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Témoignage

Travailler dans l’immobilier : 4 métiers qui ne connaissent pas la crise

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L'immobilier continue de recruter des cadres, en particulier dans l'investissement et l'expertise. // © Robert Kneschke/Fotolia
L'immobilier continue de recruter des cadres, en particulier dans l'investissement et l'expertise. // © Robert Kneschke/Fotolia

Syndics, juristes ou négociateurs, les cadres du secteur de l’immobilier ne connaissent pas la crise. Et bénéficient depuis peu de formations très appréciées par les recruteurs. Tour d’horizon en 4 témoignages…

“Étudiant recherche futur métier de terrain.” Si cette petite annonce vous correspond, vous trouverez chaussure à votre pied dans le secteur de l'immobilier ; un domaine (hors promotion et construction) qui regroupe en France 231.000 personnes, dont 87 % travaillent en agence immobilière, dans une entreprise de location de logements, dans l'administration d'immeubles ou dans la location de terrains.

Droit et commerce : des filières bien cotées

Après avoir progressé de près de 2 % (5.000 em­plois supplémentaires) en 10 ans, le secteur a connu un gros coup de frein en 2010. Les agences immobilières se sont mises à licencier et à transformer leurs négociateurs salariés (les commerciaux chargés de trouver des biens à vendre) en travailleurs indépendants payés uniquement à la commission (ils sont aujourd'hui au moins 15 % de l'effectif total des personnels de l'immobilier).

Malgré tout, le secteur recrute encore des cadres (3.000 entre 2008 et 2012) et plusieurs métiers sont porteurs. “Les entreprises rechercheront des gestionnaires locatifs de haut niveau, ayant des compétences pointues, à la fois juridiques, techniques, financières et fiscales”, prédisait l'APEC (Association pour l'emploi des cadres) dans un rapport paru en 2012, ainsi que des gestionnaires de copropriétés en syndic.

Les métiers de l'investissement et de l'expertise (dont celui de juriste immobilier) seront de plus en plus demandés. “Les recruteurs apprécieront la double compétence sur l'expertise et le développement durable”, analyse encore l'APEC.

Pour la plupart des métiers, le bac+2 est le minimum requis, mais le BTS (brevet de technicien supérieur) professions immobilières ou NRC (négociation et relation client), ou encore le DUT TC (diplôme universitaire de technologie techniques de commercialisation) sont préférables. Il est possible de compléter par une licence professionnelle activités juridiques spécialité management et droit des affaires immobilières ou d'opter, après le bac, directement pour un bac+3 : licence ou Bachelor en droit ou en commerce.

Avantage aux candidats très spécialisés

Les formations spécifiques au secteur immobilier sont assez récentes, et les recruteurs veulent des candidats bien formés et très spécialisés. Selon l'APEC, “les bac+5 issus d'écoles de commerce, les titulaires de masters en finance ou en fiscalité et les détenteurs d'un diplôme en immobilier (l'ICH [Institut d'études économiques et juridiques appliquées à la construction et à l'habitat à Bordeaux, Lyon, Montpellier, Nantes, Nice et Paris], l'ESPI [École supérieure des professions immobilières à Nantes et Paris], l'ESI [École supérieure de l'immobilier], l'IMSI [Institut du management des services immobiliers à Lyon, Paris et Toulouse], etc., NDLR) sont parmi les profils les plus recherchés pour les fonctions de cadres”.

C'est le parcours qu'ont suivi 3 de nos témoins, le quatrième ayant décroché le fameux BTS professions immobilières, très apprécié dans le secteur. Ils racontent pourquoi ils ont choisi de travailler dans ce domaine et ce qu'ils font au quotidien.

Sommaire du dossier
Métiers de l’immobilier : Nolwenn, conseillère en location Métiers de l'immobilier : Victor, syndic Métiers de l'immobilier : Julie, juriste immobilier Métiers de l'immobilier : Julien, négociateur