1. Vincent, 1 an en fac et 4 ans à l’ESAG : "Comme je travaillais, je n’ai pas pu faire de stage"

Vincent, 1 an en fac et 4 ans à l’ESAG : "Comme je travaillais, je n’ai pas pu faire de stage"

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8 jeunes diplômés, aujourd’hui en situation professionnelle, reviennent sur leur parcours d’études et la façon dont ils l’ont financé. Ils vous livrent leurs astuces et leurs bons plans. Qu’ils aient été soutenus par leurs parents, par une bourse, un job et/ou un prêt, pour tous l’investissement s’est révélé rentable à tous points de vue.

Vincent, 28 ans, diplômé d’une école d’arts appliqués, directeur d’une agence de design et d’architecture d’intérieur.

1 an en fac, 4 ans à l’ESAG Penninghen : son budget

Frais scolarité + sécu : 35.268 €
Vie quotidienne + logement : 36.000 €
Total des frais d'études pour Vincent sur 5 ans : 71.268 €
Salaire annuel net actuel : 48.000 €


Il n'a pas souhaité précisé son nom.

Vincent, diplômé d'une école d'arts appliqués"Quand j’ai demandé à ma famille de me payer l’école, je leur ai dit qu’ils auraient un bon retour sur investissement", raconte Vincent en s’amusant. Le jeune homme n’a en effet pas attendu d’être diplômé de l’ESAG Penninghen (École supérieure d'arts graphiques et d'architecture intérieure) pour créer son agence, qui tourne aujourd’hui à plein régime. Pourtant, l’idée de faire une école d’art n’est venue qu’après une 1ère année de biochimie à l’université Pierre-et-Marie-Curie de Paris. Ses parents, enseignants, l’ont soutenu à 100%. Car les tarifs sont loin d’être les mêmes qu’à la fac. De 400 € annuels, ils s’élèvent à 6.700 € en 1ère année et jusqu’à 9.400 € en 5ème année. "Heureusement que j’ai sauté une classe après la prépa, car avec le matériel, je pouvais dépenser jusqu’à 11.000 € par an. C’est aussi cher qu’HEC (École des hautes études commerciales), alors que les débuts sont autrement plus difficiles…"

Pour financer ses études, toute la famille a été mise à contribution : "Ma grand-mère me donnait 500 € en début d’année et tout le monde s’est cotisé pour m’offrir un nouvel ordinateur à Noël." Par chance, Vincent loge dans un appartement prêté par le père de sa copine. Pour le quotidien (nourriture, sorties, téléphone…), il travaille comme surveillant dans son ancien lycée parisien. Si ce job l’a empêché de faire un stage, il lui a permis de gagner 600 € par mois pendant toute la durée de ses études, qui, finalement, se sont avérées payantes : aujourd’hui, son revenu mensuel est au minimum de 4.000 € net.


Tout le monde n’est pas comme Vincent…
3 ans après sa sortie de l’ESAG Penninghen, Vincent est chef d’entreprise et gagne 4.000 € par mois. D’après l’école, les diplômés en architecture d’intérieur gagnent entre 2.500 et 5.000 € brut par mois. Vincent fait partie des anciens élèves dont les revenus figurent dans la fourchette haute.


Méthodologie : le coût de leurs études
Les dépenses de chaque étudiant présenté ici tiennent compte des frais de scolarité, du coût du logement et de l’ensemble des frais liés à la vie quotidienne (alimentation, transports, loisirs…) pour toute la durée de leur études. Quand les jeunes étaient hébergés chez leurs parents, le coût de la vie quotidienne a été évaluée sur la base des enquêtes de l’OVE (Observatoire de la vie étudiante). Seules les allocations logement perçues (APL) ont été déduites du coût des études. Nous n’avons pas déduit les rentrées d’argent dues aux petits boulots, aux bourses, aux prêts, ainsi que les diverses aides parentales.
I.M.

Sommaire du dossier
Retour au dossier Bastien, 2 ans de prépa et 3 ans de fac : "En travaillant le week-end, j’ai fait des économies sur les sorties" Yannick, 2 ans de prépa et 3 ans d'école d'ingénieurs : "En prépa, j’ai économisé sur les sorties et les loisirs" Linda, 2 ans de prépa et 3 ans d’école de commerce : "Mon année de césure m’a permis de me renflouer" Hélène, 4 ans Sciences po et 2 ans d'école de journalisme Sciences po : "Travailler pendant mes études m’a appris à être efficace" Vincent, 1 an en fac et 4 ans à l’ESAG : "Comme je travaillais, je n’ai pas pu faire de stage" Marion, 3 ans d'école d’infirmière : "J’ai fait des études qui ne coûtaient pas cher dans une ville peu chère" Christophe, BTS en alternance : "Après la terminale, j’ai voulu me prendre en charge"