Cinq métiers qui recrutent dans l'environnement en 2022

Par Etienne Gless, publié le 21 Janvier 2022
6 min

L'ACTU DE L'EMPLOI. Manager en décarbonation, chef de projet biodiversité... Autant de nouveaux métiers ayant un impact positif qui, selon les spécialises, recruteront le plus en 2022. À noter que ces jobs proposent des rémunérations plutôt hautes. Découvrez-les !

Qu'on les appelle "métiers à impact" ou encore "métiers responsables" les emplois qui sont bons pour la planète ont du sens pour celles et ceux qui les exercent. "Entre 2019 et 2021, le nombre de postes créés a été multiplié par trois pour les emplois à impact positif", constate Catherine Brennan, directrice des opérations du cabinet de recrutement Birdeo spécialisé dans le développement durable. D'ailleurs, selon le cabinet, cinq jobs à impact vont être particulièrement recherchés dans les mois qui viennent.

1– Le manager décarbonation

Son job

La mission principale dévolue au manager décarbonation est d'alléger l'empreinte carbone de l'activité de l'entreprise. Avec un objectif de neutralité carbone en France en 2050, toutes les sociétés doivent repenser leur modèle de production et leurs services pour en diminuer l’empreinte carbone.

Les secteurs qui recrutent

"Cette compétence est très recherchée dans les secteurs du transport, de la construction et des infrastructures", relève Catherine Brennan.

Sa formation

Un diplôme d'ingénieur avec une spécialisation en écologie, en génie rural ou en environnement. Côté masters universitaires plusieurs mentions peuvent être à privilégier : économie de l’environnement, de l’énergie et des transports ; risques et environnement ; sciences de la terre et des planètes et environnement etc.

Son salaire

45 à 55.000 euros par an selon l’expérience et le lieu de travail.

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2– Le manager numérique responsable

Son job

Les considérations environnementales doivent être davantage prises dès l'innovation technologique. Le job du manager numérique responsable consiste à mesurer l’impact environnemental des outils informatiques et de leurs usages. De plus, il doit définir une stratégie numérique visant la neutralité en carbone : choix du matériel informatique, révision des pratiques etc.

Sa formation

Le plus souvent un diplôme d'école d'ingénieurs ou d'un master en informatique avec une spécialisation environnement.

Les secteurs et entreprises qui recrutent

Toutes les entreprises qui ont des infrastructures informatiques gourmandes en énergie (gros serveurs informatiques, data centers, espaces cloud…)

Son salaire

Entre 50 à 60.000 euros brut par an.

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3– Le chef de projet biodiversité

Son job

Le chef de projet diversité cherche à minimiser l’impact négatif de l’activité humaine sur le milieu naturel. Il veille à la préservation de la faune et de la flore et il lui revient la (lourde) tâche de trouver une solution pour compenser ce qui est éventuellement détruit. C'est lui qui coordonne la politique de l'entreprise en matière de changement climatique et de biodiversité : il évalue l'impact des activités de l'entreprise et propose des pistes d'amélioration.

Secteurs et entreprises qui recrutent

"Le prêt-à-porter, la cosmétique-parfumerie… Tous les secteurs qui utilisent du vivant pour leurs activités", détaille Catherine Brennan.

Sa formation

Un diplôme bac+5 d'école d'ingénieurs avec une spécialisation environnement et biodiversité. À l'université le master mention Biodiversité, écologie et évolution prépare bien au métier. 29 universités le proposent un peu partout en France.

Son salaire

De 45.000 à 55.000 euros brut par an selon l’expérience et le lieu de travail.

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4– Analyste données environnementales, sociales et de gouvernance (ESG)

Son job


Ce data analyst est plus particulièrement chargé de collecter les données liées au carbone, au climat et à la biodiversité
afin qu’elles soient prises en compte dans l’analyse de la valeur globale de l’entreprise. Ces données sont aussi cruciales pour concevoir un projet d‘investissement.

Sa formation

Plusieurs profils sont envisageables pour ce poste. Un diplôme bac+5 d'une grande école de commerce option finance, une école d'ingénieurs ou encore un master en économétrie et statistiques.

Les secteurs et entreprises qui recrutent :

Le secteur financier (banques, assurances, sociétés de gestion) mais aussi les grandes entreprises qui doivent effectuer du reporting sur les ces enjeux à la demande de leurs investisseurs.

Son salaire

De 45.0000 à 55.000 euros brut par an selon l’expérience et le lieu de travail.

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5– Chargé de reporting performance extra-financière

Son job

Une entreprise ne se juge plus uniquement à ses résultats financiers. De plus en plus sont également scrutées sur l'impact social et environnemental de ses activités. Le chargé de reporting de la performance extra financière analyse les données de l'entreprise et les utilise pour en faire des outils d'aide à la décision pour les différents métiers de l'entreprise.

"La réglementation européenne en faveur de l’environnement oblige de plus en plus d’entreprises à communiquer sur l’impact social et environnemental de leurs activités. La nouvelle directive CSRD (Corporate sustainability reportig directive) en préparation étend l'obligation de reporting à un plus grand nombre d'entreprises" précise Catherine Brennan. "Le poste de chargé de reporting performance extra-financière devient plus stratégique au sein des organisations."

Sa formation

Un diplôme bac+5 d'école d'ingénieurs ou de grande école de commerce avec une spécialisation RSE et finance de marché.

Les secteurs et entreprises qui recrutent

Tous les secteurs mais principalement les entreprises de grande taille.

Son salaire

De 45.000 à 55.000 euros brut par an selon l’expérience et le lieu de travail.

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