1. Métiers en agence de communication : graphiste
Portrait

Métiers en agence de communication : graphiste

Envoyer cet article à un ami

A côté des grandes agences de communication (Publicis, Euro RSCG…) foisonnent des centaines de petites structures auprès desquelles les jeunes diplômés peuvent aussi avoir intérêt à postuler tant ils pourront y acquérir une vision globale du métier de communicant. Comme l’attestent les 5 professionnels d’Une bulle en plus, agence parisienne spécialisée dans la communication interne des entreprises. Coulisses et portraits.

Mathieu Ughetti, 23 ans : "L’avantage de l’agence par rapport au freelance, c’est que je n’ai pas à trouver les clients."


Son parcours


Mathieu est fan de bande dessinée. Après un bac S et une année de MANAA (mise à niveau en arts appliqués) à l’école Estienne, il se lance dans un DMA (diplôme de métier d’art) illustration au lycée Auguste Renoir à Paris. "A la sortie, je ne me sentais pas prêt à travailler et j’avais envie de toucher au graphisme."

Direction Bruxelles, où il prépare le diplôme de graphisme de l’institut Saint-Luc. "C’était une formation en 3 ans, mais j’ai obtenu une équivalence pour entrer directement en 2e année." Diplômé en juin 2011, il effectue un stage d’un mois chez Une bulle en plus, avant d’être embauché en CDD en septembre.



Son rôle dans l’agence


"Je suis graphiste de BD et je fais de temps en temps des illustrations pour le site Internet de l’agence, des présentations ou des affiches." De quoi éviter à l’illustrateur qui est en lui de se sentir frustré ! Car le job idéal de Mathieu est un mélange d’illustration et de graphisme.
 
De temps en temps, le graphiste a des horaires à rallonge et termine à 22h30. Mais le plus souvent, il commence à 9h30 et quitte l’agence à 19h. "Et je prends des pauses quand je veux."


Ce qu’il aime


Mathieu a la chance d’exercer ce qu’il appelle un "métier passion" dans une ambiance conviviale. "Beaucoup de graphistes se mettent à leur compte. C’est attirant mais ça implique de travailler seul chez soi. L’avantage, en agence, c’est que je n’ai pas à trouver les clients."

Une situation confortable mais pas seulement : "Depuis mon arrivée, j’ai appris les codes du monde du travail : comment répondre au téléphone, me comporter avec les clients, comment se déroule une réunion…" Indispensable pour travailler un jour en freelance.


Ce qu’il aime moins


Mathieu se désole un peu d’arriver en bout de chaîne, pour maquetter les BD. Ce jeune diplômé en illustration et graphisme regrette de ne pas pouvoir laisser son crayon s’exprimer plus souvent. Mais pour lui, le plus frustrant c’est de travailler pour des entreprises. "Je sors de l’école, donc j’ai encore le rêve de créer mes propres livres, sur des sujets personnels et pour le grand public."


Son conseil


"En école d’art, on est peu préparé à réaliser un book ou à appeler les maisons d’édition, on ne connaît rien du monde du travail." Conséquence : la plupart des anciens camarades du jeune graphiste ont poursuivi leurs études ou peinent à trouver du travail.

Le plus de Mathieu ? "J’ai demandé à faire un stage." Une fois dans l’agence, il a su se rendre indispensable. "Je donnais des petits coups de main, j’étais très réactif." Une attitude proactive appréciée puisque l’agence a créé un poste pour le garder.

Sommaire du dossier
Retour au dossier Métiers en agence de communication : chef de projet Métiers en agence de communication : graphiste Métiers en agence de communication : directeur général Métiers en agence de communication : directrice de projet Métiers en agence de communication : responsable commerciale