieux ?

Si le rythme est trop rapide, mieux vaut travailler en binôme avec un autre étudiant. L’un peut prendre des notes, et l’autre s’occuper de retranscrire les schémas.

Régulièrement, il faudra travailler

Ne laissez pas les cours s’accu­muler sur un coin de bureau. Prenez l’habitude chaque soir de relire et de compléter les notes de la journée. Le week-end, revoyez point par point le travail de la semaine.

Des entraînements, il faudra effectuer

Seul ou à plusieurs, organisez des sessions d’entraînement au concours. Récupérez les annales des années précédentes : elles vous permettront de comprendre l’esprit des épreuves, de mieux cibler les attentes des enseignants et de vous exercer à répondre vite. De plus, certaines questions reviennent parfois deux ou trois ans plus tard…

De l'aide, il faudra demander

Si vous avez besoin d’être encadré, n’hésitez pas à recourir au tutorat organisé par des étudiants de deuxième et troisième année. "C’est vital", commente Pierre-Adrien Girard, vice-président de l’ANEMF (Association nationale des étudiants en médecine de France). "Les tuteurs, qui ont déjà réussi leur PACES, partagent des astuces, guident et offrent un soutien psychologique primordial." Vous pouvez également vous inscrire dans une prépa privée.

Lire aussi : PACES : le tutorat, une prépa privée ou les deux ?

Attention toutefois à ne pas dépasser huit heures de cours par semaine en plus de la fac : vous risqueriez de craquer. Pour garder le rythme, des stages de prérentrée ou des stages de révisions intensives sont organisés pendant les petites vacances.

Du ménagement, il faudra s'accorder

L’épanouissement personnel contribue aussi à la réussite. Alors, faites des pauses lors de vos révisions. De même, respectez votre rythme naturel : si vous êtes inefficace après 21 h, n’insistez pas. Préservez vos forces pour le len­demain. Enfin, essayez de conserver une plage de loisirs hebdomadaire d’une ou deux heures, afin de vous détendre. "La gestion mentale l’ensemble de l’année, c’est le plus dur, reprend Pierre-Adrien Girard. Il faut garder une bonne hygiène de vie : bien dormir, manger équilibré, continuer à faire du sport, s’accorder au moins une demi-journée ou un jour de repos par semaine."

Une année de transition à venir

Si une année classique de PACES les attend, la situation des étudiants qui s’inscriront à la rentrée 2019 risque tout de même d’être compliquée. Une réforme des études de santé est en cours. Une année de PACES telle que nous la connaissons aujourd’hui, suivie d’une année de réforme, les attend. "On ne sait pas comment va se passer cette transition, s’inquiète Pierre-Adrien Girard, vice-président de l’ANEMF (Association nationale des étudiants en médecine de France). La suppression de la PACES et du numerus clausus est une mesure phare de la loi santé qui sera examinée au Sénat en juin 2019. Le texte prévoit que les quotas d'étudiants admis en deuxième ou troisième années seront désormais déterminés par les universités et les agences régionales de santé. Mais le sort de ceux qui devront redoubler à la rentrée 2020 est pour le moment complètement inconnu. "Dans tous les cas, les étudiants devraient toujours avoir une seconde chance. On discute encore pour savoir si cela prendrait la forme du redoublement", reprend Pierre-Adrien Girard. Les étudiants devraient être fixés à l'été 2019.