Dossier : Reportage : études et travail, la double vie des apprentis
À quoi ressemble une vie d’apprenti, "en vrai" ? Vous êtes peut-être tenté par une formation en alternance mais vous hésitez encore : saurez-vous vous adapter, jongler avec les emplois du temps, suivre le rythme des études, tout en restant motivé et impliqué dans l’entreprise ? Pour vous faire une idée de ce qui vous attend, suivez Robinson et Élodie, 2 étudiants bien dans leurs baskets d’apprenti.
Un mode de formation qui s’est imposé à Élodie comme une évidence dès la fin du collège : "Je voulais être indépendante. Je suis partie de chez mes parents juste avant l’âge de 18 ans, grâce à mon petit salaire d’apprentie. C’était génial !" Après le BEP, préparé dans une petite PME familiale, la jeune femme enchaîne naturellement sur le bac pro secrétariat puis le BTS assistante de direction, chez EDF, toujours en alternance, et toujours dans la même école, l’IGS. "Après le BTS, je n’ai pas eu de proposition d’embauche, je ne savais pas trop ce que je voulais faire… Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai fait ma crise d’adolescence !" commente Élodie, non sans humour.
Après avoir exercé différents métiers, notamment dans la restauration ("Il fallait bien payer le loyer"), la jeune fille décide de reprendre ses études, à l’âge de 26 ans. Mais cette fois, elle opte pour le domaine des ressources humaines. "J’ai vite repéré le diplôme qui me convenait, mais ça a été extrêmement difficile de trouver une entreprise qui accepte de m’accueillir : à cause de mon âge, le contrat de professionnalisation s’imposait, ce qui suppose un salaire plus élevé." C’est finalement grâce à son école qu’Élodie trouve son contrat pro, chez Mutualia à Bagnolet : "Je suis un bébé IGS, j’y ai fait toutes mes études, alors ils m’ont bien aidée".

Aujourd’hui, elle passe 1 semaine par mois à l’école, et le reste du temps en entreprise. Elle a évidement beaucoup plus de travail personnel qu’en BTS, des devoirs à préparer… "Mais comme j’ai repris mes études après une petite coupure, je suis très motivée !"
Et le temps de transport, qui est souvent la bête noire des étudiants en alternance ? "Ce n’est pas un problème pour moi, mon travail est à 10min en bus de mon appartement, et l’école à 30min ! Mais, dans ma promotion, certains mettent 1h pour venir en cours, 1h pour aller en entreprise, et autant le soir."
Son costume, c’est presque une seconde peau. Sur le chemin des cours, Robinson a fière allure dans son complet noir, chemise blanche impeccable et simple cravate noire : "À l’école comme au travail, je suis toujours en costume. Sauf en cuisine, bien évidemment. Mes copains me charrient pas mal, mais je m’y suis habitué." Heureusement pour lui, car, tous les 2 mois et demi, le jeune homme échange son "costume d’étudiant" contre l’uniforme de l’hôtel Hyatt Regency de Paris-Madeleine, un établissement 5 étoiles où Robinson est en apprentissage depuis septembre 2010.
C’est la mère de Robinson qui l’a poussé vers l’alternance, et il ne regrette absolument pas son choix : "Une formation en alternance permet d’être totalement dans le concret, de développer ses qualités professionnelles, et de s’intégrer davantage à la vie de l’entreprise. Rien à voir avec un stage."

Le programme du BTS hôtellerie-restauration que Robinson prépare à Grégoire-Ferrandi est le même pour les alternants et les non-alternants : cours de marketing, gestion, droit, mais aussi communication, anglais, espagnol, français… La pratique professionnelle occupe tous les jeudis. Ces jours-là, le jeune homme apprend donc l’art de la cuisine et du service, au restaurant d’application de l’école.
Des journées bien remplies, auxquelles il faut ajouter la préparation de son mémoire de BTS : 25 pages minimum ! Le sujet a été défini avec l’aide de son maître d’apprentissage : "Comment mieux adapter la carte du room-service du Hyatt Regency Madeleine à la clientèle internationale ?" Pour ce travail, Robinson peut compter sur l’aide de sa professeur de communication : "Grâce à elle, des élèves ont régulièrement 20/20 à leur mémoire de fin d’année".
L’apprentissage, côté études
Reportage : études et travail, la double vie des apprentis
"J’ai repris mes études après une petite coupure, je suis très motivée !"Élodie Fanchon, 28 ans, est en master 2 responsable en management et développement des ressources humaines à l’IGS, à Paris. Elle est en contrat de professionnalisation à l’Union nationale Mutualia, un organisme regroupant des mutuelles santé, installé à Bagnolet (93).
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S’il existait un Guinness des records de l’alternance, Élodie aurait de très bonnes chances de remporter le 1er prix : à 28 ans, elle cumule en effet 9 années d’études en alternance… Du BEP jusqu’au master 2, elle a fait tout son parcours de formation en contrat d’apprentissage, ainsi que son dernier diplôme en contrat de professionnalisation. Toutefois, cette année est la dernière : "À la fin de ce contrat, en janvier prochain, j’arrête l’alternance !"
Un mode de formation qui s’est imposé à Élodie comme une évidence dès la fin du collège : "Je voulais être indépendante. Je suis partie de chez mes parents juste avant l’âge de 18 ans, grâce à mon petit salaire d’apprentie. C’était génial !" Après le BEP, préparé dans une petite PME familiale, la jeune femme enchaîne naturellement sur le bac pro secrétariat puis le BTS assistante de direction, chez EDF, toujours en alternance, et toujours dans la même école, l’IGS. "Après le BTS, je n’ai pas eu de proposition d’embauche, je ne savais pas trop ce que je voulais faire… Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai fait ma crise d’adolescence !" commente Élodie, non sans humour.
Après avoir exercé différents métiers, notamment dans la restauration ("Il fallait bien payer le loyer"), la jeune fille décide de reprendre ses études, à l’âge de 26 ans. Mais cette fois, elle opte pour le domaine des ressources humaines. "J’ai vite repéré le diplôme qui me convenait, mais ça a été extrêmement difficile de trouver une entreprise qui accepte de m’accueillir : à cause de mon âge, le contrat de professionnalisation s’imposait, ce qui suppose un salaire plus élevé." C’est finalement grâce à son école qu’Élodie trouve son contrat pro, chez Mutualia à Bagnolet : "Je suis un bébé IGS, j’y ai fait toutes mes études, alors ils m’ont bien aidée".

Élodie n'est qu'à 10 minutes en bus de son travail : une chance !
Et le temps de transport, qui est souvent la bête noire des étudiants en alternance ? "Ce n’est pas un problème pour moi, mon travail est à 10min en bus de mon appartement, et l’école à 30min ! Mais, dans ma promotion, certains mettent 1h pour venir en cours, 1h pour aller en entreprise, et autant le soir."
"L’apprentissage permet d’être totalement dans le concret"Robinson Persouyre, 19 ans, est en 2e année de BTS hôtellerie-restauration à l’école Grégoire-Ferrandi, à Paris. Il est en contrat d’apprentissage à l’hôtel Hyatt Regency Paris-Madeleine.
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C’est la mère de Robinson qui l’a poussé vers l’alternance, et il ne regrette absolument pas son choix : "Une formation en alternance permet d’être totalement dans le concret, de développer ses qualités professionnelles, et de s’intégrer davantage à la vie de l’entreprise. Rien à voir avec un stage."

Robinson apprécie l'environnement de travail luxueux du 5 étoiles
Des journées bien remplies, auxquelles il faut ajouter la préparation de son mémoire de BTS : 25 pages minimum ! Le sujet a été défini avec l’aide de son maître d’apprentissage : "Comment mieux adapter la carte du room-service du Hyatt Regency Madeleine à la clientèle internationale ?" Pour ce travail, Robinson peut compter sur l’aide de sa professeur de communication : "Grâce à elle, des élèves ont régulièrement 20/20 à leur mémoire de fin d’année".
| Misez sur votre école pour trouver un contrat Un contrat en alternance est aussi difficile à trouver qu’un contrat de travail. Au moment de choisir votre école, privilégiez celle qui pourra vous aider dans votre quête, au moins en vous proposant de participer à des ateliers de recherche d’un contrat. Certaines proposent des sessions dès le mois de juillet. Le nec plus ultra ? Les écoles qui ont des partenariats réguliers avec des entreprises, donc en mesure de proposer des contacts sérieux à leurs étudiants.
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Sandrine Chesnel
Vendredi 25 Novembre 2011















"J’ai repris mes études après une petite coupure, je suis très motivée !"
"L’apprentissage permet d’être totalement dans le concret"



















